La révélation de l'automne
Furtif, il arrive à pas feutrés
Derrière ce splendide été
Un matin, le jour se fait attendre
Et le soir surgit, couleur de cendre
Accueillons cette saison douce-amère
Qui va si bien à notre mélancolie
Nous dérobant ce paysage si vert
Et le transformant au gré de sa fantaisie
Jamais sur la palette des teintes
Le peintre ne pourra trouver
Ces couleurs uniques qui feintent
Nous laissant une oeuvre inachevée
Aboutissement dans ce grand silence
Là où nous conduisent nos pas
Dans ces forêts tellement immenses
Où Les feuilles tombent comme un glas
Promeneurs aux épaules frileuses
Envahis par une émotion curieuse
Qui humons cette odeur particulière
Des sous-bois et des clairières
De la nature en déclin, lentement
Les feuilles descendent en beauté
Crissent et murmurent doucement,
Les lourdes couches superposées
Nous nous approchons de nos cheminées
En allumant patiemment un premier feu
Et nous regardons nos souvenirs d'été
Qui inexorables, s'éloignent peu à peu
A travers la buée des vitres, j'aperçois
Un oiseau figé dans son désarroi
Réfugié dans l'arbre tristement dévêtu
Sur une bizarre et longue branche nue
Dure encore un peu dans cette lueur dorée
Auréoles-nous de ton mystère deviné
Bel automne roux, brun, mordoré
Bel automne, ma saison préférée
:
Derrière ce splendide été
Un matin, le jour se fait attendre
Et le soir surgit, couleur de cendre
Accueillons cette saison douce-amère
Qui va si bien à notre mélancolie
Nous dérobant ce paysage si vert
Et le transformant au gré de sa fantaisie
Jamais sur la palette des teintes
Le peintre ne pourra trouver
Ces couleurs uniques qui feintent
Nous laissant une oeuvre inachevée
Aboutissement dans ce grand silence
Là où nous conduisent nos pas
Dans ces forêts tellement immenses
Où Les feuilles tombent comme un glas
Promeneurs aux épaules frileuses
Envahis par une émotion curieuse
Qui humons cette odeur particulière
Des sous-bois et des clairières
De la nature en déclin, lentement
Les feuilles descendent en beauté
Crissent et murmurent doucement,
Les lourdes couches superposées
Nous nous approchons de nos cheminées
En allumant patiemment un premier feu
Et nous regardons nos souvenirs d'été
Qui inexorables, s'éloignent peu à peu
A travers la buée des vitres, j'aperçois
Un oiseau figé dans son désarroi
Réfugié dans l'arbre tristement dévêtu
Sur une bizarre et longue branche nue
Dure encore un peu dans cette lueur dorée
Auréoles-nous de ton mystère deviné
Bel automne roux, brun, mordoré
Bel automne, ma saison préférée
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3 commentaires
Pierre · le mardi 6 septembre 2016 à 20:26
magnifiquement l' automne ! Bravo !
Amitiés automnales , Pierre
( Dreampoems )
domidom · le jeudi 8 septembre 2016 à 21:36
Cette année, l'automne sera un peu en retard, c'est habituellement ma saison préféré, j'aime arpenter les bois et les forêts, là, je vis une de mes passions, (les champignons), comme c'est agréable ce mélange de parfum dans les sous-bois quand arrive l'automne, hélas, cette année, je pense que nous n'aurons pas le bonheur de ramasser de beaux cèpes de Bordeaux, puisque dame nature l'a voulue ainsi, nous n'avons plus qu'à nous incliner...
Merci pour cette superbe description de l'automne...
Amitiés, Domie...
Ivydall/ worrell02 · le samedi 10 septembre 2016 à 17:06
A l'automne, la plume du poète prend son essor en arborant toutes les couleurs de la saison.
Amicalement
Ivy
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