Le paon, le corbeau et le loup

Dans le joli petit bois
De derrière chez moi,
Messire Paon arpente la clairière
Tout en déployant son derrière.
C’est le temps des amours
Et il se montre au grand jour.
Du haut de son arbre perché,
En cette belle et douce matinée,
Maître corbeau, noir et cynique,
Aime à lancer quelques piques :
« Holà en bas, gente Damoiseau,
N’avez vous cesse de faire le beau ?
A force de faire ainsi la roue,
Vous allez ameuter le Loup ! »
« Je n’ai que faire de vos moqueries,
Oiseau de mauvais augure, gagne petit.
De votre bec ne sort que son éraillé
Et votre plumage me fait pitié !
S’il me plait de rechercher ici femelle,
Eviter séant de me chercher querelle. »
Lui répond le grand oiseau
En lui montrant son dos.
« Je vous aurai prévenu.
Attendez-vous à une déconvenue »
A ces mots s’envole
Le preste Corbeau,
Croassant
Et pestant
Devant tant de bêtise.
Qu’il en fasse à sa guise !
C’est alors que surgît le Loup,
Attrape le Paon et l’avale d’un coup.
La morale de cette histoire
Est qu’on ferait mieux de croire
Une personne bien avisée
Que bêtement s’entêter.
Qu’importe le plumage
Ou même le ramage ;
Mieux vaut suivre cet adage
Si on veut tenter d'être sage.
De derrière chez moi,
Messire Paon arpente la clairière
Tout en déployant son derrière.
C’est le temps des amours
Et il se montre au grand jour.
Du haut de son arbre perché,
En cette belle et douce matinée,
Maître corbeau, noir et cynique,
Aime à lancer quelques piques :
« Holà en bas, gente Damoiseau,
N’avez vous cesse de faire le beau ?
A force de faire ainsi la roue,
Vous allez ameuter le Loup ! »
« Je n’ai que faire de vos moqueries,
Oiseau de mauvais augure, gagne petit.
De votre bec ne sort que son éraillé
Et votre plumage me fait pitié !
S’il me plait de rechercher ici femelle,
Eviter séant de me chercher querelle. »
Lui répond le grand oiseau
En lui montrant son dos.
« Je vous aurai prévenu.
Attendez-vous à une déconvenue »
A ces mots s’envole
Le preste Corbeau,
Croassant
Et pestant
Devant tant de bêtise.
Qu’il en fasse à sa guise !
C’est alors que surgît le Loup,
Attrape le Paon et l’avale d’un coup.
La morale de cette histoire
Est qu’on ferait mieux de croire
Une personne bien avisée
Que bêtement s’entêter.
Qu’importe le plumage
Ou même le ramage ;
Mieux vaut suivre cet adage
Si on veut tenter d'être sage.
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10 commentaires
rocky · le samedi 31 juillet 2010 à 16:24
ÇA, c'est du texte! bravo
sourire de Belgique
céline
paladindumatin · le samedi 31 juillet 2010 à 17:33
Il est vrai que j'ai une prédiléction pour les fables ... bientôt une autre en ligne
Amitiés
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin
zakariae · le samedi 31 juillet 2010 à 19:24
worrell02 · le samedi 31 juillet 2010 à 23:14
"Ce qui est important
Est invisible pour les yeux
Mais s’apprend avec le temps."
Bien vu, si je puis dire!
Ivydall
http://www.mespoemes.net/worrell02
Loïc · le dimanche 1 août 2010 à 05:28
paladindumatin · le dimanche 1 août 2010 à 10:17
Que de pessimisme Loïc ! lol
Il n'est jamais trop tard pour bien faire ... mais la route pour la sagesse est longue et semée d'embûches !
Que très peu atteindront le Nirvana de la plénitude, mais tant que l'espoir est là ...
Amitiés
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin
Loïc · le dimanche 1 août 2010 à 14:28
Amitiés
paladindumatin · le dimanche 1 août 2010 à 17:04
Je voulais une chutte brutale mais je me contredis un peu à la fin.
Aussi je modifie la fin.
C'est mieux comme cela ?
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin
estrella28 · le dimanche 1 août 2010 à 18:21
amitiés estrella
http://www.mespoemes.net/estrella28
paladindumatin · le dimanche 1 août 2010 à 20:28
Bientôt une autre fable ...
Amitiés
TGWH
http://www.mespoemes.net/paladindumatin
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