LA NEF DES FOUS

Le cœur qui penche et qui défait
Les proies de leurs lourdes folies,
Quand un Erasme fou refait
A leurs cervelles amollies
Subir le sort des franciscains
Trop barges ou bien trop fêlés,
Les fous s’empiffrent et, puritains
Traînent à bord leurs jours grêlés.
.............................................................................
Dans le grand repoussoir de leur pauvre grisaille
Ils voguent au Levant, nautoniers incertains,
En route vers l’Enfer, sans rechercher la faille
Où se traîne l’éloge abrutie des matins.
Et comme un vieil avare engoncé dans son froc
Ils brisent leur godille et se laissent couler,
Abrutis et blafards, sans un bruit sans un choc
Le cœur dans la caboche et prêts à dessaouler
..............................................................................
Et plût au Ciel qu’un si blâmable affront
Abrège leur folie quand ils s’immoleront :
Gratiarum ! Insani homini,
Jubilatio, maestus et tristis °.
.............................................................................
Fiévreux, débraillés par les vents
Dans leurs vieux habits de fortune
Ils crachent tous leurs pieux serments
Qu’ils avaient dédiés à la lune.
Les yeux tournés vers le Ponant
Pour accoucher au petit jour
Des fruits amers, en gémissant
Ils vomissent enfin l’Amour.
.............................................................................
Quand faiblira la nuit, le cœur sacré des fous
Hurlera ses affronts, sa fièvre pécheresse
Qu’une vulgate obscène avait trop vite absous,
Pour noyer dans la boue leur coupable richesse.
Alors au petit jour, ils se révolteront
Basculant l’Univers sous le cul des étoiles,
En bousculant ces mers qui soudain coucheront
Dans un dernier sursaut, la clameur de leurs voiles
...................................................................................
Et plût au Ciel qu’un si blâmable affront
Agrège leur folie quand ils s’immoleront :
Gratiarum ! Insani homini,
Jubilatio, maestus et tristis°.
° Grâces ! Hommes fous,
(Vos) joies (sont) tristes et moroses
Illustration : « la nef des fous », d’après Jérome Bosh
Illustration musicale : « The journey » (le Voyage), Rautavaara
https://www.youtube.com/watch?v=E59-6iXpnFc,
Les proies de leurs lourdes folies,
Quand un Erasme fou refait
A leurs cervelles amollies
Subir le sort des franciscains
Trop barges ou bien trop fêlés,
Les fous s’empiffrent et, puritains
Traînent à bord leurs jours grêlés.
.............................................................................
Dans le grand repoussoir de leur pauvre grisaille
Ils voguent au Levant, nautoniers incertains,
En route vers l’Enfer, sans rechercher la faille
Où se traîne l’éloge abrutie des matins.
Et comme un vieil avare engoncé dans son froc
Ils brisent leur godille et se laissent couler,
Abrutis et blafards, sans un bruit sans un choc
Le cœur dans la caboche et prêts à dessaouler
..............................................................................
Et plût au Ciel qu’un si blâmable affront
Abrège leur folie quand ils s’immoleront :
Gratiarum ! Insani homini,
Jubilatio, maestus et tristis °.
.............................................................................
Fiévreux, débraillés par les vents
Dans leurs vieux habits de fortune
Ils crachent tous leurs pieux serments
Qu’ils avaient dédiés à la lune.
Les yeux tournés vers le Ponant
Pour accoucher au petit jour
Des fruits amers, en gémissant
Ils vomissent enfin l’Amour.
.............................................................................
Quand faiblira la nuit, le cœur sacré des fous
Hurlera ses affronts, sa fièvre pécheresse
Qu’une vulgate obscène avait trop vite absous,
Pour noyer dans la boue leur coupable richesse.
Alors au petit jour, ils se révolteront
Basculant l’Univers sous le cul des étoiles,
En bousculant ces mers qui soudain coucheront
Dans un dernier sursaut, la clameur de leurs voiles
...................................................................................
Et plût au Ciel qu’un si blâmable affront
Agrège leur folie quand ils s’immoleront :
Gratiarum ! Insani homini,
Jubilatio, maestus et tristis°.
° Grâces ! Hommes fous,
(Vos) joies (sont) tristes et moroses
Illustration : « la nef des fous », d’après Jérome Bosh
Illustration musicale : « The journey » (le Voyage), Rautavaara
https://www.youtube.com/watch?v=E59-6iXpnFc,
21 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 18 mai 2016 à 11:54
Les latinistes pardonneront mes probables erreurs de déclinaison. Mon latin, c'était....il y a si longtemps.
Amitiés à tous et à toutes. Philip
guillaume · le mercredi 18 mai 2016 à 13:42
Micheline 1940 · le mercredi 18 mai 2016 à 15:11
Il est des moments de vie qui suintent l’angoisse ... Un enfer tortueux de dédales dantesques, oppressants et muets, et qui jamais n'annoncent le clap de fin ! Et comment traverser le terrifiant Achéron, et ce, même en compagnie de l’habile et infatigable Charon, sans y risquer la mort ? ou du moins, l’approcher de terrible façon ? Mais c'est un mort vivant qui déjà s'aventure, alors, s'en revenir, est-ce vraiment jouable ?
Jérôme Bosch, un peintre que j'adore et qui a dépeint de façon tellement onirique et merveilleuse l'Enfer et le Paradis, où la minutie du travail m'émerveille toujours autant, ne me lasse jamais ! Et n’est-il pas la source inespérée et miraculeusement foisonnante qui s’est trouvée là pour, bien à propos, inspirer totalement l’œuvre de Dali ?
J’ai manqué votre précédent envoi ! Comment ai-je pu ne point l’apercevoir ? Je vais aller tantôt m’y régaler !!!
Heureuse de vous savoir de retour parmi les simples mortels que nous sommes, vous, voyageur zélé comme infatigable, cher Philippe, et je vous dédie pour ce jour, ce beau soleil cannois mais qui n’a pas l’heur, hélas, de me réchauffer la fibre !
Mille bonnes amitiés de votre admiratrice,
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 18 mai 2016 à 16:58
Merci Guillaume. En soi, le poème est un peu inhabituel, mais a le point commun avec pas mal de mes poèmes, de n'être pas forcément compréhensible. Il décrit l'errance imaginaire d'une société de fous (pas si fous que ça, justes opprimés et mis au ban) non pas à la dérive mais en partance pour un improbable ou probable eldorado où ils découvrir que la folie dont on les affuble n'est que normalité. Mais ça, c'est l'après-poème. Tu en sauras plus en lisant ma réponse à Micheline, ci-dessous. Amitiés, fidèle Guillaume ! Philip
Pour MICHELINE,
Bien chère Micheline. Outre le côté un peu abscons de mes vers et l'usage inhabituel sous une facture relativement soignée, d'un vocabulaire familier et heurté ("barges", "fêlés", "culs"), vous avez cependant perçu les sources inspirantes de mon écrit.
Prenant pour appui de façon très légère un point de départ à partir du poèe de Cili (une nouvelle venue chez nous), mais sans y puiser aucune idée...l'inspiration m'a conduit à prendre pour base "la nef des fous" de Jérome Bosch.
Mais, ô incroyable devineresse, votre culture pour a conduit, Micheline à viser dans le mille ! Eh oui, le thème étant défini, il me fallait faire naviguer mon équipage vers une destination....littéraire semée peut-être d'embûche. Eh bien, figurez-vous, Micheline, qu'avant de prendre la plume, je suis aller relire quelques pages de.....la Divine Comédie ! Je vous assure que c'est vrai. Bien entendu, vous qui connaissez le chef d'oeuvre de Dante, vous témoignerez que mon poème ne s'y réfère pas. Il y puise peut-être, cependant, un peu de son atmosphère. Et l'ombre de Jérôme Bosh en souligne l'intuition.
Aussi, quel honneur de lire que de votre avis, Dante se serait senti à l'aise dans mes vers. De quoi me faire rougir. Mais le poème est résolument contemporain.
Une seule petite erreur d'appréciation , Micheline ! fort heureusement, cet écrit - qui m'a pris plus de temps qu'a l'accoutumé - n'est pas le reflet d'une âme torturée. J'avais constamment en mémoire "la nef des fous" et son histoire et je suis resté guidé par cette effrayante errance.
Enfin, même avec sans doute des erreurs, je me suis offert la fantaisie un peu cabotine de versifier quelques mots en latin (j'ai failli mettre des "s" à insani et "homini", le simple pluriel du singulier en "us" dans le genre nominatif). Bah, l'on me pardonnera ces fautes, c'est sans aucune importance).
Chaleureuse gratitude à mon amie (je ne suis pas quelqu'un que l'on admire, j'en serais sincèrement très gêné). Prenez soin de vous, Micheline et à très bientôt. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
marieannemak · le mercredi 18 mai 2016 à 20:13
domidom · le mercredi 18 mai 2016 à 21:39
Tu sais que ne suis pas une adepte des longues poésies, pourtant, je t'ai lu deux fois, une pour bien comprendre, et l'autre pour le plaisir. Je ne connais pas Dante, et je n'ai guère le temps d'aller faire sa connaissance, pourtant, avec internet, c'est simple , juste un clic, mais voilà, avec ce temps qui s'envole à la vitesse grand V, pas évident...
Je t'embrasse, fais mes amitiés a Suzanne...
Domie....
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 19 mai 2016 à 08:59
Coucou, Domie. Ah, ne t'inquiète pas, Dante et sa célèbre Divine Comédie, est quelque part d'une lecture austère . Si tu as le temps, va juste regarder sur Internet qui il fut. Oui, j'avais noté plein d'idée pour ce poème, des bribes de phrases, de mots, et tout cela a fait un poème assez long. Enfin, il décrit ces errances, souffrances et peut-être espoirs de mes fous navigants. Oui, le tableau colle bien à mon poème, quoique le tableau est considéré comme un chef oeuvre et que c'est moi qui ai dû m'en inspirer.
Je complète mes explications ci-dessous dans ce que je vais écrire à Marie-Anne.C'est donc un com' commun scindé en 2.
Bonne journée, Domie et essaye de souffler un peu ! Grrrros bisous. Philip
Pour MARIE-ANNE :
Coucou, Marie-Anne, oui ce poème est un peu rude, parfois dérangeant dans son contenu. Mais tu connais maintenant les idées que je puisent pour écrire un poème et qui n'ont heureusement rien à voir avec mon état d'esprit.
Par contre, mon poème aurait-il, comme un miroir à deux faces, un double sens, un double interprétation ? Car, à l'inverse de ton ressenti, mes fous sont.....sains et normaux, pas des gens odieux. Juste des opprimés, cherchant la liberté, mais désespérés, "à la dérive" sur leur embarcation dont ils ne savent pas où elle les conduira.
Ah, il serait pédant de dire que mon poème mérite une analyse psychanalytiques, mais en effet, je souligne juste que j'ai écrit dans un vers, un très violent "enfin, il vomiront l'Amour". Voyons, que voulais-je dire par là. Vomir l'Amour ! Mais c'est d'un inhumanité effrayante, ça ! Peut-être les ai-je classifiés, mes fous au rang de ceux qui dans leur misère ont vu l'amour sous un masque hideux et n'ont plus d'espoir. La prière en latin ? Elle ne concerne pas mes fous....mais ceux, le reste des Hommes qui les ont rejetés, qui - pour paraphraser un vers du Clair de Lune de Verlaine" - "ne croient plus à leur bonheur".
Bon, on essayera de faire un poème plus gai la prochaine fois. Bosh et Dante ont trop coloré de sombre mon poème :)
A très bientôt Marie-Anne et merci de m'avoir lu. Bises et amitiés. Philip
(www.;mespoemes.net/philipchevalier)
Ivy · le jeudi 19 mai 2016 à 10:00
Welcome home ! Smile !
Cela me rappelle mes cours de l'histoire de l'art. Mais ça c'est de l'histoire très ancienne ! Rire !
Ce tableau est très habilement mis en scène par tes vers !
Bisous
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 19 mai 2016 à 10:49
Hello ! Ah, un commentaire prenant l'Art pour point de départ. Le thème n'était pas celui que j'avais choisi au départ : je voulais, sur une idée vague, intituler un poème "l'échelle des fous". Mais trop d'analogie avec un récent post d'un autre membre. Alors, à mon esprit est venu "la nef des fous" et je me suis de nouveau replongé dans l'oeuvre de Jérôme Bosch.
Toi qui a étudié l'Art tu comprendras combien l'Art est évocateur et nous inspire. En voyant ces visages torturés, hagards où vides, cela a grandement inspiré mes vers (pas pour le parallèle avec Dante, mais pour l'expression des sentiments intérieurs que je voulais dégager pour mes "fous". Kissous, Ivy !
(Grrr ! Il faut que je passe sur tes récents posts. Patience, patience ça vient :) ) Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
clairedeterre · le jeudi 19 mai 2016 à 11:44
Vous avez en rendre avec beaucoup de rigueur,l'ambiance désespérée et onirique.
Bravo à vous.
clairedeterre · le jeudi 19 mai 2016 à 11:45
Bartkley · le vendredi 20 mai 2016 à 07:51
On peut imaginer à bord de cette barque:Nietzsche, Nerval, Bosch lui même(surréaliste avant l'heure, pas beaucoup, juste 4 siècles),Rousseau, Baudelaire, et bien sûr Artaud...ce brave Antonin et son équipage de "forçats de la sensibilité" .
Bonne journée!
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 20 mai 2016 à 08:05
Merci d'être passé me lire et me commenter.
Jérôme Bosh fascine souvent.
Et puis, sa "Nef des fous", qui m'a inspiré, a - à bien y regarder - une portée presque universelle qui exprime bien, comme tu le soulignes, la désespérance. Et dans la folie il y a souvent l'onirisme, cauchemardesque ou débridé.
Lorsque j'évoque l'universalisme de la désespérance, cela est évoqué par le point de vue de Bartkley qui a commenté après toi.
Mais je persiste à penser (privilège de l'auteur) que mes fous sortiront de cette désespérance, "libérés" d'une certaine manière de leurs chaines...mais pas au bout de leur chaotique et hasardeuse errance !
Merci infiniment d'être passée ! Amicalement. Philip.
Pour BARTKLEY :
Bien vu l'ami ! En effet, ceux que - tout au long de mes réponses aux coms j'appelle avec affection "mes fous" (je suis des leurs !) - sont au rang de ces révoltés. Et qui fuient les normes, bien sûr (cf ma remarque : "le fou est celui qui a tout perdu, sauf la raison"). Et, oh oui, ils sont nombreux à y embarquer.
Parmi les "passagers" que tu cites, quelques siècles avant auraient également embarqué des Giordano Bruno, au rang des martyrs de la pensée et un Galilée et....ah la liste est très longue !
Amitiés, Bartkley et merci d'être passé. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Elise289 · le vendredi 20 mai 2016 à 14:52
Au début, j’ai observé ce tableau (que je ne connaissais pas) et bouh !! Il ne m’a pas inspiré, au contraire…
Mais en te lisant, je le regarde autrement…
Tes mots font une description très fine de ces personnages, pas facile comme exercice…
La fête, la débauche « Le cœur dans la caboche et prêts à dessaouler » pour se sentir exister !
Naitre et être ou disparaitre ?
« Les yeux tournés vers le Ponant
Pour accoucher au petit jour
Des fruits amers, en gémissant
Ils vomissent enfin l’Amour. »
Temps du moyen âge où toutes les valeurs sont avant tout catholiques et le reste qu’errance du où l’ombre du diable plane…
Terrifiant…
Les valeurs … Voilà à quoi me fait penser ton poème…
« Le cœur qui penche et qui défait
Les proies de leurs lourdes folies, »
J’aime particulièrement ces 4 vers :
Fiévreux, débraillés par les vents
Dans leurs vieux habits de fortune
Ils crachent tous leurs pieux serments
Qu’ils avaient dédiés à la lune.
Car ils expriment, pour moi, au-delà de ce tableau, le tableau de vie dans lequel nous sommes !
pour le latin..Je ne l’ai pas étudié donc… »No comment !! »
Amitié
Elise
(www.mespoemes.net/elise289
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 21 mai 2016 à 11:30
En fait, j'ai mis de côté le tableau pour écrire mon poème. Mais ce n'a pas été si aisé de tracer un tableau de mes fous, de leurs souffrances et des opprobes dont on les a infligées.
Ta remarque impromptue "naître ou disparaître" trouve parfaitement sa place dans la réflexion. Et, plus loin, tu parles de "valeurs". Il serait immodeste de ma part de parler ici, d'une ode aux opprimés, mais une réflexion assez réaliste et de toute façon philosophique, permettrait de s'interroger sur cette sorte de "non existence" (dans un sens vraiment existentialiste du terme) n'a pas pour meilleure issue que la disparition. Aussi, leur nef est un vrai "bateau ivre", que Rimbaud me pardonne, et dans une acception encore plus fine, car l'issue de cette dérive (ou de cette fuite) est incertaine. Alors, en invoquant les valeurs et le moyen-âge, tu es dans la vraisemblance. Maiiiis.....si tu replace mes métaphores poétique à notre époque, l'Homme - même seul - est souvent livré à ce qu'il croit être une folie qui l'habite, alors que ce n'est que la pression de tous les tourments de la vie.
Quant au latin, une précision : j'en prenais la mesure (et l'évoquais tout récemment avec Loïc) : le but n'était pas une sorte de vanité à m'afficher latiniste émérite (ce que je ne suis pas), mais j'adore la douceur de cette langue morte, et dans le poème un arrière plan tant antique que religieux à la fois tempère et souligne à la fois, l'âpreté du reste du poème. Voilà, Elise.
Amitiés à toi. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
clairedeterre · le samedi 21 mai 2016 à 21:49
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 22 mai 2016 à 08:51
Bonjour ! :) La réponse est tout simplement que cette oeuvre de Bosh m'a paru visuellement plus représentative des tourments de la folie et de mes fous que le tableau "la Nef" sur lequel les déments, ripaillent, boivent, jouent de la musique. "L'oeuf" a un côté plus dérangeant je trouve à l'examen des visages et des postures. Opinion sans doute bien subjective !
Amicalement et bon dimanche à toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le samedi 28 mai 2016 à 10:23
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 29 mai 2016 à 11:17
Merci Guillaume. Oui, je continue à écrire, ne t'inquiète pas (peu présent sur le site depuis 3 semaines : vacances, tracasseries administratives et, hélas, décès d'un ami cette semaine). Non, pas d'apéro pour moi !! A très bientôt, Guillaume. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Ivy · le dimanche 29 mai 2016 à 17:18
Bizz
Cili · le dimanche 29 mai 2016 à 18:58
Très étonnant poème, je ne voyais pas la poésie comme ça. C'est costaud, aucun doute, avec des virulences (et jusque-là, tout ça je le fais TRES bien !!!!) mais une petite tendresse pour le monde, non ?
Ils vomissent enfin l'Amour ! Hé bien je ne sors pas le parapluie :))
Amitiés Philip !
(quant à ta musique, c'est plutôt le domaine de mon homme ; moi, j'aurais mis "Come as you are" de Nirvana" pour un poème aussi pêchu !!!)
http://www.mespoemes.net/cili/
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