Lente et implacable fin

Qu'est donc ce lieu si froid et déserté
De tout bruit, dans un silence apeuré
Ces longs couloirs, ces portes fermées
Qui nous cachent des vies inanimées
A chaque fois, plus faible et menue
Abandonné, pauvre être presque nu
Cherchons encore à nous rappeler
Celle qu'elle fut, avant de tomber
Tombée dans cette inconscience
Brisée, écartée de toute alliance
Perdue dans un monde ignoré
De nous tous, vivants et désarmés
De lourdes odeurs flottent dans l'air
De ce triste lieu qui nous enserre
De sa froideur, de ce douloureux mystère
Où les plaintes finissent par se taire
Pourquoi encore être et vivre ainsi
Dans cet univers égaré et endolori
Non, ce n'est pas celle que j'ai aimée
Dans ce pauvre corps sidécharné
Peut-être bientôt viendra la délivrance
Pour arrêter ce qui n'a plus de sens
Peut-être alors, légère et apaisée
Dans un frêle souffle, nous aura laissés
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
2 commentaires
rivaudais · le mercredi 31 août 2016 à 18:18
domidom · le jeudi 1 septembre 2016 à 18:42
Un poème qui nous invite à la réflexion..
A plus, Domie..
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.