L'infâme renoncement des jours de cendre

Aux confins de mon cœur, près des lacs, près des dunes,
Près des cieux insoumis, saurais-je rendre enfin
A mon fatal destin, mes rimes importunes,
Où j’implorais en vain, pour ultime destin,
Un impossible honneur venu de mes chimères,
Qui n’avaient de raison qu’un pauvre éclat trop pâle,
Sous les vents obscurcis par de froides prières.
Il faudrait être fou pour mériter l’escale.
Pourtant vers quel chemin mes yeux désespérant
Oseront se tourner pour séduire les anges ?
La faim m’a égaré sous un jour méprisant,
Et sans me consoler, j’enterre mes louanges.
De ces jours foudroyés et de ces nuits de lave
Je garderai l’empreinte à jamais déchirée,
Des astres calcinés où la dernière épave,
Dévore son chaos, maudissant l’Asmodée.
Comment saurais-je encor accrocher ta lumière,
Prétendre remercier un ciel noir, sans mérite,
Respirer la dérive où ma sotte frontière
Ne garde que le goût d’un rêve sans limite.
Et sous la cendre infâme où gronde encor ma nuit,
Mon âme somnambule obligera mon corps
A fracasser ses os, les jeter dans le puit.
L’amertume est farouche où le pardon s’endort.
………………………………………………………
Dans le renoncement des jours de cendre,
Mon cœur terni n’est plus à vendre.
(photo : Philip. Rivière tranquille en Ecosse sous un ciel chagrin)
Près des cieux insoumis, saurais-je rendre enfin
A mon fatal destin, mes rimes importunes,
Où j’implorais en vain, pour ultime destin,
Un impossible honneur venu de mes chimères,
Qui n’avaient de raison qu’un pauvre éclat trop pâle,
Sous les vents obscurcis par de froides prières.
Il faudrait être fou pour mériter l’escale.
Pourtant vers quel chemin mes yeux désespérant
Oseront se tourner pour séduire les anges ?
La faim m’a égaré sous un jour méprisant,
Et sans me consoler, j’enterre mes louanges.
De ces jours foudroyés et de ces nuits de lave
Je garderai l’empreinte à jamais déchirée,
Des astres calcinés où la dernière épave,
Dévore son chaos, maudissant l’Asmodée.
Comment saurais-je encor accrocher ta lumière,
Prétendre remercier un ciel noir, sans mérite,
Respirer la dérive où ma sotte frontière
Ne garde que le goût d’un rêve sans limite.
Et sous la cendre infâme où gronde encor ma nuit,
Mon âme somnambule obligera mon corps
A fracasser ses os, les jeter dans le puit.
L’amertume est farouche où le pardon s’endort.
………………………………………………………
Dans le renoncement des jours de cendre,
Mon cœur terni n’est plus à vendre.
(photo : Philip. Rivière tranquille en Ecosse sous un ciel chagrin)
9 commentaires
Ivy · le mercredi 28 décembre 2016 à 13:35
Un texte aussi chagrin que ce ciel Écossais; mais fort et prenant !
Sunny smiles!
Bises
guillaume · le mercredi 28 décembre 2016 à 14:58
Oscar O. · le mercredi 28 décembre 2016 à 23:35
Beau poème mélancolique que j'ai relu plusieurs fois.
D'après la photo postée, you are in scotland, le pays de mon guitariste préféré Mark Knopfler (Dire Straits) et aussi grand auteur compositeur.
A bientôt
Amicalement
http://www.mespoemes.net/oscaro/
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 29 décembre 2016 à 09:15
Pour GUILLAUME :
Non l'Ecosse n'a rien de sinistre, rassure-toi. Mais les Highlands, magnifiques, sont des terres un peu désolées, en ce sens où la densité de population est très très faible. L'on se sent parfois presque oppressé devant cette "désertitude". C'est comme si l'on était seul sur une autre planète. Amitiés. Philip
Pour OSCAR :
Bonjour Oscar. Tu tombes donc dans ma période "poèmes spleen et donc mélancolique" ! Il y en aura des "normaux" et même des musicaux.
Oui, c'était l'Ecosse. Ah Mark Knopfler, ce guitariste bluffant !!!! A très bientôt, Oscar, et merci d'être passé me lire. Amicalement. Philip
(www.mespoemes.philipchevalier)
SHINE · le vendredi 30 décembre 2016 à 07:45
I LIKE IT...
NO WORDS TO DISCRIBE WHAT I FEEL IN THIS INSTANT
WELL DONE LITTLE BROTHER.
IL Y'A UNE CERTAINE TRISTESSE ENTRE LES LIGNES QUE J ARRIVE A PERCEVOIR ET SENTIR,
Comment saurais-je encor accrocher ta lumière,
Prétendre remercier un ciel noir, sans mérite,
Respirer la dérive où ma sotte frontière
Ne garde que le goût d’un rêve sans limite.
la lumière dont tu parle,est bien la en toi et devant toi,alors ne ferme pas les zeuils garde les bien ouvert.
amicalement shine
guillaume · le samedi 31 décembre 2016 à 18:13
Micheline 1940 · le dimanche 1 janvier 2017 à 06:52
Mille bons Voeux pour la Nouvelle Année !
Votre toujours bien amicale amie,
Micheline.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 1 janvier 2017 à 07:24
Thank you so much, lil' sister. Your words, full of intuition and feeling are like a wrapped light for my heart. Ma lumière, si je la capte, tu sais bien qu'elle n'est pas pour moi, mais pour les autres. Amitiés bien chères. Philip.
Pour GUILLAUME :
Merci mon ami. Les meilleures choses au monde pour toi en ce premier jour de l'année.
Pour MICHELINE :
Bien chère Micheline. Très touché, sincèrement, par ces mots que vous me dédiez aux toutes premières heures de cette année. Un cadeau, dites-vous, mon amie ? Rien que des mots, de pauvres mots parfois, qui n'ont de prix que la sincérité qu'ils portent. Et, la vie étant tellement dure, et nombre d'ami(e)s du site le savent et hélas le vive sous différents aspects, je n'aurai que l'orgueil de penser que, sur notre cher site, mes mots se veulent humble reflet d'un peu de générosité de coeur que personne ne pourra me retirer.
Mille bons voeux à vous aussi Micheline. Et à bientôt pour encore de beaux échanges où nous essayerons de faire vivre, avec nos mots, ce que vous appelez "la pure Beauté". Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le lundi 2 janvier 2017 à 21:43
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.