L'ENFANT QUI CHERISSAIT SA POUPEE

Le Temps n’est peut-être rien qu’une illusion pour ces âmes pures qui ont tellement espéré revoir l’aube de leurs rêves d’enfant que les larmes ont enfouis.
PAGES D’UN LIVRE INACHEVE ……
Ô, toi mon cœur flétri, dans lequel brillera
Toujours l’espoir des jours, comme chante le vent,
Ces soirs d’éternité où tu priais souvent
En attendant ton roi, demain l’aube verra
Sur ces pages jaunies, ridées par le torrent
De tous ces mots qu’un soir l’enfant avait hurlés
Silencieusement pour des rêves comblés,
Un visage espéré, un doux tremblotement.
UN SOIR A TA FENETRE……
Et, contemplant le ciel, sous les toits de la ville,
Le soir, à ta fenêtre aux carreaux embués,
Tu perçois, ébahie, les échos syncopés
Des pleurs d’un vieux piano qu’une main bien docile,
Sous le nocturne ennui d’un refrain qui soupire,
Projette sur ton cœur pour d’incertains Après,
Que, loin, tu chériras, à l’ombre des cyprès,
Quand les jours seront gris et que l’âme chavire.
LA-BAS PRES DE TON ARBRE……
Le temps est un ami, comme un souffle léger
Qui ramène toujours nos songes effacés
Par ces grands tourbillons que les jours agacés
Capturent comme un lâche et sombre messager.
Mais l’arbre de ta vie s’abreuve de l’éclat
De ces notes perdues dans l’immense Infini
Qui donne à tes espoirs, le portrait rajeuni
De refrains envolés pour un ciel délicat.
LA NUIT VEILLE TES SECRETS…..
Quand l’enfant somnambule aux pas si mesurés
Soudain verse une larme au cœur de sa nuit blême,
Et cherche le regard, brillant comme un diadème,
De la vieille poupée qu’un soir, les yeux givrés
D’un inconnu tremblant déposait à ses pieds,
Ses mains prient et supplient de retenir encor
Jusqu’aux lueurs de l’aube un peu des gouttes d’or
Qui dans la noire fange éclairent sa pitié.
…………………………………………………………………………………………..
Le Temps n’est rien qu’un livre aux pages inachevés,
Une fenêtre sur l’oubli qui prospère comme un arbre,
Et à jamais, comme un soleil, éclaire notre nuit.
(Illustration musicale : musique du film "Shining through"
https://www.youtube.com/watch?v=4-EyYgfpgNc
Photos : Philip)
PAGES D’UN LIVRE INACHEVE ……
Ô, toi mon cœur flétri, dans lequel brillera
Toujours l’espoir des jours, comme chante le vent,
Ces soirs d’éternité où tu priais souvent
En attendant ton roi, demain l’aube verra
Sur ces pages jaunies, ridées par le torrent
De tous ces mots qu’un soir l’enfant avait hurlés
Silencieusement pour des rêves comblés,
Un visage espéré, un doux tremblotement.
UN SOIR A TA FENETRE……
Et, contemplant le ciel, sous les toits de la ville,
Le soir, à ta fenêtre aux carreaux embués,
Tu perçois, ébahie, les échos syncopés
Des pleurs d’un vieux piano qu’une main bien docile,
Sous le nocturne ennui d’un refrain qui soupire,
Projette sur ton cœur pour d’incertains Après,
Que, loin, tu chériras, à l’ombre des cyprès,
Quand les jours seront gris et que l’âme chavire.
LA-BAS PRES DE TON ARBRE……
Le temps est un ami, comme un souffle léger
Qui ramène toujours nos songes effacés
Par ces grands tourbillons que les jours agacés
Capturent comme un lâche et sombre messager.
Mais l’arbre de ta vie s’abreuve de l’éclat
De ces notes perdues dans l’immense Infini
Qui donne à tes espoirs, le portrait rajeuni
De refrains envolés pour un ciel délicat.
LA NUIT VEILLE TES SECRETS…..
Quand l’enfant somnambule aux pas si mesurés
Soudain verse une larme au cœur de sa nuit blême,
Et cherche le regard, brillant comme un diadème,
De la vieille poupée qu’un soir, les yeux givrés
D’un inconnu tremblant déposait à ses pieds,
Ses mains prient et supplient de retenir encor
Jusqu’aux lueurs de l’aube un peu des gouttes d’or
Qui dans la noire fange éclairent sa pitié.
…………………………………………………………………………………………..
Le Temps n’est rien qu’un livre aux pages inachevés,
Une fenêtre sur l’oubli qui prospère comme un arbre,
Et à jamais, comme un soleil, éclaire notre nuit.
(Illustration musicale : musique du film "Shining through"
https://www.youtube.com/watch?v=4-EyYgfpgNc
Photos : Philip)
11 commentaires
domi/amimots · le mardi 8 décembre 2015 à 19:59
un grrrros bisou !
miaou...
domidom · le mercredi 9 décembre 2015 à 11:47
Je me suis demandée si tu en étais l'auteur, comme je n'ai rien vu de noté, je me suis rendue à l'évidence.... Juste quelques fautes de prosodie, un poème presque parfait, avec un fond extraordinaire....
Bisous, Domie...
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 9 décembre 2015 à 12:08
Meuh oui, que je suis l'auteur ! Mais tu sais que je n'aime pas trop quand on me donne des adjectifs genre "extraordinaire". Je vais devoir encore dire que j'ai été formé, de par mon métier, à écrire correctement, alors la poésie est un autre exercice de style. Je ris, car, comme pour mon précédent poème, tu me dis "ah, le poème était presque parfait" (sur le plan prosodique). Eh oui, à chaque fois je me dis "bon, ce coup-ci je vais faire l'effort", puis, pris par le temps, je me dis "je n'ai plus le temps de fignoler". Mais tu as vu les progrès ???
Je vais finir par faire des sans fautes. Enfin, "presque" parfait est très encourageant (sourire). Nous étions quelqu'un à nous demander "mais où est passé Domie, elle n'est plus sur le site, ces derniers jours ?". Mais je me doutais que tu étais bien occupé, comme toujours. Prends soin de toi. Et....gros bisous. Philip
Pour DOMI (Amimots) :
Coucou. Ah, il y a des moments où l'émotion est comme une nourriture, pour mieux prendre ma mesure de cette extraordinaire aventure humaine. Celui qui passe à côté des émotions fortes de la vie, quelles qu'elles soient, passe peut-être à côté de ses essentiels. Merci d'avoir aimé ce poème, Domi. Gros bisous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le mercredi 9 décembre 2015 à 16:10
euphonie0 · le mercredi 9 décembre 2015 à 21:21
J'ai adoré (la-bas prés de mon arbre)
Om
Marie
domi/amimots · le jeudi 10 décembre 2015 à 05:53
en revenant je m'aperçois que (pour une fois rire) je n'ai pas fait attention à la forme, trop émue...
et pourtant ! un néo parfait sans un petit peton de trop, un grand bravo à toi.
bisous matinaux !
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 10 décembre 2015 à 11:13
Mais ce poème était surtout fait pour son contenu ! Bisous, et bonne journée. Philip
Pour MARIE :
Coucou, Marie. Ah tant mieux si tu as aimé ! Je suis très heureux moi aussi de te revoir sur le site. Mais je sais que tu étais absente pour la bonne cause, pour chérir ton petit Rémi. Aujourd'hui je suis mal fichu, je te téléphonerai samedi seulement - demain, enterrement d'une vieille tante en province). Gros bisous, Marie. Philip
Pour GUILLAUME :
Ah, Guillaume, tu aimes toujours mes vers ! Good ! Ca fait plaisir. Dans toute l'avalanche de mots gentils que tu m'as écrit ici, outre les comparaisons "gustatives" (eh oui, la poésie, ça se déguste et ça se savoure) c'est le mot "sensibilité" que je retiens le plus. Si tu as vu de la sensibilité, c'est que je n'ai pas trop mal réussi mon poème. Je ne manquerai pas de dire bonjour à Marie, qui s'était absentée quelques jours. Mais tu pourras lui écrire toi-même ton plaisir de la lire de nouveau, n'est-ce pas ? Bonne journée à toi, Guillaume. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le jeudi 10 décembre 2015 à 12:44
lesprosesdeslim · le dimanche 13 décembre 2015 à 12:33
quel tumulte intérieur! Que de douloureuses réminiscences! Étrange vision du temps, ce vent ailé, qui reste ,aux yeux de l'enfant chancelant, une source intarissable d'heureux mystères et d'inattendues découvertes...L'adulte, contre toute attente, approche cette notion différemment et lui accorde alors des dimensions souvent contradictoires, allant de la simple illusion à cet ami fidèle assurant un retour en force de tout ce qui fut jadis source du bonheur sacré de nos vertes années!..Une anti. thèse compliquée à entretenir savamment d'autant qu'il s'agit d'une situation difficile d'un adulte désarçonné par la dure réalité de la vie mais qui arrive toutefois à nous reconstituer, même au prix d'une touchante mélancolie, le bonheur et la joie d'une paix sans victoire... (Paul Verlaine).
Un exercice périlleux dans lequel tu réussis , sans pour autant te délester des affres récurrents de l'âge adulte , à habilement t'insuffler la candeur et l'innocence sans faille de l'enfance...d'où ce combat intérieur auquel non sans peine tu as du te livrer en ces temps délicats où les madeleines même trempés dans un bon thé ne nous suggèrent plus malheureusement les merveilleuses émotions d'autant!..
Comme le souvenir est voisin du remord et comme à pleurer tout nous ramène!...(V.H)
Ton poème dans ce sens est une véritable merveille qui vient encore enrichir tout ce je pus lire jusqu'alors. C'est un jardin d'hiver de blanc vêtu et où cependant l'on perçoit encore le chant étouffé d'un grillon!
Un poème à méditer en ces périodes difficiles. Merci cher Philip pour ce touchant partage et j'espère ne pas m'être trop éloigné du sens profond de ton poème.
Amitiés
Ton ami de toujours.
Slim.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 14 décembre 2015 à 07:05
Merci pour la délicatesse et la pudeur de tes mots. Comme toujours.
Une précision : ce poème ne parle pas de moi (celui où je parle de moi, c'est l'avant dernier "l'enfant qui brûlait ses cerfs-volants").
Mais, rassure-toi, tu ne t'es absolument pas éloigné du sens de mon poème.
L'expression "la paix sans victoire" est à méditer. La plénitude de l'âme n'est pas assujettie à une exaltation particulière. Ce qui nous élève (et j'évoque une fois de plus le sens premier de "exaltation" : ex altus = s'élever) c'est de pouvoir continuer à avancer sur le chemin de la vie, alors que s'éloignent nos souvenirs, les bon comme les mauvais. Merci infiniment de m'avoir fais ce très looooong commentaire à méditer, mon ami.
Et bien sûr, le jour où, de passage à Paris, tu auras un peu de temps, tu imagines la joie que j'aurai à guider tes pas, aux côtés des miens, sur les traces de Victor Hugo et bien d'autres.
Je t'assure de mon indéfectible amitié, à la hauteur, j'espère, de celle que tu me prodigues depuis bien longtemps maintenant. Bien fidèlement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le lundi 25 janvier 2016 à 02:12
Je vous avais complètement zappé dans cet amoncellement de nouveaux arrivants où je ne retrouve plus ni mes marques, ni personne, et mes yeux se noient dans ces lignes de noms, et croyez que je le regrette bien car votre recueil de petits poèmes est un bouquet précieux qui m'a absolument et totalement séduite.
J'ai infiniment adoré, Philippe, et je vous remercie de ce moment de lecture absolument superbe.
Bien amicalement,
Micheline.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.