Feeling 4 : Près des Temples noircis

Ô, prêtres grotesques aux allures savantes,
Vous qui marchez la tête haute, lisant et psalmodiant vos propres défaites,
Vous n’irez sur nul tombeau. Les cénotaphes sont vides depuis longtemps.
Depuis toujours. Sans corps, sans âmes. Vides !
La forme fine qui, au loin, chemine dans un immaculant carcan de voile, va rejoindre son destin.
Entre les symboles flamboyants il n’est que le vide de l’immonde désespoir du Monde.
Que nul Prince ou Chevalier du Soleil, où même servant de la Raison Suprême ne saurait combler ou vénérer.
Tremblez infidèles ! Fideis, fidelis. Vous ne célébrez que l’ombre du vent. Les parvis sont vides depuis longtemps.
« Si de via me deduxero ». Ne pas se perdre en chemin, répétait-elle à l’infini.
Tandis que loin, là-bas, près d’insensés Capitoles, caquettent les formes blanches.
Ici, règne le calme.
Vous qui marchez la tête haute, lisant et psalmodiant vos propres défaites,
Vous n’irez sur nul tombeau. Les cénotaphes sont vides depuis longtemps.
Depuis toujours. Sans corps, sans âmes. Vides !
La forme fine qui, au loin, chemine dans un immaculant carcan de voile, va rejoindre son destin.
Entre les symboles flamboyants il n’est que le vide de l’immonde désespoir du Monde.
Que nul Prince ou Chevalier du Soleil, où même servant de la Raison Suprême ne saurait combler ou vénérer.
Tremblez infidèles ! Fideis, fidelis. Vous ne célébrez que l’ombre du vent. Les parvis sont vides depuis longtemps.
« Si de via me deduxero ». Ne pas se perdre en chemin, répétait-elle à l’infini.
Tandis que loin, là-bas, près d’insensés Capitoles, caquettent les formes blanches.
Ici, règne le calme.
5 commentaires
marine · le dimanche 7 juin 2015 à 14:44
je me sens très mortelle devant ton élévation
immonde désespoir du monde
merci Philip
domidom · le lundi 8 juin 2015 à 21:34
C'est peu, mais c'est déjà ça.....
Quelquefois, tout semble si vide autour de nous, que même le soleil n'a plus d'attrait...
belle lecture....
Bisous...Domie
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 9 juin 2015 à 08:29
Coucou, Domie : oui, c'est trop souvent vrai. Il faut que j'écrive de nouveau des poèmes un peu plus gais. Bisous. Philip
Pour MARINE :
Oh, nous n'avons pas besoin de transcender nos réalités, elles se suffisent largement en elles-mêmes.
Et nous sommes tous terriblement mortels ! Bisous. Philip.
marine · le samedi 29 août 2015 à 23:10
Lecteur, prends du recul. Tu es libre d’abandonner.
Laisse-toi lire, les choses se mettront en place d’elles-mêmes.
Ta mythologie personnelle n’est-elle pas aussi un peu mythomaniaque ?
Je ne donnerai pas les clés.
Les pierres de casse arrivent doucement, posées d’une invisible main et s’impriment en taille-douce.
La rivière a creusé longuement et voici la résurgence.
Détache-toi .
Le serpent se mord la queue et tu te retrouveras sur le cercle.
Je suis la Sphinge posée à la croisée des chemins.
Je ne donne pas d’interview.
Je suis la femme de Magritte,posée au carrefour.
PHILIP (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 30 août 2015 à 09:21
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