HOMMAGE A VERLAINE (défi sans "n")

Un poème (sans « n ») qui pourrait décrire les derniers jours de Paul Verlaine, chaque jour attablé à la terrasse du Procope,au Quartier Latin, après sa promenade dans les Jardins du Luxembourg. Ses rares amis lui payaient son absinthe, pour qu’il s’évade, encore une fois, dans la démesure, comme s’il célébrait ses propres funérailles dans la décadence de son âme. La musique de Satie accompagne ses dernières errances……
Etait-ce aux terrasses du Harcourt,
Où peut-être près du Luxembourg ?
Ma mémoire aussi blême ose rire
De ces jours vécus parsemés de délire.
Sous les lourds pavés de ma pauvre ville
Je marche et je murmure seul, servile
Esclave de ma propre folie et, trop fier
Pour clamer ma fureur qui, c’était hier,
Vers les abîmes farfelus des jours fatals,
Abjurait ma misère, pour quelques rêves boréals.
L’âme se libère de la bête pour mourir,
Et déjà le soir affaibli s’apprête à dépérir.
Le vieux fiacre assoupi aborde l’autre rive
Et moi, le poète maudit, pour cette idée furtive,
J’implorerai le vieil ami fidèle et paresseux,
Pour remplir le verre et marcher sous les pavés boueux.
Et le jour froisse les âmes sous les cris éperdus
Des misérables, sous les cieux perdus
D’opprobres et de clameurs au creux des ruelles,
Où s’achève le combat de ces pauvres cervelles
Fatiguées des effroyables remous de la vie,
Ballotées et lasses, comme la gueuse ravie
De mordre à l’arbre mûr les reflets du Hasard,
Et qui s’éveille, hébétée, sous votre œil égrillard.
A la table du poète, si parfois le temps s’arrête
Au détour des soupirs ou de l’humble tempête,
La solitude est comme l’ombre, elle est farouche
Et emporte à jamais ces mots au creux de ma bouche.
(Illustration : photos Philip. Jardin du Luxembourg, Paris, Maison où mourut Verlaine)
Illustration musicale : Gymnopédie n° 1 - Erik Satie
https://www.youtube.com/watch?v=S-Xm7s9eGxU
Etait-ce aux terrasses du Harcourt,
Où peut-être près du Luxembourg ?
Ma mémoire aussi blême ose rire
De ces jours vécus parsemés de délire.
Sous les lourds pavés de ma pauvre ville
Je marche et je murmure seul, servile
Esclave de ma propre folie et, trop fier
Pour clamer ma fureur qui, c’était hier,
Vers les abîmes farfelus des jours fatals,
Abjurait ma misère, pour quelques rêves boréals.
L’âme se libère de la bête pour mourir,
Et déjà le soir affaibli s’apprête à dépérir.
Le vieux fiacre assoupi aborde l’autre rive
Et moi, le poète maudit, pour cette idée furtive,
J’implorerai le vieil ami fidèle et paresseux,
Pour remplir le verre et marcher sous les pavés boueux.
Et le jour froisse les âmes sous les cris éperdus
Des misérables, sous les cieux perdus
D’opprobres et de clameurs au creux des ruelles,
Où s’achève le combat de ces pauvres cervelles
Fatiguées des effroyables remous de la vie,
Ballotées et lasses, comme la gueuse ravie
De mordre à l’arbre mûr les reflets du Hasard,
Et qui s’éveille, hébétée, sous votre œil égrillard.
A la table du poète, si parfois le temps s’arrête
Au détour des soupirs ou de l’humble tempête,
La solitude est comme l’ombre, elle est farouche
Et emporte à jamais ces mots au creux de ma bouche.
(Illustration : photos Philip. Jardin du Luxembourg, Paris, Maison où mourut Verlaine)
Illustration musicale : Gymnopédie n° 1 - Erik Satie
https://www.youtube.com/watch?v=S-Xm7s9eGxU
29 commentaires
Marie-Anne Keppers · le mercredi 6 janvier 2016 à 08:23
Bonne journée Amitié Marie-Anne
Ivy · le mercredi 6 janvier 2016 à 08:34
Je repasserai.
Bisous
domi/amimots · le mercredi 6 janvier 2016 à 09:10
on ne sent pas du tout le défi c'est ça qui est bien avec ces défis de lettres manquantes, et toi tu nages comme un poisson dans l'eau à la fois dans cette contrainte et dans la peau de tes personnages, et avec émotion !!
vraiment c'est un tour de force, car ton poème est très construit et élaboré, et quand même ça du être difficile avec la contrainte...
alors un immense bravo, et grrrros bisous !
louis · le mercredi 6 janvier 2016 à 10:01
Alors luttons cher ami, luttons.
Bonne année 2016.
euphonie0 · le mercredi 6 janvier 2016 à 10:26
Eh! tu nous as mis au monde un merveilleux poème.
Tout en douveur et émotion.
Pas facile d'éviter les N, mais là Philip je te tire mon chapeau, et en plus la construction de ton poème et, le cheminement de la destinée de Paul, nous a fait oubilé que nous devions aussi regardé si tu avais bien respecté le défi.
Pris au piège de la lecture, de ton poème le défi n'existe plus.
J'ai adoré
Gros bisous
Om
Marie
Ivy · le mercredi 6 janvier 2016 à 21:49
Aline · le mercredi 6 janvier 2016 à 21:56
domidom · le mercredi 6 janvier 2016 à 22:05
S'il fallait donner une note, elle serait de 20/20, ce poème n'est pas vraiment un défi, ou plutôt, en te lisant, on oublie qu'il s'agit d'un défi, je sais que tu n'aimes pas les compliments, mais comment passer sous silence ton grand talent....
Je ne me suis pas amusée à regarder la prosodie, emportée par la magie de tes mots....
Merci Philip, c'est un tour de force....
Bisous, Domie...
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 7 janvier 2016 à 09:44
Merci pour ton commentaire si sympathique. En commentant ton avant-dernier poème, je t’ai dit comment petit à petit à son rythme on peut passer au stade des rimes. Car c’est vraiment très beau. Verlaine, je connais bien sa vie et habitant Paris, je vais souvent sur les lieux où il trainait (ainsi que d’autres comme Baudelaire ou Rimbaud). Oui, il a fini sa vie tristement, pauvrement. Ses amis lui payaient son absinthe et il en abusait. J’ai posté un autre poème, il y a quelque temps sur Verlaine, où je l’imagine dans sa prison de Mons, en Belgique, où il avait écopé de deux mois pour avoir blessé Rimbaud avec une arme. Bonne journée, Marie-Anne. Bises et amitiés. Philip.
Pour LOUIS :
Cher Louis, la morosité d’aujourd’hui n’est bien entendu pas celle du Paris de la fin du XIX° siècle.
L’univers de Verlaine à la fin de sa vie était d’une profonde tristesse : Rimbaud, disparu depuis longtemps ! Femme et enfants ayant pris leur distance, production poétique ralentie et problème d’argent. Les brumes étaient surtout celles que lui procurait l’ivresse de l’absinthe.
Satie convient très bien à ces ambiances. En hiver, quand je peins, mais quand j’écris, c’est surtout aux accents de Satie.
Bonne année à toi aussi, Louis. Amitiés. Philip.
Pour DOMI :
Merci pour le compliment. Oui, avec la contrainte du « san n », ce n’était pas évident. Car je voulais faire un « assez long » poème, sauf qu’il devenait difficile de le bâtir en alexandrins (trop de contrainte, carrément !). Et puis, sur l’idée de Marie, vous avez tous écrit sur le thème de l’amitié et de la paix (sans Haine-N). Et, bizarrement, je ne savais plus trop quoi dire sur le sujet.
J’ai donc choisi mon thème de prédilection, la vie des grands poètes, qui déambulaient dans ce Paris qui m’est si familier. Oui, on peut dire ça, sans immodestie, je me sens comme un poisson dans l’eau dans ces ambiances, en me mettant dans la peau des personnages, enfin, dans ce que l’on peut penser que c’était leur état d’esprit. Je n’ai pas eu à refaire le chemin, dans Paris. Je le connais par cœur ! Et puis, ce chemin, je l’ai fait avec Satie. Tu auras vite compris qu’en passant en boucle Gymnopédies et Gnosiennes, on est forcément dans l’ambiance. Alors ce fut, une fois encore, un petit bout de chemin imaginaire en compagnie de Verlaine. Amitiés et bisous. Philip.
Pour IVY :
Merci, chère Ivy. Le choix de la musique ne fut pas un problème, ça collait parfaitement avec le ton du poème. Les photos : combien de fois ai-je pris et prendrai encore en photo l'immeuble où Verlaine finit sa vie et ces chères allées du Jardin du Luxembourg. Bref, le plus dur fut de bâtir le poème. Mais, comme j'ai le temps, je me plais à réfléchir à ces triptyques Poème+photo perso+musique. Amitiés et kissous, Ivy. Philip.
Pour ALINE :
Chère Aline, toi qui, maintenant, dans le cadre de tes études littéraires va chaque jour en approfondissant encore plus nos grand poètes, notamment, c'est un beau compliment que tu me fais. Quand je veux faire ce genre d'hommage, j'essaie de "faire beau" tu le sais. Par contre le respect du défi a été difficile, même si ça ne se voit pas. Combien de fois, avec la vérification orthographique du logiciel Word, je m'apercevais qu'il y avait des "n" qui trainaient encore". A bientôt, Aline, et peut-être pour un poème en commun, si tu en as le temps. Gros bisous et amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 7 janvier 2016 à 09:55
Pour MARIE :
Coucou Marie, tu as donc bien compris ce que j'explique plus haut, que bien sûr, la difficulté - c'était là tout le défi - était de respecter la règle fixée. Mais comme je voulais de nouveau, avec ce sujet banal qu'est la vie de Verlaine (je dis "banal" pour moi, car je ne la connais que trop et ai déjà écrit dessus) je me suis passionné pour le fond du sujet et bien sûr, le but a été d'oublier - j'ai été le premier à l'oublier - qu'il y avait cette contrainte de ne pas utiliser le n.
Eh bien tu vois, mon poème me plait bien ! Sourire !
Gros bisous, Marie. Philip.
Pour DOMIE (Domidom) :
Oh, 20/20 est peut-être excessif, Domie. Comme je l'expliquais à Loïc, sans "n" on ne peut utiliser des formules possessives comme "moN", "soN" ou conjuger les présents et imparfait des pluriel de verbes, "étaieNt", "chanteNt", etc... ca appauvri un peu le texte, mais c'était la contrainte.
Par contre, comme je l'ai écrit à Marie, il n'empêche que je ne suis pas mécontent de mon petit poème. Donc, soit rassurée, je ne boude plus les compliments ! Faire oublier le défi tout en le respectant, vous me le soulignez tous, et j'en suis très heureux. Je vais essayer d'en faire autant avec l'autre défi "augmenté" (pas de N et 4 mots imposés). Mais ça sera pour demain. Bonne et douce journée, Domie. Gros bisous. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
bluegirl · le jeudi 7 janvier 2016 à 13:02
Et bravo pour le sans "n".
Les défis m'inspirent toujours aussi peu...sauf quand l'inspiration me vient !...et en ce moment c'est pas trop ça. Mais c'est pas grave, je fais d'autres choses et ça reviendra...
Bonne journée Philip.
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
guillaume · le jeudi 7 janvier 2016 à 14:54
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 7 janvier 2016 à 14:57
Merci d'être passée me lire et de m'avoir commenté. Tu sais que j'arrive à me mettre un peu dans la peau des poètes (maudits ou non), en "supposant", je dis bien en supposant, car nous n'avons connaissance de leur vie qu'à travers leurs biographie, leurs poésie et nous sommes encore moins dans leur tête, et d'imaginer ce qu'ils auraient pu ressentir. Y a-t-il alors, un peu de nous qui transparait dans nos propres poésies ? Sans doute. Mais l'heure n'est pas à la psychanalyse (j'en ai un peu marre ! Lol !), mais au plaisir du partage poétique. Je crois que dans ce que j'ai écrit, il y avait un peu de Verlaine, j'ai tellement lu sur lui et la fin de sa vie.
Pour ce qui te concerne, je sais que les défis poétiques n'ont jamais été ta tasse de thé. Aucune importance, quand tu écris, tu as ta propre personnalité. L'inspiration ? Elle n'et souvent qu'endormie par les nécessités de la vie, au quotidien...et puis hop elle revient. Comme c'est toujours un plaisir de te lire, eh bien nous attendons qu'elle reviennent.
Et puis, il y a ta présence, pas toujours visible mais effective, sur le site, en ta qualité de co-administratrice aux côtés de Loïc.
Vis ta vie au mieux, mon amie et surtout, prends bien soin de toi. Avec bienveillance et amitié. Bises, Lola. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Loïc · le vendredi 8 janvier 2016 à 08:07
Et, comme ça a déjà été souligné, c'est très naturel malgré la contrainte.
Way to go, man !
http://www.mespoemes.net/cellox
guillaume · le samedi 9 janvier 2016 à 10:51
Marie-Anne Keppers · le samedi 9 janvier 2016 à 14:50
Je me permet de t'écrie pour te rappeler de jeter un coup d'oeil, à mon poème à toi le sauvageon, je l'aime bien et il y a si longtemps que je l'ai écris. Dis-moi ce que tu en penses. Merci d'avance à toi l'ami et bisous d'amitié Marie-Anne
http://www.mespoemes.net/mayannemak/
lilo · le samedi 9 janvier 2016 à 21:37
Toujours un plaisir de te lire. Bisou
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 10 janvier 2016 à 10:46
Merci de ton compliment. Comme je l'ai dit, je n'avais pas trop d'inspiration pour écrire de nouveau quelque chose du type "peace and love" (bien que convaincu, cela va de soi). Alors j'ai voulu faire autre chose, pas vraiment original chez moi, puisqu'il s'agissait encore d'un imaginaire sur la vie de Verlaine, sur les lieux de sa vie que je connais bien et que je hante. Mais pour détailler un peu, il me fallait être long ! Ca a donné 7 quatrains, pas en alex, mais pas que des pentasyllabes. Ca a évidemment augmenté la difficulté du défi. Et, c'est un des poèmes dont je ne suis pas mécontent, parce que tout le monde a souligné que le poème file naturellement, malgré la contrainte. Amitiés. Philip.
Pour MARIE-ANNE :
Oui, une grande partie des poètes, aux rangs desquels des Baudelaire et Verlaine étaient des écorchés vifs, trop sensibles, écorchés par la vie (la poésie n'a jamais rapporté la fortune). C'est pour cela que nombre de leurs poèmes, pour tristes qu'ils soient, sont si beau. Promis, je vais lire "le sauvageon" et te dire sincèrement ce que j'en pense. Amitiés et bisous. Philip
Pour GUILLAUME :
Je réponds à tes deux coms d'un coup.
Il ne faut jamais juger les addictions de ce genre, simplement essayer de comprendre et souhaiter sincèrement qu'elles prennent fin. Peut-être as-tu vu récemment le chanteur Renaud et constaté dans quel état il s'est mis. Verlaine s'était bien abimé. Et il n'était pas le seul. Moi qui suis autant classicisant que rock'n roll, je pense bien sûr à Janis, Jim Morisson, Cobain et l'on rajoutera Jimi Hendrix et plus récemment Amy Winehouse ! Amitiés, Guillaume, à très bientôt. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 10 janvier 2016 à 10:48
Coucou, Lilo. Merci d'être passé me lire, mon amie. Bon, toi, je sais que tu es une "fan" (sourire !). Mais ça fait toujours plaisir de savoir que tu aimes ma poésie. J'espère que tu vas bien. Prends soin de toi. Bisous fraternels. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Marie-Anne Keppers · le dimanche 10 janvier 2016 à 17:52
imparfait · le dimanche 10 janvier 2016 à 20:00
Chapeau et bravo pour cet hommage que tu rends avec tellement de naturel qu'on oublie qu'il n'y a pas un seule "n" (et pourtant je t'assure que j'aurai aimé en trouver un) rires!!!
Verlaine!!! une ancien conseillère des ventes de mon équipe m'avait offert "Poèmes saturniens et fêtes galantes" que j'avais lu dans le train qui me ramenait de Paris et franchement j'ai eu du mal à accrocher les wagons de sa poésie!!!!!
Mais Verlaine est aussi ce génie qui a écrit ça :
Chanson d'automne
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte.
Belle soirée à toi Philip et grosses bises amicales
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 11 janvier 2016 à 11:13
Coucou, Imparfait. Merci pour ton appréciation. Oui, sans immodestie, je suis particulièrement content de mon poème, car respecter la règle du défi, de ne pas mettre un seul "n" ça a été mon problème, ma difficulté, mais je me rendais compte en l'écrivant que je bâtissais une véritable histoire et que les lecteurs oublieraient le défi.
Ah, ah ! Tu aurais bien voulu voir trainer un "n" hein ? (sourire). Mais depuis que Loïc m'a appris une fonction sur Word pour vérifier s'il n'y a pas de répétitions (même une seule lettre) je l'utilise. Et crois-moi, il y en a eu des "n" qui m'ont obligé à écrire autre chose !
Pour Verlaine, d'accord avec toi. Beaucoup de poèmes qu'il a écrit ne sont pas des chefs d'oeuvre (on en a parlé souvent avec Loïc). Mais il y a quelques merveilles, comme "les sanglots longs de l'Automne". Il y a aussi "le clair de lune" et "mon rêve familier" (je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant...).
Ces grands poètes étaient comme nous (mais toutes proportions gardées) : nous écrivons parfois de très beau poèmes. Et des fois des nettement moins bons.
Bonne semaine, Imparfait et bises amicales à toi aussi. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 11 janvier 2016 à 11:17
Il n'y a pas de quoi.
Question : pour être poète, faut-il être nécessairement mal dans sa peau ? Comme beaucoup d'artistes de tous les Arts, certains se sont détruits pour mille raisons. La vie leur était-elle aussi, comme tu le dis, "si difficile à admettre" en fonction de leur sensibilité, de leur idéal, de leurs illusions perdues ou autre chose ? Il reste leurs oeuvres. Merci d'être repassé, Marie-Anne. Bisous et bonne semaine. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Marie-Anne Keppers · le mardi 12 janvier 2016 à 03:53
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 12 janvier 2016 à 12:19
Mmmm, la douleur, une muse ? Pas évident. Et heureusement que tu n'écris pas dans un affreux état de souffrance. Des fois d'ailleurs, il faut souhaiter que ce ne soient que de simples "bobos de l'âme". En tout cas, il n'est pas nécessaire d'étaler sa souffrance, cela dépend de nos propres pudeurs, mais pour certains, il y a comme une sorte d'urgence à écrire. Bisous amicaux et bonne journée à toi aussi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Marie-Anne Keppers · le mercredi 13 janvier 2016 à 05:14
http://www.mespoemes.net/mayannemak/
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 13 janvier 2016 à 08:30
Oui, d'accord avec tout ce que tu dis. Relire ce que l'on a écrit, que ce soit dans l'urgence ou non, est particulièrement intéressant, parfois pour analyser tout cela plus tard. Amitiés et bisous. Bonne journée, Marie-Anne. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Marie-Anne Keppers · le mercredi 13 janvier 2016 à 16:50
Miles · le vendredi 12 mai 2017 à 19:16
je peut lire une seconde fois le fait que vous pouvez "prendre la place " de Verlaine avec brio.
L'alcool, les drogues et autre dépendances... parfois les textes écris sous l'emprise de l'alcool sont vraiment beau.. d'un autre côté j'ai envie de dire que ça pourrait être du gachie.. mais sérieusement qui n'a jamais fait taire ses sombre pensées avec quelques verres. je me perd un peut dans mes propos mais une amie à écrit une fois " ma vie sous stupéfiant", que sans cela certain ne peuvent pas supporter la vie qui leur est offerte. On s'était donc posé la question: Est-ce qu'un vrai poète est heureux ou est-il doué par ce qu'il trouve son talent dans sa douleur ?
il faudrait que je parte sur les trace de ses poète un jour. ( en commençant pas Rimbaud ! ) en tout cas, j'ai pris plaisir à lire ce poème ( et en plus vous réussissez vos défis ! ), merci !
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