FEELING 2 : SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE

Formes et ombres qui se confondent. Hollow moments, vanished in Time ! Instants creux et vides, qui s’estompent dans le Temps !
Plaquées sur les forteresses vides, sur les murailles sinistres.
Comme l’image figée et défigurée de quelque Saint-Suaire perdu dans des fantasmes surannés.
Mais son regard glisse sur le givre de ses jours. Elle ne voit plus son propre masque, terrible et hideux, cousu à jamais sur la pierre.
Comme un automate, ses pieds se tournent vers demain, sur un chemin de scories qui mène à Saint Jacques. Coquilles vides et noircies, au bord de la route, au milieu des fleurs. Soubresauts de l’âme, écornée par l’histoire, abandonnée au Temps, oubliée par le vent.
Sur la terre d’exil où tout est noir et lisse, elle rejoindra la longue cohorte.
Ployant sous le tyrannique regard qui demain figera le tableau. Mais avançant,
sous l’impassible espoir muré de ses incertitudes. Ou de ses certitudes ?
C’est au lendemain qu’il appartient d’en consacrer l’achèvement.
(retouche photo : Philip)
Plaquées sur les forteresses vides, sur les murailles sinistres.
Comme l’image figée et défigurée de quelque Saint-Suaire perdu dans des fantasmes surannés.
Mais son regard glisse sur le givre de ses jours. Elle ne voit plus son propre masque, terrible et hideux, cousu à jamais sur la pierre.
Comme un automate, ses pieds se tournent vers demain, sur un chemin de scories qui mène à Saint Jacques. Coquilles vides et noircies, au bord de la route, au milieu des fleurs. Soubresauts de l’âme, écornée par l’histoire, abandonnée au Temps, oubliée par le vent.
Sur la terre d’exil où tout est noir et lisse, elle rejoindra la longue cohorte.
Ployant sous le tyrannique regard qui demain figera le tableau. Mais avançant,
sous l’impassible espoir muré de ses incertitudes. Ou de ses certitudes ?
C’est au lendemain qu’il appartient d’en consacrer l’achèvement.
(retouche photo : Philip)
10 commentaires
domi · le mardi 2 juin 2015 à 08:15
on dirait une main...
très jolie méditation philipp...
bisous
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 2 juin 2015 à 09:07
Coucou ! La photo retouchée représente la fameuse coquille, jalon sur la route de Saint-Jacques de Compostelle. L'écriture est impromptue, improvisée (je ne me suis pas donné la contrainte de versifier, hé, hé !) Merci d'être passée me lire (si tôt ! sourire). Bisous, Domi. Philip.
euphonie0 · le mardi 2 juin 2015 à 09:11
Le chemin, c'est une émonetion des sentiments que nous ne pouvons pas décrire.
Mais quand vous le parcourez vous deveniez autres et cela reste gravé en vous.
Les gens demandent comment c'était sur le chemin.
Vos yeux brillent, votre âme explose de joie, mais eux qui écoutent vous regrdent perplexe ils ne comprennent pas et ne peuvent comprendent le resenti de ce chemin.
C'est une aventure riche et paisante en tout.
J'aime ton écrit Philp.
Om
Marie
marine · le mardi 2 juin 2015 à 10:02
euphonie0 · le mardi 2 juin 2015 à 10:57
Coucou Philip
supprime-le.
Mes parents ne m’ont pas raté dans ma construction.
Le chemin est un havre de paix.
Le parcourir vous apporte une joie intérieure que vous ne pouvez d’écrire.
Cela fait cinq ans que nom mari et moi l’avons terminés, mais Philip l’émotion de ce chemin reste ancré en nous pour l’éternité.
Quand les gens nous demandent comment c’était.
Comment moi surtout je faisais pour marcher et surtout pour les dénivelés les explications les rendaient septiques « une malvoyante, marcher dans des sentiers escarpés pas possible » et pourtant si, nous mettions deux fois plus de temps que les autres pour parcourir 25 Km parfois 40.
Mais nous étions heureux d’être tous les deux sur ce chemin.
Merci Philip
Om
Marie
domidom · le mardi 2 juin 2015 à 13:26
Merci pour cette belle lecture...
Bises, Domino...
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 2 juin 2015 à 18:30
Coucou, Marie. Tout d'abord - sauf si tu y tiens - je trouve que ce serait dommage d'effacer ton premier commentaire. Car il est beau comme un poème (tiens, rien que le "Vos yeux brillent, votre âme explose de joie"). Et puis ça me fait 2 coms pour le prix d'un ! (sourire).
Plus sérieusement, ton témoignage est émouvant. Merci de me l'avoir fait partager.
Tu sais, à l'énoncé de ce long chemin que tu as parcouru (et que tu n'as pas fini de parcourir), j'ai envie de modifier légèrement ta penser et de dire :
"marcher sur les sentiers escarpés des POSSIBLES".
Car tu as dû en vaincre des possibles dans ta vie, mon amie et les chemins durent être bien rudes. Alors, rien que pour cela, RESPECT Marie, et j'espère qu'un jour j'aurai la joie de passer à Saint-Omer (Grrrr, longtemps que je ne suis pas allé à Dunkerque et dans les Flandres !!!!) pour te faire un chaleureux bisou et te remercier de ta fidélité à me lire et aux belles pensées qui t'inspirent. Om, n'est-ce pas ? Prends soins de toi, Marie. Bises. Philip.
Pour MARINE :
C'est le domaine de la pensée qui est magnifique, fascinant. Il faut juste ne pas avoir crainte de l'explorer. Merci. Bises. Philip.
Pour DOMIE(no) :
Le chemin de Compostelle est long. Il converge jusqu'au Nord Ouest de l'Espagne. Oui, mon petit texte en prose est un peu une sorte de pèlerinage. Vers nos Essentiels. C'est déjà pas mal. Merci de m'avoir accompagné sur ce bout de chemin. Gros bisous. Philip.
Lucille · le jeudi 4 juin 2015 à 02:49
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 4 juin 2015 à 09:24
Merci d'être passée et d'avoir fait un bout de voyage. Moi, j'espère un jour me promener sur les rives majestueuses du Saint-Laurent et peut-être apercevoir quelque baleine !!! Hélas, je m'arrête trop souvent chez ta grande voisine les USA ! Amitiés. Philip.
marine · le samedi 29 août 2015 à 23:06
Le travail est souterrain, elle ne sait pas où elle va.
Le maître Alik-Champaigne sait.
Tandis qu’elle s’attarde aux détails, le petit homme gris l’a fresquée sur les murs en transparence, en filigrane. Il est hanté par elle, il la projette, il repeint ses photos, il modélise dans la glaise , il a des doigts de pétrissant, et tandis qu’elle se baigne, il la statufie dans la lise aux pieds du cheval mort.
Femelle suprémate, petite écrivaine, femme trouée. Il l’emmène doucement vers l’intronisation sur la route de Compostelle, elle cueille des fleurs sur le bord du chemin.
Fantasque en documents, elle mélange les dieux et les rois, lui rajuste.
Elle couture dans la tripaille, il faut que ça saigne, elle ne veut pas de son vernis, de sa vitre incolore.
Lui, il vitrifie tout de son regard glacé.
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