Le crépuscule des Lauzes

Mon crépuscule bleu a posé sa paresse
Au coin de l’horizon aux soupirs affadis
Quand bruissent les adieux que les tombes caressent
En lentes trahisons qu’envient les paradis.
J’irais en maudissant, rejoindre ma chaumière
Sous son vieux toit de lauze aux larmes assoupies,
Aux soirs avilissants qui ruinent les ornières
D’un chemin virtuose où mon cœur se tapit.
Au jour trop florissant, quand les ombres flamboient,
En brûlant leur misère au bûcher des remords,
Tremblant et frémissant comme un pauvre matois
J’irai en solitaire, enivré et retors.
Je rejoindrai les nues éclaboussées de sang,
Qui riment sur les toits, leur dérisoire envie
Au rythme convenu qui désole les rangs
Des dieux trop maladroits aux chants inassouvis.
Dors maintenant….
(Nunc dormiamus....)
Au coin de l’horizon aux soupirs affadis
Quand bruissent les adieux que les tombes caressent
En lentes trahisons qu’envient les paradis.
J’irais en maudissant, rejoindre ma chaumière
Sous son vieux toit de lauze aux larmes assoupies,
Aux soirs avilissants qui ruinent les ornières
D’un chemin virtuose où mon cœur se tapit.
Au jour trop florissant, quand les ombres flamboient,
En brûlant leur misère au bûcher des remords,
Tremblant et frémissant comme un pauvre matois
J’irai en solitaire, enivré et retors.
Je rejoindrai les nues éclaboussées de sang,
Qui riment sur les toits, leur dérisoire envie
Au rythme convenu qui désole les rangs
Des dieux trop maladroits aux chants inassouvis.
Dors maintenant….
(Nunc dormiamus....)
13 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 2 juin 2013 à 17:39
La citation en latin "Nunc dormiatus" est un clin d'oeil à une jeune poétesse un peu insomniaque qui rêve à chaque crépuscule et qui galère parfois devant ses cours de latin.
Amitiés à toutes et à tous. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
ptiteliline · le dimanche 2 juin 2013 à 17:55
J'ai passé ma journée à "réviser" pour mon examen de flûte lorsque j'ai décidé de faire une pause pour lire des poèmes.
Et qu'est ce que je vois ? philip de berg à l'instant !
Donc j'ai tranquillement attendu que tu fasses ton commentaire pour pouvoir t'en faire un.
Ton poème est vraiment magnifique et en plus il me parle. Je suis très contente de lire un tes poèmes, tu sais que je les adores.
----
http://www.mespoemes.net/ptiteliline
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 2 juin 2013 à 18:38
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
José · le dimanche 2 juin 2013 à 21:02
Amitiés.
salus · le dimanche 2 juin 2013 à 21:46
"Dors maintenant"
Après ce qui précède,
insuffle une respiration
étrange, qui rejaillit rétrospectivement sur tout le texte,
je trouve le latin, en l’occurrence,
presque dommage...
bluegirl · le lundi 3 juin 2013 à 00:19
Alors bonne nuit...et prends soin de toi!
J'aime surtout ton troisième quatrain, à l'atmosphère très philippienne!
Bises.
philipchevalier · le lundi 3 juin 2013 à 07:40
Oui j'étais très fatigué, après une fin de semaine très éprouvante. Cela s'est ressenti dans mes vers. Un petit résumé quelque par de mes ressentis du moment. D'ailleurs, je ne suis pas trop content de ce poème. Une fois de plus, je le trouve un peu "bâclé", presque du "sur commande" vite fait, parce que je voulais poster et que j'ai eu beaucoup d'occupations qui ralentissaient ma "production poétique". Merci de ton com'. Oui, je crois que c'est la 3ème quatrain qui est le plus réussi. Bisous et amitié. Philip.
Pour SALUS : merci de ton ressenti, cher ami. Tu as bien remarqué le "dors maintenant" qui, en fait, je m'en rends compte, s'adressait en fait à moi, une injonction à me poser un peu d'une fatigue autant physique qu'un peu psychique (d'où ka piètre qualité de ce poème, à mon sens).
Le latin inutile ? En fait, c'est une erreur. Je voulais faire une référence au grec ancien, ce qui devrait donner quelque chose comme : « Nûn, na èchiss kalonn ipno » (je ne sais plus comment on dis « dormir », alors je dirai « bon sommeil – ipno ». « Nûn » s’est promené du côté des anglo-saxons pour devenir « now », « maintenant »)
Mais tout compte fait, le "nunc dormiamus" latin est plus mélodieux !!
Pour JOSE :
Merci, José, ton commentaire est un complément à mon poème à lui tout seul qui prolonge un peu these fading and vanishing words.....
Gee ! on va parler toutes les langues sur notre cosmopolite mespoemes.net.
Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
didou · le lundi 3 juin 2013 à 08:34
Bonne journée et bizz à suze
amitié didou
http://www.mespoemes.net/didou
armandstas18 · le lundi 3 juin 2013 à 17:33
http://www.mespoemes.net/armandstas18 oui, philip, je disais que ce poème m'a beaucoup plu parce qu'il m'a rappelé des vacances en Provence et dans le Valais suisse ou les "lauzes" recouvrent fermement le toit des chalets aussi; tu ne le trouves pas réussi? je n'ai pas à juger cela; ce que tu écris là me plaît et c'est tout; amitiés, armand bis
Loïc · le mercredi 5 juin 2013 à 16:55
Dans le 3e, je trouve "virtuose" trop en décalage avec l'ambiance. Ça fait tache.
Le dernier quatrain : splendide. Il mérite sa place de fin, même si à mon sens, le 2e quatrain aurait sans doute été le plus indiqué pour clore le poème. Juste une impression.
Deux notes : tu as écris "j'irais" au lieu de "j'irai" une fois, et tu dis deux fois "rejoindre" (...tel endroit).
See you !
----
http://www.mespoemes.net/cellox
Nadore · le mercredi 24 juillet 2013 à 20:18
scorpionne · le mercredi 22 août 2018 à 11:42
A travers ce crépuscule des lauzes, je sens un homme désabusé, qui traîne une certaine langueur. Le dernier vers ("Dors maintenant") sonne comme un conseil qu'il se donne, un peu comme s'il disait "Arrête de penser, demain, il fera jour" pour se donner un peu de courage ou d'espoir.
Passe un agréable mercredi cher Philip.
Très amicalement,
Jocelyne
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 24 août 2018 à 07:17
Bonjour Jocelyne.µ
Merci encore d'avoir parcouru mes poèmes et de t'être arrêté sur celui-ci.
Oui, les derniers mots, conclusifs, du poème, ont à peu près ce sens.
Il faut te dire que j'ai écrit ce poème après avoir visité les "lauzes", avec mon ami Loïc, un des administrateur de mespoemes, une curiosité provençale. Un village de pierres un peu disposées comme des tuiles.
Un village endormi, qui appelle à la langueur, pierres sous le soleil écrasant. Tout était immobile, même le temps. En rentrant, j'ai écrit ce poème.
Belle journée, Jocelyne.
Et très amicalement. Philip
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