Les gens et leurs portables
Les conversations vivent un temps béni
Au temps des bla-bla-bla quand la parole est reine
Dans sa belle fadeur toute contemporaine
Même, si pour certains, ce monde semble honni.
Les souvenirs fanés d'un vieux siècle fini
Cèdent aux doux appels d'une belle sirène
Apportant tous ses sons dans la très grande arène
Où file maintenant un réseau rajeuni.
Les uns parlent très fort, d'autres chuchotent presque,
D'un air énigmatique ou quelquefois grotesque,
Figure conquérante ou simple spectateur.
Marchant sur les trottoirs, assis devant des tables,
La main face à l'oreille, en forme d'écouteur,
Les passants voient leur vie au gré de leurs portables.
Au temps des bla-bla-bla quand la parole est reine
Dans sa belle fadeur toute contemporaine
Même, si pour certains, ce monde semble honni.
Les souvenirs fanés d'un vieux siècle fini
Cèdent aux doux appels d'une belle sirène
Apportant tous ses sons dans la très grande arène
Où file maintenant un réseau rajeuni.
Les uns parlent très fort, d'autres chuchotent presque,
D'un air énigmatique ou quelquefois grotesque,
Figure conquérante ou simple spectateur.
Marchant sur les trottoirs, assis devant des tables,
La main face à l'oreille, en forme d'écouteur,
Les passants voient leur vie au gré de leurs portables.
Note : 2/10
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5 commentaires
alto · le samedi 18 septembre 2010 à 20:42
mâchonner !!!
Ivydall · le samedi 18 septembre 2010 à 20:42
Mais curieusement, ton poème me fais penser à la chanson des Beatles "All the lonely people" ...Toutes ces personnes seules.
Amitiés.Ivy
amapoesia · le dimanche 19 septembre 2010 à 09:36
http://www.mespoemes.net/silice
Rosytta · le dimanche 19 septembre 2010 à 11:38
et c'est tampi
bonne continuation
Rosa
http://www.mespoemes.net/rosytta/
Agrippa · le dimanche 19 septembre 2010 à 13:55
La prosodie peut être une affaire de goût ou de sensibilité, beaucoup de textes écrits dans les règles de l’art souvent ne m’ont pas touché. Que la poésie est belle quand elle est naturelle, quand elle vient des tripes, du cœur, que l’émotion perle de larmes sur votre plume. Pourtant je rend hommage aux puristes, ils sont sûrement les gardiens de la poésie. Mais j’aime tant le poète né avec ses défauts, ses maladresses pleine de vérités, cette poésie qui vous emporte, qui vous donne une véritable émotion, qui porte en elle une âme, cette poésie là est touchante. A trop la travailler elle perd toute son essence, elle me parait préfabriquée, stéréotypée, loin des mots du cœur. La poésie spontanée a, certes, des défauts car elle oublie parfois certaines règles mais l’essentiel est qu’elle vous parle, qu’elle vous fasse vibrer. J’ai vu de très beaux poèmes bourrés de fautes, mais tellement beaux. Quand je lis un poème, qu’il soit fait ou non dans les règles de l’art, si je ne ressens pas cette chaleur, l’âme du poète, je passe mon chemin . Un jour un artiste peintre m’a dit : « quand je regarde une peinture qui n’est pas de mon goût je ne dis jamais, ce n’est pas de la peinture ». Car on ne pourra jamais expliquer les ressentis. Et comme me disait mon ami Louis Engival, pour ceux qui ne voient en l'art que la maîtrise technique ou l'étal de leur savoir, la vie n'est qu'un vaste apprentissage.
Amitiés.
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