Sinfonia per una madona (repost)

La parole qui peint pourrait-elle suffire
Pour lire dans mes yeux l’immensité fébrile
Annonçant un salut que rien ne peut réduire ?
Dans mes yeux inspirés, ma fièvre est infantile.
Dans le matin obscur, la Foi et la Lumière
Ont envahi mon cœur et d’un regard mordant
Qu’un lent souffle accablé de folie singulière
Déposait sur ma vie, je sondais le Couchant.
Dans l’éclat murmurant que fait l’adieu du jour,
Une beauté farouche embrasait ma paupière.
Et je me retournais, pour un dernier détour,
En gardant le frisson d’une âme singulière.
De pourpre et de jasmin, quand Judée se confesse,
L’ardente souveraine apaise son époux.
Le real innocent abrège sa détresse.
N’a-t-il vaincu sa peur en tombant à genoux ?
Et dans le soir mystique aux furieuses torpeurs,
Comme un noir vagabond dans Florence endormie,
Comme un pauvre innocent abjurant ses candeurs,
J’irais d’un pas tremblant, calmer ma frénésie.
(Variation mystique et contemplatrice
à partir du sublime tableau de Pierro della Francesca
« Maria-Magdalena » - illustration)
Pour lire dans mes yeux l’immensité fébrile
Annonçant un salut que rien ne peut réduire ?
Dans mes yeux inspirés, ma fièvre est infantile.
Dans le matin obscur, la Foi et la Lumière
Ont envahi mon cœur et d’un regard mordant
Qu’un lent souffle accablé de folie singulière
Déposait sur ma vie, je sondais le Couchant.
Dans l’éclat murmurant que fait l’adieu du jour,
Une beauté farouche embrasait ma paupière.
Et je me retournais, pour un dernier détour,
En gardant le frisson d’une âme singulière.
De pourpre et de jasmin, quand Judée se confesse,
L’ardente souveraine apaise son époux.
Le real innocent abrège sa détresse.
N’a-t-il vaincu sa peur en tombant à genoux ?
Et dans le soir mystique aux furieuses torpeurs,
Comme un noir vagabond dans Florence endormie,
Comme un pauvre innocent abjurant ses candeurs,
J’irais d’un pas tremblant, calmer ma frénésie.
(Variation mystique et contemplatrice
à partir du sublime tableau de Pierro della Francesca
« Maria-Magdalena » - illustration)
13 commentaires
rivaudais · le samedi 4 novembre 2017 à 23:12
Philip (Jardin de Lune · le dimanche 5 novembre 2017 à 05:59
Oh non, René, je ne me serais jamais permis !!!! Tu as dû faire une fausse manipulation. Ben, remet ton petit commentaire, surtout s'il était sympa !!!
Amitiés et à bientôt. Philip
joey de provence · le dimanche 5 novembre 2017 à 06:57
Philip (Jardin de Lune · le dimanche 5 novembre 2017 à 08:17
Coucou, Joey.
Merci d'être passé et d'avoir aimé mon poème. Il est vrai que mes poèmes sont un peu alambiqués, car j'attache de l'importance à la musique des mots. C'est un peu bête, car on peu écrire de belles choses avec des mots simples. Mais je ne me changerai pas, hélas !
Encore merci. Beau dimanche à toi.
Amicalement. Philip.
Naeja · le dimanche 5 novembre 2017 à 09:28
entre Homère et Platon ! Réincarnation ?
toujours heureux de te lire
Amitiés Naeja
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 5 novembre 2017 à 10:46
Salut Naeja ! Euh, si je pouvais me réincarner entre tous ces gens qui sont mes vrais mentors (on y rajoutera les philosophes des Lumières....+ les grands poètes) je serais vraiment comblé !
Amitiés. Philip.
Isabelle · le dimanche 5 novembre 2017 à 15:53
Un petit moment de détente à te lire cet ap-midi! On aimerait presque confier notre vie à cette jolie illustration, le regard de ce tableau est interrogateur, j'aime beaucoup!
Merci de ce beau partage
Bonne fin de journée
Amitiés
Isabelle :-)
taia · le lundi 6 novembre 2017 à 08:55
Votre sensibilité devant l'art ne reste pas stérile ; merci pour avoir partagé; je lis avec grand plaisir tous vos poèmes, soit pour leur musicalité que pour le contenu. Bonne inspiration. Amitiés
taïa
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 6 novembre 2017 à 13:00
Oui, tu as raison, les oeuvres de Pierro della Francesca ont toutes une douceur et une profondeur qui portent à l'interrogation...et à la confidence.
En l'occurence, il a mis en scène ici, Marie-Madeleine, et il y avait de quoi écrire un poème !!!!
J'ai eu le privilège, dans le cadre de la création de deux vitraux, venant s'insérer dans une opération de restauration de douze autres vitraux classé, lors de la restauration d'une église classée, de proposer le choix d'un vitrail représentant Maria-Magdalena, à l'architecte des Monuments Historiques (devenu un ami) et avec l'accord....de l'Evêque. Le maître verrier s'était surpassé et le vitrail est d'une facture qui fait penser au tableau de della Francesca. Merci si ce tableau t'as inspiré, Isabelle. Belle journée. Philip.
Pour TAIA :
Oui, même si quand j'ai peu de commentaires, cela me comble.
C'est que, beaucoup de mes poèmes sont écrits avec sensibilité.
Oh non, je ne suis pas insensible à l'Art.
Tous les Arts font partie de mon environnement plus spirituel qu'intellectuel. J'aime être le témoin de la Beauté, parfois à l'état pur.
Oui, tu as remarqué que la musicalité des mots a pour moi beaucoup d'importance. Je te souhaite un belle journée Taia. Amitiés. Philip.
domidom · le mardi 7 novembre 2017 à 15:50
Mais bon, moi et les souvenirs....Je ne reconnais même plus mes propres écrits, comment pourrais-je me souvenir de ceux des autres, quelquefois, ces pertes de mémoire me font peur...
Pour en revenir à ce poème je l'ai adoré, par contre je me pose une question, (quand as-tu écrit un aussi pur classique?) juste une petite faute de prosodie et encore, de nos jours, on ne peut plus appeler ce détail , une faute de prosodie....
Je reste bouche bée devant une aussi belle lecture et surtout devant tant de beauté...
Je t'embrasse...
Au plaisir, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 7 novembre 2017 à 18:49
Quand je l'ai écrit ? Il y trois ans, je crois.
Oui, j'avais dû me concentrer sur la prosodie avec plus d'attention !
Cependant, d'ailleurs, je n'ai pas trouvé l'erreur que tu évoques ????
Car je sais que dans le précédant poème j'ai fait un hiatus et là, je n'ai pas eu le courage de modifier !!!!
Pour ce qui est de la tonalité de ce poème, oui, j'y ai mis de la beauté et bien sûr de la spiritualité.
Gros bisous Domie. A bientôt. Philip
domidom · le jeudi 9 novembre 2017 à 14:41
Bisous, Domie.
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 10 novembre 2017 à 13:20
Merci pour ta précision.
Oui, c'est vrai, cela heurte peut-être les puristes, mais les "nouveaux classicisants" font fi, en effet de la diérèse.
Sans doute parce de nos jours, musicalement, cela heurte parfois l'oreille sur certains mots.
Pourtant il m'arrive, en récitant certains poème classique de nos grand auteurs, de prononcer avec ravissement la diérèse.
Beau week-end (et bien entendu très occupé !!!) qui s'annonce. Gros bisous. Philip.
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