JIMMY DEAN

Il rêvait de chevaux sauvages
Sous les étés tièdes de l’Indiana*.
Mais sous d’autres latitudes,
On ne meurt pas de certitudes
Mais ses autres mortitudes
Ne consolaient pas ses solitudes.
Alors, sous l’ivresse rugueuse
De son adolescente rebelle,
Il partait conquérir un lambeau
De gloire, à l’éphémère éclat.
Roi capricieux, si jeune à l’énervance**
Farouche et au cœur de paille,
Tu ne pourras jamais approcher
Sans t’être déjà brulé,
Tes soleils trop inconstants,
Qui aveuglaient ta raison.
Tu étais un géant, sous ta fureur de vivre***,
Mais tu étais l’enfant que je n’ai jamais été.
Alors Jimmy Dean, panse tes blessures,
Elles n’ont que le parfum fané
Des vieilles pellicules qui figent à jamais,
Sur nos silver screens défunts,
L’instant si dérisoire,
De nos rêves enterrés.
* James Dean est né à Marion, dans l’Indiana
** énervance et mortitude sont bien entendu des néologismes !
*** La fureur de vivre et Géant sont deux des quatre films que James Dean tourna dans sa courte carrière.
Illustration : photo Philip (portrait of Jimmy Dean, Los Angeles, 1998)
Illustration musicale : « Géant – mourir comme lui », Renaud Hantson, « la légende de Jimmy
https://www.youtube.com/watch?v=B0scZAZrjWY&list=RDB0scZAZrjWY#t=2
Sous les étés tièdes de l’Indiana*.
Mais sous d’autres latitudes,
On ne meurt pas de certitudes
Mais ses autres mortitudes
Ne consolaient pas ses solitudes.
Alors, sous l’ivresse rugueuse
De son adolescente rebelle,
Il partait conquérir un lambeau
De gloire, à l’éphémère éclat.
Roi capricieux, si jeune à l’énervance**
Farouche et au cœur de paille,
Tu ne pourras jamais approcher
Sans t’être déjà brulé,
Tes soleils trop inconstants,
Qui aveuglaient ta raison.
Tu étais un géant, sous ta fureur de vivre***,
Mais tu étais l’enfant que je n’ai jamais été.
Alors Jimmy Dean, panse tes blessures,
Elles n’ont que le parfum fané
Des vieilles pellicules qui figent à jamais,
Sur nos silver screens défunts,
L’instant si dérisoire,
De nos rêves enterrés.
* James Dean est né à Marion, dans l’Indiana
** énervance et mortitude sont bien entendu des néologismes !
*** La fureur de vivre et Géant sont deux des quatre films que James Dean tourna dans sa courte carrière.
Illustration : photo Philip (portrait of Jimmy Dean, Los Angeles, 1998)
Illustration musicale : « Géant – mourir comme lui », Renaud Hantson, « la légende de Jimmy
https://www.youtube.com/watch?v=B0scZAZrjWY&list=RDB0scZAZrjWY#t=2
3 commentaires
Pierre · le mercredi 7 juin 2017 à 22:34
poème !!! Je suis en train de lire "James
Dean le Rebelle" de David Dalton !!!!
Amitiés , Pierre
Shine · le samedi 10 juin 2017 à 05:24
Un bel hommage qui vient d'un poète digne de ce nom...honorer la mémoire de James Dean ,c 'est le remercier pour tous ce qu'il a donné de son vivant au cinéma hollywoodien ....
Bel écrit brother...
Amitiés,shana
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 12 juin 2017 à 14:09
Too young to die !
Amitiés. Philip
Pour SHANA :
Hi, sweet little sister !
J'aime James Dean, tu le sais. Il n'a fait que quatre films. Etait-ce du grand Art ?
Il sortait de l'Actor Studio.
Never mind, nous étions trop jeunes pour vibrer à sa personnalité rebelle, mais cette comète est restée dans la légende, et a marqué l'histoire du cinéma hollywoodien.
Bisou-bisou, Shana. Amitié fraternelle. Philip
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