CHRYSALIDES

Près des nymphes au corps d’albâtre,
A l’infini, sanglotent les jets d’eau.
Ils confondent les saisons et les mues d’argent
Dans l’ivresse du renouveau
Des heures joyeuses.
Réveil,
Au détour d’un songe.
Aurore !
Ils sont poussière, ils sont litière,
Comme des rêveries mourantes,
Ces habits anciens.
Comme une morte peau,
A la charnière,
De vestiges incertains.
Sommeil,
Guettant la vie.
Encore !
Et sous les lunes pâles ravivant nos festins,
Narcisse et Chloé,
Tout près des sanctuaires,
Sous les portails antiques,
Ecoutent les refrains aux amarantes saveurs
D’étincelants combats.
Soleil,
Accroché à la branche.
Accord !
Comme des chrysalides étonnées
Et timides, dans le tohu-bohu
De la vie qui s’éveille,
Ces fières Atalantes
Iront frotter leurs ailes
A l’irrévérencieuse envie
De leur souffle nouveau.
Merveilles,
Accrochée à leurs flancs,
Essor !
…………………………………………………….
Sous les pâles rosées du jour qui se lève
Dansent, comme des ombres chinoises,
Des insectes légers, nés de l’argile du rêve.
Illustration musicale : "Venus - les Planètes" Gustav Holtz
https://www.youtube.com/watch?v=K1f8HjIkU3M
Illustration : photo et transformation - Philip (Chrysalides)
A l’infini, sanglotent les jets d’eau.
Ils confondent les saisons et les mues d’argent
Dans l’ivresse du renouveau
Des heures joyeuses.
Réveil,
Au détour d’un songe.
Aurore !
Ils sont poussière, ils sont litière,
Comme des rêveries mourantes,
Ces habits anciens.
Comme une morte peau,
A la charnière,
De vestiges incertains.
Sommeil,
Guettant la vie.
Encore !
Et sous les lunes pâles ravivant nos festins,
Narcisse et Chloé,
Tout près des sanctuaires,
Sous les portails antiques,
Ecoutent les refrains aux amarantes saveurs
D’étincelants combats.
Soleil,
Accroché à la branche.
Accord !
Comme des chrysalides étonnées
Et timides, dans le tohu-bohu
De la vie qui s’éveille,
Ces fières Atalantes
Iront frotter leurs ailes
A l’irrévérencieuse envie
De leur souffle nouveau.
Merveilles,
Accrochée à leurs flancs,
Essor !
…………………………………………………….
Sous les pâles rosées du jour qui se lève
Dansent, comme des ombres chinoises,
Des insectes légers, nés de l’argile du rêve.
Illustration musicale : "Venus - les Planètes" Gustav Holtz
https://www.youtube.com/watch?v=K1f8HjIkU3M
Illustration : photo et transformation - Philip (Chrysalides)
7 commentaires
rivaudais · le samedi 30 avril 2016 à 15:03
marieannemak · le samedi 30 avril 2016 à 18:39
Femmes blêmes, tu pleures à chaudes larmes. Elles pensent au passé, vivent mal le présent, rêvent l'avenir
qui leur sera meilleur, mais ce rêve n'est qu'un rêve du matin.
Ces rêves alités, de rêves perdus dans le temps de l'ancien.
mais elles doivent se réveiller à la réalité incertaine, encore et toujours
Un combat de chaque nuit attaché à leur esprit un peu trop festif. Amitié bisous Marie-Anne
Philip 'JARDIN DE LUNE) · le dimanche 1 mai 2016 à 10:43
Horreur ! Je viens de me rendre compte qu'en écrivant au vers 2 "sanglotent les jets d'eau", c'était une réminiscence inconsciente d'un vers de Verlaine, dans son Clair de Lune, où il écrivit "...et sangloter d'extase les jets d'eaux" ! Bon, pas grave, il n'y a pas d'enjeu. C'est juste un poème que j'ai eu plaisir d'écrire. Ce n'est pas vraiment un plagiat. Sorry pour cette révélation tardive !!!! Bon dimanche à tous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 2 mai 2016 à 08:31
Eh bien, cher René, on peut dire que dans ce poème il y a un peu de tout de que tu décris, « en vrac ». Par contre la musique n’était pas présente lors de la composition. Mais l’on pourrait par exemple, y mettre une musique de ballet, imaginer même de gracieuse ballerines sur une chorégraphie qu’un talentueux créateur aurait réussi à imaginer sur mes modestes mots. En fait le poème est un peu abstrait. A partir du thème de la Chrysalide, je voulais évoquer, dans une ligne directrice certes un peu floue, mais dont l’évocation reviens régulièrement, la transformation (mue), la grâce, de tout ce qui évoque légèreté, de la nymphe au papillon. Oui, il y a, a bien y regarder, un peu de musicalité des mots. Je suis heureux que cet écrit t’ait transporté dans des contrées délicates, René. Amitiés et à bientôt. Philip.
Pour MARIE-ANNE :
Oui, toi aussi Marie-Anne, les mots de ton commentaire sont d’une tournure bien poétique.
Oui, ce poème peut n’être que « le rêve d’un matin ». Tiens, j’y entend de délicates musiques de Debussy. Mais par contre, je n’ai vu que légèreté dans ma composition poétique. Bien sûr, le papillon quittant son enveloppe de chenille et sortant de sa chrysalide aura une vie tout aussi éphémère. Mais le poème n’évoque pas fondamentalement une « réalité incertaine » ni des hiers perdus. Le ton est beaucoup plus cool, en fait. Juste….eh bien « le rêve d’un matin », oui. Bonne semaine, Marie-Anne. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
marieannemak · le lundi 2 mai 2016 à 18:57
Micheline 1940 · le mardi 3 mai 2016 à 11:36
Bien à vous, et comme toujours, sincérité oblige, ma fidèle amitié.
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 3 mai 2016 à 15:12
Normal pour la période des rêves : c'est lié je crois aux différentes périodes de sommeil : sommeil paradoxal, etc
Ne t'inquiète pas, une partie de mes poèmes ne sont pas toujours limpides, juste là pour la musique des mots. :) Bises. Philip
Pour MICHELINE :
Chère Micheline, ah quelle bonne idée d'avoir isolé les mots orphelins de ma poésie pour les regrouper et leur donner un sens. Pas si subjectif que ça, en fait ! Et, une fois de plus, je suis, avec toi/vous, agréablement surpris de constater les différentes interprétations que l'on peut donner à un poème, surtout lorsqu'il est - en raison de sa touche "atmosphérique" un peu dans le flou. Ah c'est amusant : non seulement vous avez l'air de bien connaître, mais d'aimer les tableaux d'une exposition de Moussorgky. Je vous prie de croire que c'est un morceau qui a toujours eu place particulière pour moi (je parle de la version piano, qui est d'ailleurs la composition originale). Mon grand regret est de ne savoir/pouvoir la jouer en entier, car elle exige une très grande virtuosité. Mais j'aime jouer la mélodie thématique et le final, la Grande Porte de Kiev, qui est d'un tempo assez lent, bien que grandiose. Eh bien, grâce à toi/vous, Micheline j'aurai enfin le plaisir d'associer les Tableaux à quelque chose de concret, et pas des moindres : mon modeste poème ! Merci mille fois. Avec ma toujours fidèle amitié, également. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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