Le dernier poème de Sobibor
Le dernier poème de Sobibor
Matricule sur le bras, les muscles atrophiés,
Il reste planté là, dans ses doigts, un papier.
Il est libre a t'on dit, de ses chaines libéré,
Quel est le sens, pour lui, de ce mot "Liberté"?
Sobibor, stalag treize, se prend il à écrire,
Et puis sa main retombe, comment peut-il décrire?
Il a aimé les vers, mais ne peut faire rimer,
Humilié, mutilé, et le mot "libéré".
Il veut se souvenir, se souvenir de qui?
Ils sont bien trop nombreux, à être morts ici.
Il voudrait raconter, mais comment raconter,
Les monceaux de cadavres ou les corps décharnés.
Parler de ses bourreaux, dénoncer les kapos,
Ils ne valent la peine, de dire d'eux un mot,
Décrire cette fumée, odeur acre, écœurante,
Cela ne peut s'écrire, il faudrait que l'on sente.
Conter une amitié, une lumière dans la nuit,
Mais tous s'en sont allés, il ne reste que lui.
Pourtant il va écrire, deux vers, pas un de plus,
Car il le sait déjà, il ne le pourra plus.
"Sur Sobibor un jour, la Liberté passa,
Elle en eut une telle peur, qu'elle ne s'y arrêta".
Matricule sur le bras, les muscles atrophiés,
Il reste planté là, dans ses doigts, un papier.
Il est libre a t'on dit, de ses chaines libéré,
Quel est le sens, pour lui, de ce mot "Liberté"?
Sobibor, stalag treize, se prend il à écrire,
Et puis sa main retombe, comment peut-il décrire?
Il a aimé les vers, mais ne peut faire rimer,
Humilié, mutilé, et le mot "libéré".
Il veut se souvenir, se souvenir de qui?
Ils sont bien trop nombreux, à être morts ici.
Il voudrait raconter, mais comment raconter,
Les monceaux de cadavres ou les corps décharnés.
Parler de ses bourreaux, dénoncer les kapos,
Ils ne valent la peine, de dire d'eux un mot,
Décrire cette fumée, odeur acre, écœurante,
Cela ne peut s'écrire, il faudrait que l'on sente.
Conter une amitié, une lumière dans la nuit,
Mais tous s'en sont allés, il ne reste que lui.
Pourtant il va écrire, deux vers, pas un de plus,
Car il le sait déjà, il ne le pourra plus.
"Sur Sobibor un jour, la Liberté passa,
Elle en eut une telle peur, qu'elle ne s'y arrêta".
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2 commentaires
Loïc (administrateur) · le vendredi 11 mars 2016 à 12:34
Je me présente : je suis l'administrateur de Mespoemes depuis Mai 2010, avec Lola depuis l'an dernier.
A toutes fins utiles, il esxiste (depuis 2010 toujours) un compte d'infos et de discussion sur http://www.mespoemes.net/avisdesmembres .
Egalement, les règles ont changé depuis ton dernier passage. Depuis 2010, une d'elles est qu'il ne faut pas poster plus de 2 poèmes par jour.
Pourrais-tu en retirer un des 3 postés aujourd'hui et le remettre demain ? Sinon, pas grave, mais attention à l'avenir !
Au fait, adresses de contact : Lola sur [email protected], et moi sur [email protected] . Pour toute question !
Bon retour, et bonne continuation,
Loïc
mespoemes.net/bluegirl · le vendredi 11 mars 2016 à 23:39
Amicalement, Lola.
(la co-administratice, mais aussi membre)
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