HANNAH

Tu t’appelais Hannah.
Hier encore, je ne savais rien de toi.
Je t’ai juste imaginée comme un cœur brûlant de fièvre,
Qui aima un jour plus que de raison ;
Et donna un matin sa lumière, avant de partir.
Soudain j’ai rêvé tes rivages.
Comme on rêve un lointain présage
Qui vivait dans mon âme, depuis la toute première aurore.
Elle a gardé de toi ton sourire,
Je le devine,
Et le regard si doux, comme une pâle étoile
Qui pourtant, dans un geste sacré
A su réchauffer mes jours glacés,
En abandonnant à sa nuit
Ce qui lui restait de soleil
A se glacer le corps,
Pour mieux me consoler.
Mère, qui a aimé au-delà des frontières,
Dont je devinais la silhouette
Et ne pouvais mettre un nom sur ton visage,
En balbutiant, éperdu d’espoir,
Des mots qui formaient ton nom,
Emportés par le vent,
Les nuits lourdes témoignent
Des douleurs et des joies
Qu’a traversé ton enfant.
Car elle te ressemble, je le sais.
Et moi le pauvre écrivain,
Avant de te connaître, je te donnais
Mille noms couleur de cœur ou d’étoiles.
Je murmurai ton nom en m’appliquant
A choisir ces mots que moi seul faisais pleurer.
Tu étais Martha, tu étais Sarah,
Et tu étais ces matins somnambules,
Où je t’inventais
Comme le peintre qui ébauche en tremblant
Les doux contours d’une âme.
Et maintenant, Hannah, ton nom résonne
Comme une vie qui embrase la mienne.
Mère, toi qui a souffert pour avoir tant aimé,
Regarde ton enfant,
Elle a trouvé sa lumière,
Apaisée.
Et, même sous la pluie,
Elle étendra sa prière
Au pauvre enfant qui grelotte,
En chantant des éclats de soleil,
Quand le ruisseau de la rue
Baigne ses pieds
Aux martyres pas,
Hier incertains, aujourd’hui pleins de force.
Ne cherche plus l’Infini dans les Cieux,
Je l’ai trouvé dans ses yeux.
Ne cherche plus, mon cœur,
Son nom m’a apaisé.
Illustration musicale
https://www.youtube.com/watch?v=LjJ9TDdQUdY
Illustration : montage Philip (la mère et le papillon)
Hier encore, je ne savais rien de toi.
Je t’ai juste imaginée comme un cœur brûlant de fièvre,
Qui aima un jour plus que de raison ;
Et donna un matin sa lumière, avant de partir.
Soudain j’ai rêvé tes rivages.
Comme on rêve un lointain présage
Qui vivait dans mon âme, depuis la toute première aurore.
Elle a gardé de toi ton sourire,
Je le devine,
Et le regard si doux, comme une pâle étoile
Qui pourtant, dans un geste sacré
A su réchauffer mes jours glacés,
En abandonnant à sa nuit
Ce qui lui restait de soleil
A se glacer le corps,
Pour mieux me consoler.
Mère, qui a aimé au-delà des frontières,
Dont je devinais la silhouette
Et ne pouvais mettre un nom sur ton visage,
En balbutiant, éperdu d’espoir,
Des mots qui formaient ton nom,
Emportés par le vent,
Les nuits lourdes témoignent
Des douleurs et des joies
Qu’a traversé ton enfant.
Car elle te ressemble, je le sais.
Et moi le pauvre écrivain,
Avant de te connaître, je te donnais
Mille noms couleur de cœur ou d’étoiles.
Je murmurai ton nom en m’appliquant
A choisir ces mots que moi seul faisais pleurer.
Tu étais Martha, tu étais Sarah,
Et tu étais ces matins somnambules,
Où je t’inventais
Comme le peintre qui ébauche en tremblant
Les doux contours d’une âme.
Et maintenant, Hannah, ton nom résonne
Comme une vie qui embrase la mienne.
Mère, toi qui a souffert pour avoir tant aimé,
Regarde ton enfant,
Elle a trouvé sa lumière,
Apaisée.
Et, même sous la pluie,
Elle étendra sa prière
Au pauvre enfant qui grelotte,
En chantant des éclats de soleil,
Quand le ruisseau de la rue
Baigne ses pieds
Aux martyres pas,
Hier incertains, aujourd’hui pleins de force.
Ne cherche plus l’Infini dans les Cieux,
Je l’ai trouvé dans ses yeux.
Ne cherche plus, mon cœur,
Son nom m’a apaisé.
Illustration musicale
https://www.youtube.com/watch?v=LjJ9TDdQUdY
Illustration : montage Philip (la mère et le papillon)
14 commentaires
Euphonie · le dimanche 26 février 2017 à 17:39
On dirait une lithanie, une prière
J'ai ressenti ton émotion en te lisant
Bravo Philip
Je me suis dit que bébé est là
Gros bisous à toi
Om
Marie
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 26 février 2017 à 17:43
Merci Marie. Oui, il y avait beaucoup d'émotion en écrivant ce poème en prose, d'une seule traite. C'est juste quelque chose de personnel, un hymne à la mère, à la douceur, à la lumière que savent parfois apporter les êtres.
Un poème très intime, presque comme un secret. De ces mots où, dans la simplicité du coeur, je suis le plus authentique et le plus reconnaissant. Des mots mille fois plus profonds à mon coeur que le temps passé à inventer mes légendes indiennes.
Merci pour ce ressenti d'émotion, Marie. Et gros bisous à toi. Philip
guillaume · le dimanche 26 février 2017 à 22:28
mespoemes.net/bluegirl · le lundi 27 février 2017 à 00:06
Bises, Lola.
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 février 2017 à 06:19
Merci, Guillaume. Oui il y a ici l'ode à la mère protectrice, à ce qu'elle porte de meilleur en elle et à ce qu'elle transmet.
Amitiés, Philip.
Pour LOLA :
Merci Lola. Et reviens avec plaisir relire mes vers s'ils t'apaisent. Le poème est plus complexe qu'il n'y parait, très pudique en fait, personnel et est un hommage à des mots ou des regards de mère que la vie m'a permis de croiser, à défaut du souvenir d'une mère trop fugitif. Au passage, l'écriture libre, sans le carcan de la versification m'a permis plus "d'envolée", je veux dire par là plus d'authenticité et de coeur. Bises. Prends soin de toi, Lola. Philip.
Shine · le lundi 27 février 2017 à 09:37
coco · le lundi 27 février 2017 à 10:23
Oscar O. · le lundi 27 février 2017 à 10:58
Très beau poème et hommage à toutes les mères.
"Ne cherche plus l’Infini dans les Cieux,
Je l’ai trouvé dans ses yeux."
Bravo pour commencer la semaine.
Amicalement
http://www.mespoemes.net/oscaro/
domidom · le lundi 27 février 2017 à 12:02
A bientôt, bisous, Domie
Ivy · le lundi 27 février 2017 à 12:06
Bises
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 février 2017 à 13:26
Merci pour tes mots, ma si chère petite soeur qui, pas à pas sait me guider, me faire rire, être soeur ou mère, amie, douceur. Ce que tu dis "le paradis est sous les pieds de la mère" est tiré d'un très beau hadith que je connais. Honorer la mère est quelque chose de sacré pour moi, qui ai si peu connu la douceur de la mienne. Merci d'être là, chaque jour, de me faire comprendre tant de choses et me rendre meilleur.
A toi, Shana. Forever. God bless you. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 février 2017 à 13:49
Merci d'avoir aimé ce poème dans lequel j'ai voulu mettre du sens et du coeur. C'est sans doute ce qui le rend joli et sensible, à défaut d'être magnifique !!!
(Ps : qui es tu ? Quel est ton nom ou pseudo sur mespoemes.net pour me permettre d'aller te lire ?). Bien cordialement à toi. Philip
Pour OSCAR :
Merci Oscar. Oui c'est un poème hommage. C'est pour cela que j'ai abandonné ici les alexandrins et la rime pour écrire quelque chose de spontané, donc de profond.
Des ami(e)s poètes que je connais personnellement m'ont parlé un jour avec émotion de ces mères où pères qu'ils avaient perdu. J'ai voulu écrire quelque chose à la fois de pudique mais de profondément humain. Merci d'avoir cité la fin de mon poème, ce sont les mots les plus beaux, et ils ont un sens particulier, fait de gratitude.
A très bientôt, cher Oscar. Philip
Pour IVY :
La première des émotions fut celle que j'ai ressenti en écrivant ces vers, ma chère Ivy. Il est de ces poèmes, pas forcément les mieux soignés, dans l'écriture, mais que l'on ressent comme étant les plus beaux parce qu'ils viennent du coeur. Merci d'avoir aimé. Bises. Philip
Pour DOMIE :
Merci Domie. La profondeur des mots tu l'a ressenti peut-être car tu as compris qu'il s'agissait de ces écrits qui pour moi sont les plus authentiques. Et dans ce cas, qu'importe la forme ou les maladresses de l'écriture, le coeur transcende les mots et les habille de lumière (enfin, soyons modeste, juste la lumière que nous ressentons).
Mais c'est drôle Domie, tu ressens de mon poème "un sens étrange" et un sentiment "inexplicable". Le poème est-il si marquant que cela. Tu m'expliqueras ton ressenti en public ou en privé, si tu le souhaite. En attendant, je mets la main à la pâte pour finir ce que tu sais. Et te fais de gros bisous. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
aurorefloreale · le dimanche 5 mars 2017 à 10:48
Bon Dimanche serein!
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 5 mars 2017 à 17:25
Merci mon amie. Oui, la délicatesse est essentielle pour moi. Sans délicatesse je ne peux voir la beauté du monde et des sentiments. Belle semaine à toi, qui se profile à l'horizon. Amitiés, Aurore. Philip
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