L'éphémère envie du silence

Sous des cieux abhorrés qui enflamment parfois
Nos haillons et nos cris comme un bruyant présage,
Je traçais mon chemin vers un nouveau rivage
Où le goût de mon or s’égare quelquefois.
D’évasions en pardons, ma chanson plus inepte
Que mon songe inconnu, caracole et se froisse
Au premier vent qui meurt comme une infâme poisse
Qui colle et puis qui cogne à l’œil lourd de l’adepte
Empêtré d’idéal qui ne pourra noyer
Un seul instant mon cœur, sans craindre la révolte.
Ma gaîté qui s’endort implore la récolte
Insensée d’un silence au goût de plaidoyer.
Et, vaguement je tremble et voudrais déployer
Ces ailes endormies qui dans la nuit livide,
Pour un rêve éphémère à l’ombre translucide,
Ne demandent à l’Instant qu’un souffle à monnayer.
Un silence éternel aux parfums de désastres
Ne saurait, à mon cœur, remplacer la prière
Effarouchée d’un soir apprêté de chimère
Et suffire à pleurer sous l’éclat lent des astres.
Illustration musicale : Valse romantique (Debussy)
https://www.youtube.com/watch?v=8Z0vejrZsf4
Illustration : Photo Philip – « paysage mélancolique »
Nos haillons et nos cris comme un bruyant présage,
Je traçais mon chemin vers un nouveau rivage
Où le goût de mon or s’égare quelquefois.
D’évasions en pardons, ma chanson plus inepte
Que mon songe inconnu, caracole et se froisse
Au premier vent qui meurt comme une infâme poisse
Qui colle et puis qui cogne à l’œil lourd de l’adepte
Empêtré d’idéal qui ne pourra noyer
Un seul instant mon cœur, sans craindre la révolte.
Ma gaîté qui s’endort implore la récolte
Insensée d’un silence au goût de plaidoyer.
Et, vaguement je tremble et voudrais déployer
Ces ailes endormies qui dans la nuit livide,
Pour un rêve éphémère à l’ombre translucide,
Ne demandent à l’Instant qu’un souffle à monnayer.
Un silence éternel aux parfums de désastres
Ne saurait, à mon cœur, remplacer la prière
Effarouchée d’un soir apprêté de chimère
Et suffire à pleurer sous l’éclat lent des astres.
Illustration musicale : Valse romantique (Debussy)
https://www.youtube.com/watch?v=8Z0vejrZsf4
Illustration : Photo Philip – « paysage mélancolique »
11 commentaires
guillaume · le mercredi 8 mars 2017 à 16:34
guillaume · le mercredi 8 mars 2017 à 16:36
rivaudais · le mercredi 8 mars 2017 à 18:51
euphonie · le mercredi 8 mars 2017 à 21:27
elle cherche la libération, elle voudrait s'envoler loin du monde de l'instant, mais il faut le subir la noirceur du présent
J'ai aimé particulièrement l'avant dernier quatrain.
Bisous Philip
OM
Marie
claude · le mercredi 8 mars 2017 à 22:19
Moi, je vais prendre le temps et déguster ce texte avec le recul tout en l' analysant car dans la poésie de Philip, en grattant sous le ' beau vernis ' de sa plume, on trouve encore des choses plus intenses, plus cachées et qui ne demandent qu' à être plus découvertes.
Un texte à lire et relire avant de s' endormir ( ou même dans la journée aussi ) pour mieux le comprendre en le disséquant.
Non ce texte n' est pas éphémère et il n' est surtout pas à passer sous silence.
Bien à toi
claude
aurorefloreale · le vendredi 10 mars 2017 à 08:41
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 10 mars 2017 à 09:31
Merci pour ton compliment si gentil, Aurore. Oui tu as bien compris, quand tu parles de la nécessité d'expressions forte, parfois, dans ma poésie. Mes poèmes sont souvent remplis de métaphore. Je suis en train d'en écrire un sur l'Irlande....et il sera métaphorique tout autant que descriptif aussi. Amitiés et bises, Aurore. Philip
Pour CLAUDE :
Merci à toi aussi, Claude, fidèle ami poète, pour la gentillesse de ton propos.
Oui, je peux confirmer qu'il y a souvent plein de choses "intenses et cachées" dans ma poésie. Je complèterai en disant que l'impression que peut donner ma poésie n'a en effet de mérite non pas d'un talent particulier, si ce n'est, au nom de la longue passion de la littérature en général et de la poésie en particulier, d'aimer écrire juste ce qu'il faut, au choix, comme mes écrivains et poètes du moment m'inspirent. Pour clore un long débat qui dure depuis 5 ans, je ne veux pas avoir la vanité de dire que je sais écrire "à la manière de...." tous les maîtres, mais parfois, au gré de mon inspiration, je me sens plus Baudelaire, au Nerval ou Verlaine....
Ce sont juste de petits exercices de style.
Amitiés, Claude. Philip
Pour EUPHONIE (MARIE) :
Oui, c'est un peu ça la thématique de mon poème, qui vagabonde par-ci par-là ! Le titre, aussi long que non conventionnel m'est venu soudain, alors, il ne me restait plus qu'à broder dessus. Bises à toi. Philip
Pour RENE (Rivaudais) :
Merci mille fois, René. N'en rajoute point trop, quand même, mon ami !!!!
Les références musicales (classiques, mais aussi rock ou musiques du monde), c'est normal, la musique a toujours été ma grande passion et j'ai le bonheur de la pratiquer. Le romantisme ? Ouiiii, bien sûr, tout le monde sait que je suis un grand romantique ! Encore merci, cher René. Et à bientôt. Amitiés. Philip.
Pour GUILLAUME :
Merci à toi. J'ai essayé une fois de plus d'écrire un poème avec juste une jolie musique des mots
(ps : j'ai encore des po-mes àtoi sur lesquels je ne suis pas encore passé !)
Amitiés, Guillaume. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
DIDOU · le vendredi 10 mars 2017 à 15:51
Merci philipp de berg
amitié didou
domidom · le vendredi 10 mars 2017 à 21:01
A plus, je t'embrasse, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 11 mars 2017 à 11:31
Merci d'être passé chez moi, Didou. Oui, tu as décrit tout ce qui participe à l'apaisement. Et, à la faveur de ton com' une idée me vient : mais oui, le titre d'un célèbre succès de Simon et Garfunkel : "the sound of silence".
Amitiés, Didou. Philip
Pour DOMIE :
Merci d'avoir aimé, une fois de plus, ce petit poème. Oui tu as raison, mon quatrième quatrain est sympa. J'ai dû y mettre plus de coeur et d'émotion que les autres. Bisous. Philip
debbie · le jeudi 5 avril 2018 à 15:45
Belle fin de journée
Amitié
Debbie
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