CASCADE

Aux abyssales frontières de mes infinis soyeux,
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Comme la vague nue, au dompteur endormi,
Réveille son écume en survivances folles,
Le vent majestueux, en audacieux ami,
Apporte au jour mourant ses frêles barcarolles.
Espérez à l’envi, ô Cieux majestueux,
Quand rutile et s’épanche en douces pamoisons
Le berger de nos nuits au pas respectueux
Qui prend pour Temple obscur la courbe des saisons.
Aux abyssales frontières de mes infinis soyeux,
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Et vous serez ainsi, dans la plaine des Humbles,
A remercier le soir d’immortelles paresses,
Qui dans nos yeux charmants, se mêlent et ressemblent
Aux lys annonciateurs des timides ivresses.
Cousus d’or et de sable aux boucliers vainqueurs
Des siècles assoupis, apôtre foudroyé
Par les farouches nuits, les paradis moqueurs,
Tu avances en rêvant dans le jour effrayé.
Aux abyssales frontières de mes infinis soyeux,
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Alors, comme un soldat courbé sous la mitraille
Qui se joue de l’Instant, des canailleux ennuis,
Quand la bannière claque au plus fort de la faille,
Dans mes yeux étoilés soupirera la nuit.
(musique d'accompagnement : "La fille aux cheveux de lin - Claude Debussy"
http://www.youtube.com/watch?v=nUY2i-OPPvk
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Comme la vague nue, au dompteur endormi,
Réveille son écume en survivances folles,
Le vent majestueux, en audacieux ami,
Apporte au jour mourant ses frêles barcarolles.
Espérez à l’envi, ô Cieux majestueux,
Quand rutile et s’épanche en douces pamoisons
Le berger de nos nuits au pas respectueux
Qui prend pour Temple obscur la courbe des saisons.
Aux abyssales frontières de mes infinis soyeux,
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Et vous serez ainsi, dans la plaine des Humbles,
A remercier le soir d’immortelles paresses,
Qui dans nos yeux charmants, se mêlent et ressemblent
Aux lys annonciateurs des timides ivresses.
Cousus d’or et de sable aux boucliers vainqueurs
Des siècles assoupis, apôtre foudroyé
Par les farouches nuits, les paradis moqueurs,
Tu avances en rêvant dans le jour effrayé.
Aux abyssales frontières de mes infinis soyeux,
Les rivages cascadant murmurent leurs chants joyeux….
Alors, comme un soldat courbé sous la mitraille
Qui se joue de l’Instant, des canailleux ennuis,
Quand la bannière claque au plus fort de la faille,
Dans mes yeux étoilés soupirera la nuit.
(musique d'accompagnement : "La fille aux cheveux de lin - Claude Debussy"
http://www.youtube.com/watch?v=nUY2i-OPPvk
17 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 30 mai 2014 à 11:23
Aussi, vous dirais-je simplement aujourd'hui, que les vers orphelins, réitérés dans mon poème (Aux abyssales frontières....) sont venus à mon esprit, comme ça, sans prévenir hier soir. Et que, ce matin, j'ai contemplé quelques toiles de Marc Chagall sur Internet, puis lu quelques pages des Châtiments de Victor Hugo. Et puis je me suis simplement dit alors, que la Beauté, déesse Mère du plus bel or alchimique que je ne connaisse et que j'appelle "l'Or de la Vie", est dans le vent, dans les sons, dans les couleurs et.....dans les mots. Les mots qui sont autant de ces pierres brutes dont il faut savoir faire des joyaux, mais.....d'humbles joyaux, car plus beaux ils seront alors.
Je ne sais si les mots de ce poème sont humbles. Ils viennent de mon coeur, c'est tout ce que je puis vous affirmer.
Je vous avoue que, dans l'urgence de les coucher sur ma toile virtuelle, ces mots, je n'ai pas fait l'effort de prendre le temps de me plier aux exigences de la poésie classique. Dans sa structure, mon poème n'est même pas un vrai néo-classique, c'est à dire, pas "classique du tout".
On y relèvera quelques licences poétiques, comme de volontaires néologismes à l'instar de mon "canailleux ennuis". Bah, ça sonne bien, c'est un petit "joke", un petit clin d'oeil. Si vous comptez les pieds de certains vers, vous n'y trouverez peut-être pas le compte juste. Il eut fallu certes un peu de temps pour ajuster tout cela. L'âme en aurait peut-être pâti. Laissons ainsi, tels qu'ils sont les mots à la force qu'ils engendrent d'eux même. Laissons les....cascader. Au gré du vent, au gré du jour. Au gré de ce que nous ressentons.
Je vous souhaite une bonne lecture mes ami(e)s. Amitiés sincères. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Cerise · le vendredi 30 mai 2014 à 11:24
Un peu comme dans un rêve dont on ne saisit pas vraiment le sens, je me suis laissée bercer par ces eaux rutilantes. Merci et belle journée
Amicalement Béatrice
http://www.mespoemes.net/cerise
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 30 mai 2014 à 11:35
J'étais en train d'écrire quelques "clés" à ce poème, où plutôt des ressentis à chaud pendant que tu m'écrivais ton sympathique commentaire. Si tu repasses ici, tu pourras ainsi lire ce complément d'âme. En tout cas, cet écrit impromptu qu'est mon poème, n'a pas d'autre but en effet de permettre sans doute un instant de rêve, comme un fugitif nuage que l'on remarque dans le ciel et qui l'instant d'après va s'estomper de notre regard, mais restera encore un instant, juste ce qu'il faut dans le coeur. Un impromptu disais-je, comme l'exprime ce terme en matière de musique. Les anciens qui me connaissent savent que ma seconde passion est la musique, et notamment le piano. Tiens, mon poème, porté par le vent, me fait penser à des deux charmantes pièces de Debussy, "les collines d'Anacapri" et plus encore "la Fille aux cheveux de lin". Je vais de ce pas illustrer mon poème en mettant un lien "Youtube" correspondant. Il permettra de saisir l'ambiance de mon écrit (dans lequel la figure de style évoquant "le soldat sous la mitraille" ou "l'apôtre foudroyé" ne doit nuire en rien avec la douceur de cette cascade intemporelle qui se niche là-haut, là-haut, vers les merveilleux nuages...."
Merci d'être passé me lire et d'avoir aimé ces quelques vers. Amitiés poétiques, chère Cerise. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
cerise · le vendredi 30 mai 2014 à 12:52
amicalement
Beatrice
http://www.mespoemes.net/cerise
Guy · le vendredi 30 mai 2014 à 13:09
Un beau moment de poésie.
Amitiés. Guy
http://www.mespoemes.net/renato
larose · le vendredi 30 mai 2014 à 14:55
didou · le vendredi 30 mai 2014 à 19:50
amitié didou
http://www.mespoemes.net/didou
bluegirl · le vendredi 30 mai 2014 à 20:33
: )http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 30 mai 2014 à 20:45
Merci d'être passée me lire et de m'avoir fait un commentaire qui je pense est sympa, mais dont je ne comprends pas le sens, je te l'avoue.
Pour les ami(e)s du site qui ne me connaissent pas encore, si le pseudonyme que j'ai choisi est Philip de Berg, mon nom patronymique est Philip....Chevalier. Un nom que je m'honorai de porter, car il collait avec mon idéal, sans prétendre être un chevalier des temps moderne. Aujourd'hui, cependant, j'ai le sentiment que le chevalier est tombé de son destrier. Il reste encore la force de mes mots. Qui ne plieront jamais au vent car ils restent la racine de mon âme ou plutôt....balayons vite fait le mot "âme" dont j'abuse trop facilement, disons qu'ils sont ce qu'il y aura toujours de plus sincères et de plus délicat en moi. Ce qui fait que la réponse à ton commentaire est positivement et me démontre - à moi-même en premier - que je suis toujours vivant. Mes mots sont toujours là, parfois en cage, parfois libérés grâce à mes deux paumes tournées vers le ciel, mais ils sont là. Parfois lumière, parfois peut-être un peu plus las. Merci infiniment de m'avoir fait l'honneur de ton petit mot, tu te faisais rare sur mes pages. Je suis donc sensible à ce petit com. Prends soin de toi, ma soeur, mon amie. Bises et amitiés. :) Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
domidom · le vendredi 30 mai 2014 à 21:44
Loin du classique certes, mais un texte poétique, tellement beau....
Bisous, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
domidom · le vendredi 30 mai 2014 à 21:45
bluegirl · le samedi 31 mai 2014 à 00:16
Même si je ne sais pas trop à quoi tient ma comparaison hormis la note d'humour, je l'ai utilisé dans le sens de quelqu'un qui cherche à se surpasser.
A propos, j'imagine que t'as du travailler ce morceau de Debussy et qu'il est pas trop difficile pour toi.
Bises.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
lilorev · le samedi 31 mai 2014 à 10:09
euphonie · le samedi 31 mai 2014 à 13:11
http://www.mespoemes.net/euphonie
Hier je pense que je n'ai pas validé mon commentaire
Au son de sa lyre Apollon nous lit ce sublime poème, dont le titre , Cascade, laisse miroiter une multitude panoplie de doux mots de lumières et de vers qui nous fait partir hors de notre demeure
Après un bon repas, nous avons le bonheur d’un succulent dessert, conté par Apollon lui-même
Quand je voix tes yeux.
Il est brillant.
Non non ton nom sur la liste de mespoèmes, je clique et la magie commence
Philip tu fais parti avec Guy et Domie, mes poètes que je chouchoute le plus
Un vrai trésor ce site
Bonjour Philip
Bonne journée
Om
Marie
José · le dimanche 1 juin 2014 à 10:39
Et s'il chute à pic parfois comme sur la photo, il produit plus bas un ruissellement de lumière.
Amitiés.
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 3 juin 2014 à 18:45
Pour JOSE :
Rumeurs intérieures ? Oui, tu as raison, un peu ! Mais s'il y a ruissellement de lumière à la fin, tant mieux. C'est peut-être que ce qu'il y a de meilleur en moi se reflète dans cette lumière.
Pour LOLA :
Non, non, je n'avais vu aucun sens péjoratif au mot chevalier, venant de ta part. D'autant, que d'une manière générale, dans l'attitude sociale je suis très attentif à ce que représente la chevalerie. Une certaine noblesse de l'esprit. Traduit dans ma vie c'est....ben croire à un absolu (je ne mets pas de majuscule, aujourd'hui !!). Me surpasser ? Oui, peut-être, jusqu'au dernier jour de ma vie, pour équilibrer le tout. Ambiguïtés ? Ben je n'y pensais pas un instant. Comme je l'ai précisé, dans le com de "Mmes heures de toi", j'aime bien quand les plus anciens (et les nouveaux aussi) comme toi me commente : c'est d'une part, juste un partage auquel je tiens énormément, et ça permet de savoir si l'on a aimé, un peu, beaucoup, moyennement ou pas ma poésie. Alors, si ça te chante, bien sûr, commente, commente, sans ambiguïtés, ça me fera toujours plaisir, tu le sais bien. Bises et amitiés.
Ah au fait, "la fille aux cheveux de lin" de Debussy, oui, je le joue depuis très longtemps au piano. Mais assez peu souvent. Il est facile, oui, mais ça ne veut rien dire. Plein de morceaux assez lents et avec peu de note peuvent s'avérer difficiles à jouer car il faut y mettre des nuances. M
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 3 juin 2014 à 18:50
Eh bien si l'on entend la cascade des mots, comme une musique (celle de mon âme ?) c'est que j'ai réussi mon poème. Tant mieux ! Bises et amitiés. Philip.
Pour EUPHONIE :
Marie, tu m'avais fait un copier/coller de ton commentaire sur mon autre poème. J'y ai répondu. Merci de voir un peu de magie - le mot n'est-il pas exagéré - dans mes mots. Amitiés. Philip.
Pour DOMIE :
Merci, chère Domie, et très heureux de te donner une petite part de rêve. Ah la poésie, c'est un peu comme une belle musique, avec des moments clairs et doux, qui font parfois pleurer les étoiles. Amitiés et gros bisous. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
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