Comme ces ombres amères (repost)
Aux pénultièmes nuits, j’irai de mon pas lourd
Ensevelir mes cris en attendant le jour
Où, d’avoir trop séduit ce hasard sans atour
Viendront fiévreux, meurtris, nos ténébreux contours.
Et quand dans les temples, périront assoiffés,
Nos calices défunts, abandonnés au Temps,
Pour tragique exemple, leurs cris las, étouffés,
Comme un sinistre emprunt, résonneront longtemps.
Ces nuées ferventes aux formes effacées
Anobliront mes pas d’une infâme avilance,
Pour gravir la pente, loin, jusqu’à la nausée,
Jusqu’au dernier trépas, la trop perfide alliance.
Au pénultième orgueil je choisirai mon sort
Quand ces blêmes païens oseront ravauder
Leurs crimes et leurs deuils, danser avec la Mort
Ivres comme des chiens qui se sont brocardés.
………………………………………………………………………………………….
La nuit m’a oublié, déjà le jour se lève
Et je m’endors enfin……
Comme dans un songe surgit trop tôt, voici que viennent à mon âme ces
Quelques vers de Gérard de Nerval :
« Mais si pendant longtemps, comme une image vaine,
Mon ombre t'apparaît... oh ! Reste sans effroi :
Car mon ombre longtemps doit te suivre, incertaine
Entre le ciel et toi ».
Ensevelir mes cris en attendant le jour
Où, d’avoir trop séduit ce hasard sans atour
Viendront fiévreux, meurtris, nos ténébreux contours.
Et quand dans les temples, périront assoiffés,
Nos calices défunts, abandonnés au Temps,
Pour tragique exemple, leurs cris las, étouffés,
Comme un sinistre emprunt, résonneront longtemps.
Ces nuées ferventes aux formes effacées
Anobliront mes pas d’une infâme avilance,
Pour gravir la pente, loin, jusqu’à la nausée,
Jusqu’au dernier trépas, la trop perfide alliance.
Au pénultième orgueil je choisirai mon sort
Quand ces blêmes païens oseront ravauder
Leurs crimes et leurs deuils, danser avec la Mort
Ivres comme des chiens qui se sont brocardés.
………………………………………………………………………………………….
La nuit m’a oublié, déjà le jour se lève
Et je m’endors enfin……
Comme dans un songe surgit trop tôt, voici que viennent à mon âme ces
Quelques vers de Gérard de Nerval :
« Mais si pendant longtemps, comme une image vaine,
Mon ombre t'apparaît... oh ! Reste sans effroi :
Car mon ombre longtemps doit te suivre, incertaine
Entre le ciel et toi ».
10 commentaires
guillaume · le mardi 14 février 2017 à 13:17
domidom · le mardi 14 février 2017 à 13:57
(La nuit m'a oublié, déjà le jour se lève, et je m'endors enfin)...
C'est un peu le quotidien de ma vie, d'où une grande fatigue que je ne parviens plus à surmonter actuellement...
Bisous Domie
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 14 février 2017 à 14:42
Oh, désolé si ce repost te rappelle ta fatigue, ma Domie. Pris par le temps, j'ai remis un ancien poème (mais, sniff, je n'en ai pas trop d'anciens qui sont joyeux !). Je vais m'y remettre avec un poème plus gai. Gros bisous à toi et repose-toi bien, Domie. Philip
Pour GUILLAUME :
Merci Guillaume, oui mais ce sont encore des vers chargés de spleen !
(j'ai encore pris du retard sur tes poèmes, mais t'inquiète, je vais rattraper ça !) Amitiés, Guillaume. Philip
euphonie · le mardi 14 février 2017 à 16:32
Pas gaie
le deuxième quatrain je l'aime beaucoup
Les fantômes hantent nos nuits de nos tourments et c'est pour cela que le sommeil est long à venir
Belle fête à toi et Susan
Gros bisous
Om
Marie
Oscar O · le mercredi 15 février 2017 à 10:02
Un beau texte un peu mélancolique.
"Pour gravir la pente, loin, jusqu’à la nausée,".
Toutes ces ombres amères qui nous suivent même la nuit et qui nous hantent jusqu'à que le jour se lève.
Bien à toi.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/oscaro/
Lucille · le jeudi 16 février 2017 à 16:53
Philip (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 16 février 2017 à 17:53
Chère Lucille, j'espère que tu vas bien et je suis très heureux de ton retour et de la gentillesse de ton commentaire. Cela me touche. Je peux confirmer pour Domie.
Je n'ai pas oublié la belle aventure de notre poème commun sur le Saint-Laurent et la Seine, et tu sais que je t'avais proposé d'écrire un autre poème commun. Je t'écrirai un mail demain pour te demander si tu as du temps devant toi pour cette nouvelle aventure poétique. Je te dis à très bientôt, et te remercie du fond du coeur pour la gentillesse de tes appréciation. Avec toute ma sincère amitié, Lucille. Philip.
(www.mes poèmes.net/philipchevalier)
Pour Oscar etEuphonie : un petit mot, par politesse. Par manque de temps, en ce moment, j'ai juste le temps de commenter Lucille, mon amie du Québec qui est très occupée.
Je vous commente demain, promis. Amitiés. Philip
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 18 février 2017 à 11:03
Bonjour Oscar. C'est le texte de Gérard de Nerval (dont j'ai cité quelques lignes à la fin de mon poème) qui m'avait inspiré cet écrit. Bon, mon poème est dans un style un peu "forcé" dans le genre sombre, je le reconnais. J'aurais peut-être dû en choisir un autre à re-poster en attendant l'inspiration. Mais tu semble avoir aimé. Eh bien...merci à toi ! Amitiés. Philip.
Pour MARIE (Euphonie) :
Merci d'être passée, Marie. Oh, oui, comme je l'ai dit à Oscar, le texte est un peu sombre. Mais il n'est pas le reflet de mon état d'esprit du moment. Je l'ai puisé dans ma liste de poèmes de 2011.
Enfin, c'est juste un poème, hein ? Belle journée et gros bisous à toi. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Omar · le jeudi 13 juillet 2017 à 00:07
Un beau poème avec une mélancolie qui convient à mon âme. Merci pour ce partage que j'ai aimé.
Amicalement
Omar
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 13 juillet 2017 à 12:41
Wa alaykoum salam, Omar.
Merci d'être passé sur ce poème et d'avoir aimé.
Oui il y a une trame doucement mélancolique dans mes vers, mais une douce mélancolie, sans regrets...
Juste un peu de ce que l'on appelle "le spleen".
Ca ne m'étonne pas, découvrant ta poésie, que ces vers "conviennent à ton âme".
Amitiés, Omar. Philip
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