Ce soir les étoiles ont mangé mon coeur

Il est de bien maigres mirages
Qui conduisent nos vaisseaux
Vers des rivages
Désolés.
Alors, quelle sera ma boussole
Et quelle route devrai-je suivre ?
Insolent ou rêveur.
Mais pourtant j’ai l’âme si légère car
Ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
Ces épines glacées qui rongent les mémoires,
Comme d’extasiants supplices
Aux refrains égarés et complices,
Je les brûlerai,
Et rejoindrai la cohorte
Des bienheureux et des espérants.
Récompense !
Alors, quels horizons implorer,
Et pour quelle vague survivre,
Quand, fier et songeur
Je chevauche les abimes,
Comme un géant de légende ?
Imprudence.
Rassure-toi mon âme,
Ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
Ah, chants indigents venus
Des continents,
Que de sorciers ont essayé
Sous chaque latitude,
D’en capter la fortune,
Pour, à jamais
Se rendre invisibles
Dans leurs territoires trop bien cachés.
Puissent-elles être enfouies
Ces contrées inconnues,
Où se fourbissent en geignant
Des sanctuaires oubliés,
Aux ornements déchirés
Par l’oubli du Monde.
Alors, ô sacristains aux cœurs d’opale,
Près des forges vous tremblez.
Comme un fanal maudit,
J’ai contourné vos lanternes.
Me voici libre
Et étonné,
Contemplant le soleil.
J’ai brûlé mes dernières folies,
Car ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
Qui conduisent nos vaisseaux
Vers des rivages
Désolés.
Alors, quelle sera ma boussole
Et quelle route devrai-je suivre ?
Insolent ou rêveur.
Mais pourtant j’ai l’âme si légère car
Ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
Ces épines glacées qui rongent les mémoires,
Comme d’extasiants supplices
Aux refrains égarés et complices,
Je les brûlerai,
Et rejoindrai la cohorte
Des bienheureux et des espérants.
Récompense !
Alors, quels horizons implorer,
Et pour quelle vague survivre,
Quand, fier et songeur
Je chevauche les abimes,
Comme un géant de légende ?
Imprudence.
Rassure-toi mon âme,
Ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
Ah, chants indigents venus
Des continents,
Que de sorciers ont essayé
Sous chaque latitude,
D’en capter la fortune,
Pour, à jamais
Se rendre invisibles
Dans leurs territoires trop bien cachés.
Puissent-elles être enfouies
Ces contrées inconnues,
Où se fourbissent en geignant
Des sanctuaires oubliés,
Aux ornements déchirés
Par l’oubli du Monde.
Alors, ô sacristains aux cœurs d’opale,
Près des forges vous tremblez.
Comme un fanal maudit,
J’ai contourné vos lanternes.
Me voici libre
Et étonné,
Contemplant le soleil.
J’ai brûlé mes dernières folies,
Car ce soir, les étoiles ont mangé mon cœur !
10 commentaires
guillaume · le samedi 2 juillet 2016 à 02:29
Ivy · le samedi 2 juillet 2016 à 09:28
Si les étolies ont mangé ton coeur elles ne brilleront que plus fort !
Mais méfie-toi des folies, quand il y en a plus, il y en a encore ! ( Rire!)
Bisous
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 3 juillet 2016 à 11:05
Merci, Guillaume, pour ton long et sympathique commentaire. Comment diable as-tu deviné que c'était les trous noirs qui avaient inspiré ce poème ? L'illustration que j'ai mis ? Car en effet, j'ai développé l'idée des effets du trou noir, mais sur le thème du voyageur qui cherche des contrées non polluées par l'âme des hommes dans leur aspect "noirceur", pour que ce voyageur soit enfin serein dans son périple, puisque les étoiles (symbole poétique inaccessible de beauté et de pureté) n'ont pas en réalité mangé son (mon) coeur, mais mangé (ou aspiré, si tu veux) tout ce qu'il y a de noir en nous, pour y laisser une enveloppe vierge. Un coeur remis à neuf, pour repartir à zéro, comme dans l'Eden.
Pour la correction que tu demandes, cites-moi le titre du poème en question stp. Amitiés, Guillaume et à très bientôt. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Pour IVY :
Oui, je pense que tu dis qu'il me ressemble, dans le style d'écriture, sans doute (des titres et des thèmes un peu bizarres !!!!). J'aime bien ces petites folies. Je ne sais si j'ai le coeur - au sens figuré - suffisamment noble pour que les étoiles brillent plus fort. Ce serait vanité de l'affirmer d'ailleurs. Simplement, ma grande question est de savoir si je mérite les sentiments humains que je prétends posséder. Sans se prendre la tête, simplement prendre conscience de notre condition d'êtres humains, et faire la balance entre qualités mais aussi défauts. En tout cas, merci de cette gentille appréciation, toute poétique soit elle. Bisous, Ivy. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le dimanche 3 juillet 2016 à 16:01
elise · le mercredi 6 juillet 2016 à 09:09
Correction oblige
Ton cœur a vite été avalé par les étoiles car je n'ai pas vu passé ce beau mirage ou rêve au bon moment....
Rien que le titre, qui peut semblait au départ plein d’humour, m'a interpellé.
Très belle idée, à la fois lu comme une fable, un questionnement, une introspection sur des sentiments réels, irréels, évaporés ?
En tout cas ton cœur même mangé par des étoiles est fait de songes et de bien douces rêveries.
Un tableau très riche peint avec finesse.
Une belle pirouette dans la voie lactée avec quelques notes obscures et maléfiques.
«Que de sorciers ont essayé
Sous chaque latitude,
D’en capter la fortune,
Pour, à jamais
Se rendre invisibles et d'autres douces et errantes
Il est de bien maigres mirages
Qui conduisent nos vaisseaux
Vers des rivages désolés. »
quelques touches spirituelles pour tous les hommes de tous les continents.
Et voilà un magnifique voyage ou l’on a envie de passer à table !
La photo choisie est bien à propos.
Un best-seller seller pour moi ,vraiment que je digère très bien sans y laisser mon cœur.
Rattrape le tiens et promis je te le recouds .
Bien à toi,
Elise
ps: peux tu effacer le précèdent , c'est indigeste pour le coup !!:))
Micheline 1940 · le mercredi 6 juillet 2016 à 10:40
Votre appétit d'étoiles est un ravissement !
Je me suis aperçue à bord d'une Caravelle, sous des voiles gonflées aux mâts perçant le ciel, et le vent a chanté au creux de mon oreille, me berçant à loisirs pour d'heureux horizons. Se repaître d'étoiles, en voilà un doux songe, et, fort bien à propos, me revient en mémoire un rêve que je fis et que je décrivis dans " Immensité céleste » J’avalais des étoiles qui fondaient en ma gorge en une écharpe discontinue, et l’impression que me laissèrent ces sensations, sont encore tout autant fantastiques qu’incroyablement présentes ! Une fois de plus j’ai divinement voyagé sur vos ondes, et vous savez, d’un trait de plume, transporter vos lecteur dans un merveilleux imaginaire ! Merci, cher Philip, pour cet appel au songe, qui nous fait voyager heureux et enchantés !
Avec ma plus vive amitié,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 6 juillet 2016 à 13:56
Merci pour ton délicat commentaire, chère Elise (et merci pour le respect de ta propre correction orthographique, je n'en demandais pas tant ! :) )
Tu auras lu mes réponses aux premiers commentaires, et tu auras donc saisi ce que laissait entendre le titre de ce poème. Une sorte de régénération du coeur émotionnel. Et, oui, il y a en effet ce que tu appelles "quelques touches spirituelles", un peu universelles.
Un best-seller ? Tu veux dire que c'est un poème qui mérite d'être souligné ? Bah, perso, je pense que j'en ai écrit des plus profonds et plus "ciselés". Mais il est vrai qu'il fait partie de ces poèmes plutôt....inspirés. Alors je ne vais pas me plaindre (sourire !). Belle journée à toi, Elise. A bientôt. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Pour MICHELINE :
Merci, chère Micheline. Il est vrai que les vaisseaux des mers, sur lesquels je voyage poétiquement sont souvent des nefs anciennes. Vous y voyez un voyage en Caravelle. Symbole inconscient du souhait de découverte d'un.....Nouveau Monde ? Mais mes nefs ne parcourent pas que les océans. Les étoiles, aussi !
Votre rêve "d'étoiles avalées" est impressionnant. Une belle symbolique. Et puis, c'est une coïncidence en parallèle avec mon poème.
Merci pour votre délicate fidélité. Avec toute mon amitié partagée, Micheline. Philip
Pour GUILLAUME (pour ton 2ème commentaire) : je vais voir ça dès que j'aurai un peu de temps. Mais si petits conseils je te donne c'est en toute amitié et pas avoir le sentiment d'être un docte professeur ! :)
Amitiés, Guillaume. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Crayonnette · le jeudi 7 juillet 2016 à 09:33
Existent-ils encore ces bienheureux rivages où un bûcher d'amour a brûlé les préjugés ancestraux ancrés dans le cœur des hommes, terrain propice à leur croissance? Si on le retrouve un jour, on pourra le baptiser "liberté"...
Merci.
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 7 juillet 2016 à 10:10
Je crois qu'ils n'existent pas comme tels ces rivages. Mais, il est normal que l'on espère y aborder un jour. Ils nourrissent nos utopies. Ils peuvent être au rang de ce que l'on appelle communément "un monde meilleur".
Leur donner le nom de Liberté, oui j'approuve. Car la liberté, la vraie, appelle la paix et l'amour.
Si j'y accoste un jour, je te donnerai la longitude et la latitude pour que tous les gens comme toi puissent prendre le chemin de ces rivages. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
debbie · le jeudi 23 août 2018 à 14:45
Bel après midi
Amitié
Debbie
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.