SOUS LES TOITS DE PARIS (Repost)

SOUS LES TOITS DE PARIS
(à la manière de Paul Verlaine)
Sous les toits de Paris sont des secrets enfuis
Qui murmurent soudain des chansons, des refrains,
Que colporte la pluie quand vient tomber la nuit,
Pour se répandre enfin en sonnets et quatrains.
Votre âme est si futile, qu’elle fixe le pavé,
Contemple le ruisseau qui mire les nuées.
Sous les toits de la Ville, dans d’aimables taudis,
Les amants s’exaspèrent, de leur fièvre endormie.
La raison conquérante et le cœur alourdi,
Ils pleurent et se lamentent dans leurs maigres logis.
Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin.
Sous les vieilles mansardes, il est bien des chagrins,
Des cœurs bordés de hardes, dentelles endormies,
Qu’une chandelle éclaire tout comme un pâle écrin,
Comme un lent sortilège à l'allure ennemie.
Votre âme est incongrue de pleurer dans son coin,
Sans regarder les toits pour les prendre à témoin.
Frappant ces huis glacé, sauriez-vous retenir
Ces portes trop blessées d’ouvrir tant de secrets,
Quimper* aux souvenirs, ces cours à se ternir
Le cœur et les entrailles, de songes indiscrets.
Dans le las crépuscule, votre âme a dû pleurer
Jusqu’à l’aube maussade d’un fol hiver figé.
("quimper" est un vieux mot de français populaire, des faubourgs (on dirait aujourd'hui "d'argot") qui signifiait à peu près "refuser, ne pas céder")
(à la manière de Paul Verlaine)
Sous les toits de Paris sont des secrets enfuis
Qui murmurent soudain des chansons, des refrains,
Que colporte la pluie quand vient tomber la nuit,
Pour se répandre enfin en sonnets et quatrains.
Votre âme est si futile, qu’elle fixe le pavé,
Contemple le ruisseau qui mire les nuées.
Sous les toits de la Ville, dans d’aimables taudis,
Les amants s’exaspèrent, de leur fièvre endormie.
La raison conquérante et le cœur alourdi,
Ils pleurent et se lamentent dans leurs maigres logis.
Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin.
Sous les vieilles mansardes, il est bien des chagrins,
Des cœurs bordés de hardes, dentelles endormies,
Qu’une chandelle éclaire tout comme un pâle écrin,
Comme un lent sortilège à l'allure ennemie.
Votre âme est incongrue de pleurer dans son coin,
Sans regarder les toits pour les prendre à témoin.
Frappant ces huis glacé, sauriez-vous retenir
Ces portes trop blessées d’ouvrir tant de secrets,
Quimper* aux souvenirs, ces cours à se ternir
Le cœur et les entrailles, de songes indiscrets.
Dans le las crépuscule, votre âme a dû pleurer
Jusqu’à l’aube maussade d’un fol hiver figé.
("quimper" est un vieux mot de français populaire, des faubourgs (on dirait aujourd'hui "d'argot") qui signifiait à peu près "refuser, ne pas céder")
11 commentaires
louis · le jeudi 20 octobre 2016 à 10:18
Agréable complément à la célèbre chanson " sous les ponts de Paris"
Amitiés.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 20 octobre 2016 à 11:28
Ah bonjour, Louis. Ca me fait bien plaisir de te lire.
Oui, les ponts de Paris font partie tout autant du paysage familier de la ville que les toits. Et en effet, il y a un petit quelque chose entre mon humble poésie et cette grande et éternelle chanson. Merci infiniment pour ton commentaire Louis. Avec toute mon amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le jeudi 20 octobre 2016 à 16:09
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 21 octobre 2016 à 07:59
Hello, Guillaume, fidèle ! Eh bien non, pas influencé. Ce poème est un repost. Un de mes premiers poèmes sur le site, une série sur Paris. Epoque où je mettais du "spleen" (pas de la noirceur), dans beaucoup de mes poèmes (j'étais sous influence de Baudelaire, lol !). Aujourd'hui, même si parfois il y a encore du spleen, mon style a évolué (à l'image de mes Rock Story. Info : dans mes rock story, nous arriverons fatalement à Bowie, mais nous ne sommes qu'aux débuts du rock....ça va seulement être le tour d'Elvis !). Amitiés, Guillaume. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
elise289 · le vendredi 21 octobre 2016 à 10:11
pause poétique..Sous les toits de Paris, une superbe idée ce poème!
et 1 compliment!
cette phrase me fait résonnance:
Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin
j'ai connu le petit logis sous les toits de Paris et découvert d'en haut PARIS.
La nuit je regardait par ma petite lucarne le ciel étoilé et transformait les toits de Paris en "montagnes de ciel"
comme dans ton poème, j'imaginait les gens.Certains seuls, certains en train de rêver , d'autres à s'aimer , à jouer, à ce chamailler il y avait un musicien juste en face qui faisait du violon vers 22h et j'avais plaisir à l'écouter
j'étais seule dans ma petite chambre de bonne , comme on dit mais tellement bien quand venait le soir dans cette solitude poètique .
STOP au " feed back"!!
Bravo pour ce poème "vue d'en haut"
Amicalement,
elise
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 21 octobre 2016 à 11:45
Pierre · le vendredi 21 octobre 2016 à 12:12
un imper à Quimper par un automne
pluvieux donc moins jeune !!! Amitiés
Philip (JARDIN DE LUNE) · le samedi 22 octobre 2016 à 04:17
Mais cependant - et cela n'altère point tes jeux de mots, le mot de vieil argot populaire se prononce "quimpé" et non "quimpèr". Pas grave. C'était juste une précision. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domidom · le mardi 25 octobre 2016 à 17:06
je reviendrai...
Bisous, Domie
Isabelle · le vendredi 7 juillet 2017 à 23:47
Comme d'habitude l'illustration est sublime, merci du partage
Beau W-end
Mes amitiés
Isabelle :-)
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 9 juillet 2017 à 17:44
Merci Isabelle, d'avoir parcouru mes pages et d'avoir atterri ici, sur ce poème.
C'est ma vision toujours un peu romantique et "spleeneuse" de ce Paris que j'aime tant, même si j'adore les grands espaces, la mer....
Bonne fin de week-end, à toi.
Amitiés poétiques. Philip
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