A L'AUBE DE L'ETERNEL SILENCE

Qu’importe le ballet pétri de providence,
Des voiliers argentins courants sous les flots sourds.
Ici s’ébroue la vague et flanchent les pas lourds
De milliers d’albatros sous un ciel de Provence.
Sous le flambeau des vents fidèles et moqueurs,
Près des îles tannées par l’étreinte confuse
De la mer et du temps, un ciel pâlot s’excuse
Et s’embrase au couchant comme un astre rêveur.
Il est des mausolées,
Il est des sanctuaires.
Emprisonnant la clameur,
Effarouchant le Malheur.
Qu’importent ces marins dévoreurs de sirènes,
Qui, dans des bouges noirs, trembleront de l’éclair
Qui roule dans la tête en suppliant la chair
De faire cesser les cris des foudres indigènes.
Ils ne sont que Légende au parfum qui tremblote
Avant de s’effacer dans des rires ingrats.
Ici règne sans fin, parmi les scélérats,
Une auguste vertu qui abreuve la note.
Il est des minarets,
Il est des cathédrales,
Qui consument les peurs,
Et élèvent les cœurs.
Ainsi vivent les songes et les espoirs, et l’éternel silence…...
Illustration musicale : "The low spark of high-heeled boys" - Traffic
https://www.youtube.com/watch?v=rEZH0t5Yozw
Illustration : photo Philip, retravaillée
Des voiliers argentins courants sous les flots sourds.
Ici s’ébroue la vague et flanchent les pas lourds
De milliers d’albatros sous un ciel de Provence.
Sous le flambeau des vents fidèles et moqueurs,
Près des îles tannées par l’étreinte confuse
De la mer et du temps, un ciel pâlot s’excuse
Et s’embrase au couchant comme un astre rêveur.
Il est des mausolées,
Il est des sanctuaires.
Emprisonnant la clameur,
Effarouchant le Malheur.
Qu’importent ces marins dévoreurs de sirènes,
Qui, dans des bouges noirs, trembleront de l’éclair
Qui roule dans la tête en suppliant la chair
De faire cesser les cris des foudres indigènes.
Ils ne sont que Légende au parfum qui tremblote
Avant de s’effacer dans des rires ingrats.
Ici règne sans fin, parmi les scélérats,
Une auguste vertu qui abreuve la note.
Il est des minarets,
Il est des cathédrales,
Qui consument les peurs,
Et élèvent les cœurs.
Ainsi vivent les songes et les espoirs, et l’éternel silence…...
Illustration musicale : "The low spark of high-heeled boys" - Traffic
https://www.youtube.com/watch?v=rEZH0t5Yozw
Illustration : photo Philip, retravaillée
9 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 26 août 2016 à 18:59
"« ……dispersés et brouillés au gré des mots du vent/ Ignorant tout du ciel perché sur l’océan". Sortis de leur contexte ils feraient une merveilleuse conclusion à mon écrit. Hélas, ils me m'appartiennent pas !
Chezcris · le vendredi 26 août 2016 à 19:58
Magnifique poèmes que tu nous livre...
Bisous
Chezcris
Pierre · le vendredi 26 août 2016 à 23:18
beau poème !!! Amitiés, Pierre
( courant sous les flots )
guillaume · le samedi 27 août 2016 à 12:10
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 27 août 2016 à 18:14
Merci pour ton appréciation. J'ai fait le lien entre quelques mots griffonnés sur un bout de papier, qui furent le titre de mon poème (et faisant en sorte que "l'éternel silence" ne soit pas assimilé à....la mort !) et deux vers d'un autre poète qui, comme je l'explique m'ont toujours bluffé. Amitiés et bises. Philip
Pour PIERRE :
Eh bien, comme tu peux t'en douter, je cultive à fond l'éclectisme. Ce poème est aux antipodes d'un sujet plus rock 'n roll ! C'est pour moi, avec bonheur, le signe d'un renouveau (j'ai repris le piano, mon trip rock - revisitation de Woodstock ! - et une période d'inspiration riche. Avant le départ en vacances dans 10 jours. Merci encore et à bientôt. Amitiés. Philip
Pour GUILLAUME :
Oui, il y a, sous jacent, un aspect de la nature, et bien sûr la présence en filigrane de la mer et ses légendes. Mais sous un autre filigrane, le poème se veut rassembleur et pacifiste. A très bientôt. Amitiés, Guillaume. Philip
www.mespoemes.net/philipchevalier
elise289 · le mardi 30 août 2016 à 12:47
Un petit voyage du côté des océans et des mers déchainées...
un air un peu à la Baudelaire...
Cela me ramène à un classique :
" l'albatros" que j'affectionne particulièrement.
un faible pour cette magnifique strphe...belle inspiration fait d'embruns...
"Qu’importent ces marins dévoreurs de sirènes,
Qui, dans des bouges noirs, trembleront de l’éclair
Qui roule dans la tête en suppliant la chair
De faire cesser les cris des foudres indigènes. "
Je prend la mer ..donc à plus tard.
Amicalement,
Elise
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 30 août 2016 à 12:56
Voui, en effet, un petit accent baudelairien, tu as raison. Et pas du fait de la mention du célèbre "albatros". En fait, j'ai eu un doute sur la crédibilité de mes albatros, car dès lors où il y a peu de rimes en "ence", à "providence" je ne voulais pas quelque chose comme "évidence". J'ai donc choisi Provence et ça me convenait, ce petit rappel au paysages peints par Cézanne. Mais....il a-t-il des albatros dans le Midi ?????
Oui, les marins dévoreurs de sirènes, je les aime bien, un peu losers, un peu hallucinés. En fait, il y a aussi, dans mon poème un message important pacificateur et appelant à la tolérance et ce n'est pas au hasard que mes vers ont assemblés mausolées et sanctuaires, minarets et cathédrales...ayant vocation de faire fuir les peurs, de rassembler les coeurs, de faire taire les clameurs et faire reculer le malheur. L'éternel silence ? C'est la paix retrouvée.
Merci d'avoir aimé ce poème, ô fan ! :)
Amtiés, Elise. Philip
www.mespoemes.net/philipchevalier
ninette1952 · le jeudi 3 novembre 2016 à 09:56
j'ai mis mon blog ma vie en chansons
pour tous le monde j'ai changé les paramètres il n'est plus en privé
biz d'annie
merci pour tous tes commentaires si gentils
j'écoute ton lien
entente-parfaite.skyblog.com
mon blog anglo-saxonne des années yéyé mes préférées lol je vais m'y remettre
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 3 novembre 2016 à 11:52
Merci de passer de lire, de poèmes en poèmes. Délicate attention.
La gentillesse de mes commentaires ?
Elle me parait naturelle au regard de ton infinie douleur. Tu sais, je me donne aujourd'hui l'ambition de ma gentillesse et de mon empathie aux autres, sans calcul, aussi, peut-être lâchement pour exorciser mes douleurs, infiniment, très infiniment moindre que la tienne, tu sais. En lisant mes poèmes, nombre d'entre eux parle de ma vie ey de cette souffrance, masquée sous l'allégorie et la métaphore. Mais de cette lâcheté de me tourner vers l'autre au lieu de me tourner vers moi-même, j'en retire la récompense d'apporter ma mes mots peut-être d'infimes instant où la douleur s'atténue. Je béni alors la délicatesse que j'ai la faveur d'avoir. Bien à toi, Annie. Philip
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