L'abbaye des vents (le moulin d'Alphonse Daudet)

(A Alphonse Daudet, au pied de son moulin)
Comme un infini dans les cieux,
Où l’azur et le soleil convoitent
Le vent audacieux,
J’écris, le cœur chiffonné,
Ces lettres vagues au parfum de Provence.
Ô poète, ton âme de gandin des terres
battues par les légendes,
A l’étourdissante envie
De fouler les lavandes,
S’étend comme l’aube
Qui a réveillé ton cœur.
Comme un infini dans les cieux,
Les rimes de ton moulin miroitent
Sur le chant capricieux
De tes yeux embrasés,
Comme des aquarelles aux couleurs de Provence.
Ô poète, près de Vincent* ou attendant
La visite de ton voisin Frédéric**,
Tout dégringolé de Maillane**,
Comme le mistral s’invite en vainqueur,
Tu prendras ta plume et dessineras
Une à une les ailes
De ton moulin chéri,
Abbaye des Vents
D’où surgiront
Ces lettres que tu n’as pas encore écrites.
Comme un infini dans tes yeux,
D’Arlésienne en meunier au cœur d’or,
Tu nous inviteras au rêve.
Mais doucement, poète, car….
« Fai pas bon travaia quand la cigalo canto »
(Il ne fait pas bon de travailler quand la cigale chante)
(En souvenir d’une promenade au moulin de Daudet
avec mon ami Loïc)
* Vincent Van Gogh (qui vécut tout près à Arles)
** le poète Frédéric Mistral (Maillane était son village)
Illustration : photos Philip (le moulin d’Alphonse Daudet)
Illustration musicale : « inspiration provençale »
https://www.youtube.com/watch?v=KuPxY5jpCKw
Comme un infini dans les cieux,
Où l’azur et le soleil convoitent
Le vent audacieux,
J’écris, le cœur chiffonné,
Ces lettres vagues au parfum de Provence.
Ô poète, ton âme de gandin des terres
battues par les légendes,
A l’étourdissante envie
De fouler les lavandes,
S’étend comme l’aube
Qui a réveillé ton cœur.
Comme un infini dans les cieux,
Les rimes de ton moulin miroitent
Sur le chant capricieux
De tes yeux embrasés,
Comme des aquarelles aux couleurs de Provence.
Ô poète, près de Vincent* ou attendant
La visite de ton voisin Frédéric**,
Tout dégringolé de Maillane**,
Comme le mistral s’invite en vainqueur,
Tu prendras ta plume et dessineras
Une à une les ailes
De ton moulin chéri,
Abbaye des Vents
D’où surgiront
Ces lettres que tu n’as pas encore écrites.
Comme un infini dans tes yeux,
D’Arlésienne en meunier au cœur d’or,
Tu nous inviteras au rêve.
Mais doucement, poète, car….
« Fai pas bon travaia quand la cigalo canto »
(Il ne fait pas bon de travailler quand la cigale chante)
(En souvenir d’une promenade au moulin de Daudet
avec mon ami Loïc)
* Vincent Van Gogh (qui vécut tout près à Arles)
** le poète Frédéric Mistral (Maillane était son village)
Illustration : photos Philip (le moulin d’Alphonse Daudet)
Illustration musicale : « inspiration provençale »
https://www.youtube.com/watch?v=KuPxY5jpCKw
12 commentaires
rivaudais · le mardi 25 avril 2017 à 23:02
guillaume · le mercredi 26 avril 2017 à 10:42
euphonie · le mercredi 26 avril 2017 à 11:34
Un poème où les vers sont des images qui font chanter et rêver au paysage.
Sur le chemin de St Jacques les cigales nous faiaient la fête en chanant tous les matins.
Poème douceru
Om
Bisous
Marie
Loïc · le mercredi 26 avril 2017 à 16:30
En forme libre, ton poème passe très bien, surtout la strophe "O poète..." . Eh ! On se sent libre en Provence, ou pas ?
Pour les cigales, il n'y en avait pas beaucoup, mais dans la mesure où il faut d'abord qu'elles naissent, c'est normal. Pas grave, on le refera un jour d'été, avec cri-cris et lavandes (qu'il est interdit de "fouler", au passage). Il y a dans la zone de quoi être inspiré à tout endroit... Bien joué en tous cas pour cette atmosphère daudesque.
Take care !
http://www.mespoemes.net/cellox
aurorefloreale · le mercredi 26 avril 2017 à 17:42
On ne peut qu'évoquer avec prestance ces jolies stances à la saveur de la Provence, merci je m'y sens baignée au milieu de ses senteurs divines!!!
Martine (mots doux,mots d'Où ) · le mercredi 26 avril 2017 à 19:34
claude · le mercredi 26 avril 2017 à 22:05
peut pas dire que ta poésie bat de l' aile.
Je vois que tu as toujours le vent en poupe pour écrire.
J' en profite pour saluer Loïc au passage.
Loïc grand défenseur de la lavande, du romarin et du thym. et il a raison.
Je le remercie de s' être '' foulé "" (pour reprendre son expression) d' un commentaire.
bises à vous deux
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 27 avril 2017 à 08:25
Merci d'avoir aimé ce petit poème, René.
Merci, en quelques lignes, d'avoir "casé' tout un raccourci de la Provence et de Daudet.
Un seul détail : Loïc m'avait bien prévenu = à cette époque de l'année, les cigales (les "cri-cri" comme nous les appelons) dorment encore ! Bah, nous les avons imaginées ! Ah, oui, je sais, il n'y a ni cigals ni lavande en Bretagne, mais elle est si belle, aussi. Amitiés, René. Prends soin de toi. Philip.
Pour GUILLAUME :
Merci pour tes compliments, Guillaume.
Oui, musical ! Il le fallait un peu pour la tonalité de mes vers. Dame, nous sommes en Provence ! Parfaite maîtrise de la langue ? Mouais, faut le dire vite.
Mais quant à convier tous mes ami(e)s poètes à la table de la convivialité et de la poésie, oui !!!! A bientôt, cher Guillaume. Amitiés. Philip.
Pour MARIE :
Merci Marie. Tu sais combien j'aime le Nord, mais....il n'y a ni lavandes, ni cigales, tu comprends ! :)
Donc, mes yeux ont traduit en poésie, quelques jours après, ce qu'ils ont vu ! Amitié et à très bientôt. Bisous. Philip.
Pour LOIC :
Vé, Loïc, coume vai ? balin-balan !
Oui, on se sent libre dans ta Provence (dans l'Ardèche aussi, un ami poète comprendra !).
Eh oui, j'ai rectifié le tir pour les ami(e)s : ce n'était pas encore la saison des cigales, dans ton beau pays !
Atmosphère daudesque ? C'était pas difficile à se mettre dans l'ambiance, hein, puisque tu as fait la balade avec moi, au pied du moulin de Daudet et des alentours.
Si tu veux faire la balade à Feyssenheim avec moi, la prochaine fois, nous seront dans une autre ambiance, genre "crépuscule du nucléaire". Moins chantant, certes.
Allez, couleigo, a reveire !
(pour ceux qui ne le sauraient pas, Loïc habite en Provence....mais n'est pas du tout natif de là-bas !!!!!!). Philip.
Pour AUROREFLOREALE :
Merci, Chantal. Pareil, dans ta Belgique, point de lavande ni de cigales. Il te faut aller sur place ou imaginer.
Il semble que mes vers t'ont permis d'imaginer. C'est bien !
Je te rajoute, à ma réponse, un bouquet de lavande ! Amitiés et belle journée à toi (sans cigale, mais je l'espère avec un beau soleil sur la Belgique). Philip
Pour MARTINE :
Tu as raison, Martine, et tant mieux si mes modestes vers donnent envie d'écouter ces cantiques.
Je te souhaite une belle journée ensoleillée à Lyon.
Mais, les lyonnais sont plus chanceux, question position géographique : vous n'êtes pas loin de la Provence, par rapport à Paris où au Nord. Je le sais bien puisque, pour descendre, j'ai traversé ta ville. Et passé la lugubre Feyzin, j'ai presque l'impression, soudain, de changer de paysages. Amitiés, Martine. Philip.
Pour CLAUDE :
Eh, l'ami, on a donc failli se voir ! (avec ta gratte en plus, Smoke on the water et Shine on you...., auraient été magiques !). Ce sera partie remise.
Ouiiiii, Mistral gagnant, une chanson que j'adore (on l'interprétait avec notre chanteuse). Les moments passés avec Loïc furent supers, comme toujours.
Il me mit en garde de ne pas trop fouler au pied sa belle nature provençale.
Amitiés, Claude et à bientôt Philip
domidom · le jeudi 27 avril 2017 à 11:59
Je ne connais pas du tout la Provence, pourtant, j'adore le parfum de la lavande....
Grâce à ce merveilleux poème, j'ai pu imagé ce moulin et ses alentours, et c'est très joliment décris...
Que veux-tu mon pauvre Philip, à part les Antilles, et la Charente Maritime, je ne connais que la Touraine et la Vienne, bien peu de chose en réalité, vos poésies aux uns , aux autres me font voyager un peu, c'est déjà ça....
A plus, Bisous, Domie...
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 27 avril 2017 à 12:26
Je suis heureux de t"avoir fait voyager, Domie. Autant ta Touraine est belle, je dois dire que la Provence est un enchantement. Je te souhaite de la découvrir un jour (mais les Antilles et Oléron, c'est quand même très sympa !).
Pour le poème, j'ai donc eu le plaisir de visiter avec Loïc, le célèbre moulin d'Alphonse Daudet, point de départ de ses fameuses "lettres de mon moulin". L'ambiance était garantie, et rentré à Paris, ces paysages gravés dans ma mémoire, il ne m'a pas été difficile d'écrire le poème (surtout qu'il est en libre !).
Gros bisous et à bientôt, Domie. Philip.
Micheline 1940 · le vendredi 28 avril 2017 à 05:04
Mille bonnes pensées pour vous, cher ami, et à bien vite vous lire !
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 28 avril 2017 à 07:04
Bien chère Micheline. Je suis heureux d'avoir enchanté quelques courts instants de votre journée (ou plutôt de l'aube !) avec mon poème.
Oui, la Provence est merveilleuse.
J'avais oublié Pagnol. Mais il est plutôt du côté de Marseille !
Je connaissais plus, comme vous le savez, l'arrière-pays niçois et cannois (Grasse, etc...) pour y avoir passé enfance et jeunesse...et je n'ai vraiment découvert la Provence, il n'y a quatre ans, avec notre ami Loïc. Ah, Provence merveilleuse ! Mille amitiés, chère Micheline. Philip.
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