LE VIEUX CARNET

C’était un vieux carnet, tout de cuir fatigué
Où dormaient quelques mots que la mémoire oublie
Comme la rosée nue qui sommeille au Léthé
Des grands jours assoupis de frêle flânerie.
C’était un livre ouvert sur la page de vie
Qui chemine en vainqueur sur les vagues du Temps,
Tandis que l’océan, paré de son envie
Avance comme un roi jusqu’aux derniers Printemps.
Et sous les doigts ridés des Princes endormis,
La litanie des jours achève de mourir,
Et attend le matin de ces fiers insoumis
Pour dévorer le cœur de l’infini plaisir.
Alors, chers souvenirs, dont les siècles grivois
Ont achevé la ronde en dansant sur la cendre
Où reposent nos voix, nos menuets courtois,
Nourrissez-vous d’Aurore et laissez-vous surprendre
………………………………………………………………………
Vieux carnet, abritant mes souvenirs, je te presse sur mon cœur.
Et demain, dans les arènes de ma vie où vous serez Lumière, je penserai à vous, comme une douce aquarelle….
Où dormaient quelques mots que la mémoire oublie
Comme la rosée nue qui sommeille au Léthé
Des grands jours assoupis de frêle flânerie.
C’était un livre ouvert sur la page de vie
Qui chemine en vainqueur sur les vagues du Temps,
Tandis que l’océan, paré de son envie
Avance comme un roi jusqu’aux derniers Printemps.
Et sous les doigts ridés des Princes endormis,
La litanie des jours achève de mourir,
Et attend le matin de ces fiers insoumis
Pour dévorer le cœur de l’infini plaisir.
Alors, chers souvenirs, dont les siècles grivois
Ont achevé la ronde en dansant sur la cendre
Où reposent nos voix, nos menuets courtois,
Nourrissez-vous d’Aurore et laissez-vous surprendre
………………………………………………………………………
Vieux carnet, abritant mes souvenirs, je te presse sur mon cœur.
Et demain, dans les arènes de ma vie où vous serez Lumière, je penserai à vous, comme une douce aquarelle….
17 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 28 mars 2014 à 15:34
Ces mots m'ont donné un peu de sagesse, un peu d"humanité aussi.
Et ils m'ont permis d'écrire ce poème que je vous dédie à tous, mes ami(e)s.
Ce carnet est allégorique. Il est notre Athanor, celui de notre vie, de nos souvenirs qui se mêlent et donneront peut-être au dernier soir, l'or pur que nous méritons.
Puissent ces mots de Lumière arrêter furtivement le Temps, juste un instant, comme une poussière d'Eternité.
Les souvenirs de chacun restent au fond de nous. Il font partie de nous, de notre vie. On ne les a pas choisi.
Ils dorment, dans ce vieux carnet que nous possédons tous.
Il ne suffit pas qu’un souvenir soit encadré pour qu’on puisse le reconstruire.
Ami(e), qui que tu soies, tu auras tous les moyens de découvrir un jour et de comprendre ce que tu es, ce que sont les Hommes et peut être quelque chose de plus.
Tu forgeras ainsi patiemment ton Devenir.
Au plaisir de vous lire, tous. Jje vous aime tant.
Votre ami en poésie. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
larose · le vendredi 28 mars 2014 à 15:58
Eh!! OUi les souvenirs, le vieux carnet où on note tous nos amours et nos malheurs, il est comme un fidèle ami, on peut dire même intime!!! Je suis sûre qu'il renferme plein d'émotion, de bonheur, de secret et tant d'autre!!! C'est un très beau carnet remplit de mots d'or que tu nous fais partager!! Merci à toi!!! Bonne soirée et BON WEE!! Biz
fokouajeancarlos · le vendredi 28 mars 2014 à 16:16
J-C
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 28 mars 2014 à 18:55
Coucou Marie. Moi sur ce carnet, je note plutôt des pensées philosophiques, des remarques sur la nature, des émotions bien sûr. J'ai, écrit à la plume, de jolies pensées, des embryons de vers qui, un jour, sont devenus des poèmes, longtemps après. Des birbes écrites il y a 10, 15 ans sont devenus poèmes postés sur notre site. Je sais que tu utilise souvent l'expression "mots d'or". Mais là, ça me touche. L'explication est dans mon pré-commentaire que j'ai fait ci-dessus. Comme je l'ai dit, cet après-midi, je me suis retrouvé..."en humanité". Apaisé et souhaitant l'apaisement. A travers la poésie, l'espérance, le regard sur le monde, le ciel, les étoiles, la mer. Naïf ? Non, je ne le pense pas. Merci d'avoir aimé, chère Marie. Amitiés et bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 28 mars 2014 à 19:01
Arthur, jaloux ? Non, c'est lui le maître, cette étoile filante de la poésie ! Mais, tu as raison, il y a une petite similitude avec le thème du célèbre poème de Rimbaud "Le buffet". Alors disons que - le style mis à part - mon petit "carnet de cuir" est mon buffet, de plus petite taille, qu'on peut glisser dans la poche ! Mais, contrairement à ce que l'on peut penser, mon "carnet" (celui-ci est imaginaire, je n'ai pas un tel carnet) ne contient pas essentiellement des morceaux de passé (un peu quand même) mais c'est une espère de coffre au Trésor contenant toutes les émotions de la Terre que l'on peut contempler, comme l'enfant qui s'émerveille devant le coffre à jouet du grenier. Bien à toi. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
khartago · le vendredi 28 mars 2014 à 19:31
http://www.mespoemes.net/khartago
salus · le vendredi 28 mars 2014 à 19:58
C'est un très bon texte !
- pas de doute, tu tricotes !
L'ami Carlos à raison, on pense au "Vieux buffet", c'est un peu le même fond (de tiroir !)
Quant à la forme, tu t'en sors très bien !
Un détail ?
tu ne devrais pas faire rimer "temps avec printemps" (trop facile !)
Salut,
Salus
raphaelle13 · le vendredi 28 mars 2014 à 20:02
Ah souvenirs et carnet de cuir ...ce sont là de belles images qui nous viennent à l'esprit ne serait-ce que par leur simple évocation. J'ai aimé le deuxième quatrain, carnet témoin de la vie et de ce Temps qui s'écoule, toujours...
Merci du partage, bises amicales, Raphaëlle.
Guy · le samedi 29 mars 2014 à 06:01
Il est très agréable de se laisser porter par le fleuve des souvenirs. Tu nous emportes sur ce fleuve si joliment avec ton carnet. Merci.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 29 mars 2014 à 06:27
Merci, mon ami. Oui c'est un plaisir d'être revenu d'autant que pour moi, cela doit coïncider avec la fin d'une période de fatigue. Ce que je vais te dire maintenant ne procède pas d'immodestie de ma part, tu vas comprendre : j'écrivais en privé à un ami du site, hier, que j'ai dû écrire ce poème en un temps record d'un quart d'heure (peut-être 20 minutes à tout casser !) avec pourtant une facture à peu près classique (j'aurais aimé faire alterné une rime féminine au masculin aux vers 2 et 4 du 3ème quatrain). Eh bien te citer la rapidité dans l'écriture de ce poème n'est pas pour dire "Ouah ! Trop fort, le mec", mais pour dire que chez moi, ce regain de vivacité de mes petites cellules grises est bon signe. Hier, en parallèle je travaillais un morceau de piano très difficile sur lequel je butais depuis des mois (la sonate en si bémol de Frantz Liszt) et en m'accrochant à mon piano pendant des heures, j'ai retrouvé la prestance de mes doigts. Avec ce poème dont les mots coulaient sous ma plume les uns après les autres, c'était donc signe de réveil ! Yessss ! Amitiés. Philip
Pour RAPHAELLE :
Eh oui, je me doute bien que nous avons tous (même rien que dans notre tête) ces vieux carnets de cuir où est consignée......toute notre vie. Et bien sûr, ce carnet est loin d'être rempli ! Merci d'avoir partagé. (ps : je réponds à ton long mail dès que je peux !!!!!!) Amitié et poétiques bises. Philip
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 29 mars 2014 à 06:36
Ah, retrouver des ami(e)s qui vous commentent, ça fait chaud au coeur. Merci. Quand il m'arrive de m'absenter un peu du site, je ressens toujours cette crainte d'être oublié.
Merci pour l'appréciation "facture élégante" dont tu as qualifié mes vers. Cela me fait énormément plaisir, car pour ce petit retour - orgueil de ma part ? - je voulais que mes mots soient élégants.
Quant au fond, oui il ne faut pas jeter nos vieux carnets, ils nous permettent de comprendre en effet ce qu'aura été notre vie, pourquoi nos actes. Et puis, je suis de ceux qui gardent des petits souvenirs de rien du tout (ex : l'addition d'une moule-frites à la Brasserie Leffe à Paris, datée du 01.01.2000 à 1:31 du matin, premier jour du nouveau siècle, un ticket de métro - édition collector au moment du bicentenaire de la révolution française, en 1989 - ou mon premier "Fleurs du mal" en livre de poche, quand j'étais lycéen, dont le coin a été mangé par mon chien !)
Amitiés et bon week-end. Bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 29 mars 2014 à 06:44
Merci d'avoir apprécié. C'est marrant, je n'ai pas pensé un seul instant au célèbre "Buffet". Et d'ailleurs le sens de mon poème est un peu différent. Il serait plutôt en rapport avec ce que j'ai écrit dans mon auto-commentaire.
Pour temps/printemps, t'inquiète, je l'avais immédiatement vu ! Même plus, il y a quelque temps, dans un de mes traités de poétique, j'avais même cet exemple cité comme étant ce qu'il faut éviter pour ne pas tomber dans la plus piètre facilité. Mais comme je voulais aller au-delà de l'assonance et avoir vraiment une rime-miroir en "emps" - alors que j'avais en autre toute la ribambelle des adverbes de la langue française - j'ai mis quand même printemps. Je vais, si j'ai le.....Temps (hé, hé !), voir ce que je peux faire avec "longtemps" où me creuser un peu la cervelle. Merci. Amitiés et bon week-end, Salus. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
oliverjane1950 · le samedi 29 mars 2014 à 07:11
"En cette année…un : W
Pour le prénom d’un nouveau-né
Pris dans un vieux dictionnaire
Miteux au fond du secrétaire"
Ta poésie est magnifique, Philip ! Du velours tes vers... Amitiés. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
oliverjane1950 · le samedi 29 mars 2014 à 07:13
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Ivy · le samedi 29 mars 2014 à 21:30
Bon dimanche !
Bizz
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http://www.mespoemes.net/worrell02
khartago · le samedi 29 mars 2014 à 22:54
http://www.mespoemes.net/khartago
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 31 mars 2014 à 08:00
Merci pour la gentillesse de ton commentaire. Eh oui, chacun a son vieux carnet, son vieux coffre chargé de souvenirs, son flacon de rêves endormis. Moi aussi, comme chacun j'ai mon vieux carnet, dans mon coeur et dans la tête.
Mais, contrairement à ce que l"on peut penser, ce poème ne décrit pas l'inventaire de ce carnet. Comme je l'ai expliqué, j'ai écrit hâtivement ce poème en ayant retrouvé quelque ébauche par hasard écrot il y a bien longtemps.
Aussi, comme il n'est bien sûr pas trop difficile de broder sur une telle thématique, j'ai aligné des associations de mots, rien que pour leur musique, comme "siècles grivois" (???), "princes endormis", les "menuets courtois".... des mots qui s'éloignent bien sûr de cette thématique du souvenir.
Amitiés, cher Oliver. Philip.
Pour IVY :
Thanks, Ivy. I'm back. Still alive and well ! Lol ! L'inspiration poétique est comme la vague de l'Océan, un flux et un reflux qui vient mourir et revivre sur la grève.
En plus de ça, je me sens enfin un peu plus reposé après des semaines intenses d'activités. C U. Kissous. Phil
Pour KHARTAGO :
Tu sembles dire que je te porte une "très" grande amitié ? ("toute" cette amitié....) C'est gentil. Et, sur le coup, l'usage du mot "gratifier" ne m'a pas plus. Car un de ses sens étymologiques est "daigner accorder une faveur". Alors que, même dans l'espace virtuel, j'accorde avec sincérité mon amitié, au feeling, quand j'ai la prétention de penser que quelques mots gentils feront plaisir à l'autre. Donc, ce n'est pas "octroyer" de la sympathie, c'est naturel. Et puis, je me suis rendu comte que "gratifier" avait un autre sens, plus profond, plus simple, plus beau : REMERCIER, tout simplement (ou récompenser). Alors là, oui, chère Khartago, et à mon tour je te dis merci.
Mais, bouuuuh, tu te compliques bien les choses à te transporter sur mon espace pour répondre aux coms que je fais sur tes poèmes. Enfin, pas grave, ça ne ne dérange pas, c'est si sympathique quand même. Prends soin de toi, amie. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
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