Dans le silence où se confond le jour

Je courais en silence au soir mélancolique,
Récitant mon serment au vent venu des plaines.
La pluie comme compagne et mon cœur amnésique
Sur le pavé trempé les voix semblent lointaines.
Quand, pareille aux sournois et pâles byzantins,
La foule des loups gris, jaillissant du néant
Emporte dans ses pas, ses monstrueux matins,
Nos couronnes d’espoir s’en vont à l’océan.
Dans le silence blême où se confond le jour,
Mon regard est Lumière et mes mains rêvent d’or,
Pour peindre aux infinis, le délicat contour
Des horizons nacrés dans leur précieux décor.
---------------------------------------------------------------------------
Ainsi fuyaient les jours, dans ces boucles de vie qui font l’Eternité.
Illustration : photo Philip – Lake Junaluska, Appalachian moutains (North Carolina)
Illustration musicale : « Brumes »
https://www.youtube.com/watch?v=47Urxp9lGJ4
Récitant mon serment au vent venu des plaines.
La pluie comme compagne et mon cœur amnésique
Sur le pavé trempé les voix semblent lointaines.
Quand, pareille aux sournois et pâles byzantins,
La foule des loups gris, jaillissant du néant
Emporte dans ses pas, ses monstrueux matins,
Nos couronnes d’espoir s’en vont à l’océan.
Dans le silence blême où se confond le jour,
Mon regard est Lumière et mes mains rêvent d’or,
Pour peindre aux infinis, le délicat contour
Des horizons nacrés dans leur précieux décor.
---------------------------------------------------------------------------
Ainsi fuyaient les jours, dans ces boucles de vie qui font l’Eternité.
Illustration : photo Philip – Lake Junaluska, Appalachian moutains (North Carolina)
Illustration musicale : « Brumes »
https://www.youtube.com/watch?v=47Urxp9lGJ4
15 commentaires
mariepaule · le jeudi 12 avril 2018 à 14:15
Un poème qui nous méne à une grande souffrance.
Marcher droit devant soi, ne plus rien voir et réciter au vent son message de vie.
Qui lui, le prend dans son souffle et le disperce dans l'air
Les loups tout est négatid en cet enstant.
Puis soudain, arrive la lumière, la joie le regard revit, le monde renaît..
J'adire le troisième quatrain peut être pour sa renaissance...
Bisous Philip
Om
Marie
debbie · le jeudi 12 avril 2018 à 14:24
Récitant mon serment au vent venu des plaines. La pluie comme compagne et mon cœur amnésique Sur le pavé trempé les voix semblent lointaines. " Cette partie me touche beaucoup par sa profondeur. Bien au delà des mots il y a l'émotion que ces vers provoquent et qui sont suspendu sur un fil à la lecture. Bravo super bien réussit. ! Et la fin qui vient mettre un rayon de soleil sur le poème avec le regard qu'y s'illumine et devient lumière. Merci de ce beau partage Philip Et Joli morceau de guitare !!!! J'adore ! Et la dernière phrase à la toute fin arrive pour nous emmener dans une grande réflexion de la vie.
Bel après midi
Amitié
Debbie
Rêveuse · le jeudi 12 avril 2018 à 18:45
même si s'en échappe une profonde mélancolie, et ces images inquiétantes de loups gris...ceux de na nuit peut être? Ceux qui dévorent les rêves?
Une course éperdue et puis tout doucement renait l'Aurore, la lumière dans tes yeux et au fond de ton coeur
Très belle guitare, bref une lecture très prenante et émouvante, une poésie que j'aime!
belle soirée avec mon amitié Philip!
susan* Coquelicot * · le vendredi 13 avril 2018 à 06:29
Un poème au démarrage triste, où seul sous la pluie, tu évoques les loups en précisant qu’ils sont gris, cette couleur représente la tristesse, mais aussi une certaine sérénité …Quant aux loups, ils évoquent la peur, lorsque l’on est enfant, nous parlons toujours du méchant loup !
Mais avec l’arrivée du soleil, une nouvelle journée arrive où jaillissent les belles couleurs de la vie !!!
De bien jolis vers sur le temps qui passe bien trop vite…
Bisous.
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 13 avril 2018 à 06:37
Ah c'est vrai, le poème, au premier abord n'est pas spécialement joyeux.
En fait, il reprend la partie versifiée que je mettais dans mes épisodes de Martha. Hors contexte, le poème ici, peut devenir peu compréhensible.
Ce pendant, comme tu l'as souligné, ainsi que mes premiers commentateurs la dernière partie du poème montre que le fond n'est pas pessimiste. Bisous Marie, et belle journée qui commence. Philip
Pour DEBBIE :
"Mots silencieux et mélancoliques" !
Le ressenti est bien choisi. En lisant le commentaire qui précède, que j'ai fait à Marie, tu auras donc eu confirmation que l'intention du poème n'a rien de pessimiste ou de fondamentalement triste. Et puis, c'est un peu mon style, non ? Amitié et belle journée. Philip
Pour REVEUSE :
Bonjour, Rêveuse. Oui, juste de la mélancolie - c'est un peu ma "patte" romantique.
Ah comme les autres ami(e)s tu t'interroge un peu à propos des loups gris. L'image m'est venue comme ça.
Pas vraiment une métaphore. Un contexte d'écriture automatique, sans doute, l'espace d'un instant ?
La course n'était pas forcément éperdue, mais la quête de Lumière (la fin du poème) était cependant présente.
Je te souhaite une belle journée, Rêveuse. Amitié. Philip.
debbie · le vendredi 13 avril 2018 à 06:52
Très belle journée à toi Philip
Amitié
Debbie
susan* Coquelicot * · le vendredi 13 avril 2018 à 07:02
Un poème au démarrage triste, où seul sous la pluie, tu évoques les loups en précisant qu’ils sont gris, cette couleur représente la tristesse, mais aussi une certaine sérénité …
Quant aux loups, ils évoquent la peur, lorsque l’on est enfant, nous parlons toujours du méchant loup !
Mais avec l’arrivée du soleil, une nouvelle journée arrive où jaillissent les belles couleurs de la vie !!!
De bien jolis vers sur le temps qui passe bien trop vite…
Bisous.
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 13 avril 2018 à 07:09
Ah, toi aussi tu a vu la tristesse à laquelle succède l'approche de la lumière.
Alors, ces vers seraient-ils donc encore une large métaphore avec un fond psychanalytique ? Peut-être ?
Ah, tu y as vu également, une allusion au temps qui passe? A notre insu. Oui, c'est vrai, le vers orphelin évoque "les jours qui fuient".
Mais il faut savoir que ces vers étaient inclus dans un épisode de ma nouvelle "Martha" et le concluait. Et cet épisode était une sorte de flashback dans un récit qui se déroulait aux portes de la période qui allait douloureusement déchirer l'Europe : la 2ème guerre mondiale et surtout, avant, la montée du nazisme avec ce que cela allait entrainer.
Bisous. Philip.
cecel · le vendredi 13 avril 2018 à 10:01
Subitement (au dernier quatrain), tout bascule et on ne l’espérait plus. C’est magique. L’espoir renaît et tout devient idyllique. On n’est plus dans le même monde. Ai-je manqué un épisode en m’assoupissant, en ayant refermé le livre, conscient d’une fin savamment présentée.
Tes vers sont très forts et chaque mot choisi avec pertinence. Merci Philip pour cette lecture et pourtant, il me manque quelque chose, un quatrain supplémentaire à insérer entre le deuxième et le troisième. Que s’est-il passé ? Est-ce à moi d’imaginer cette transition magique ?
Merci Philip
Amitiés.
Marcel
http://www.mespoemes.net/cecel
marcelnav45@gmail,com
cecelnav45.fr (en cours)
milesscots · le vendredi 13 avril 2018 à 13:27
Portez vous bien !
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 13 avril 2018 à 13:49
Merci, chère Miles, pour ta fidélité à me lire. Oui, c'est à peu près l'esprit de ces quelques vers. Tu l'as bien décrit en disant "triste mais pas vraiment triste". Ces vers déteignent un peu sur la tonalité "spleen" de beaucoup de mes poèmes, sans que je ne sois personnellement triste.
A bientôt. Take it easy and take care, Miles. Amitiés. Philip
Pour CECEL :
Merci pour ta longue analyse de mon poème, cher Cécel.
Est-une fuite, est-ce une fatalité. Je ne peux te dire, c'est un écrit imaginaire, juste avec une etite touche surréaliste.
Non, tu n'as pas manqué un épisode (sourire !)
Ah c'est intéressant : Selon toi, il manquerait un quatrain, et à tel endroit précis du poème.
Cela va me permettre un petit travail de réflexion et pourquoi pas, l'écrire !
Bien, prof' ! Je vais m'y appliquer.
Avec toute mon amitié. Bien à toi.
Philip
nisti · le vendredi 13 avril 2018 à 18:06
Tu nous régales, encore une fois. Cette coulée de mélancolie est vraiment magnifique, mais surtout, je retiens ton premier quatrain. Je me permet de te citer :
Je courais en silence au soir mélancolique,
Récitant mon serment au vent venu des plaines.
La pluie comme compagne et mon cœur amnésique
Sur le pavé trempé les voix semblent lointaines.
"La pluie comme compagne" Wow
Amitiés, Nisti
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 15 avril 2018 à 07:39
Salut Nisti, oui, je fais toujours, régulièrement dans le style mélancolique, le mode "spleen" je l'ai pratiqué dans l'écriture depuis que j'ai découvert Baudelaire dans ma jeunesse. Oui "la pluie comme compagne" c'était pas mal dans le genre (sourire). Amitiés, Nisti. Philip
worrell02 · le lundi 30 avril 2018 à 10:52
C'est la nuit et le jour sur ton site en ce moment.
Les vers sortent par la pluie et le beau temps.
Mais qu'il pleuve, qu'il vent
Tes écrits sont toujours un enchantement !
Bises pluvieuses de la Beauce.
Smile. Ivy
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 30 avril 2018 à 12:59
En fait, je n’ai pas une inspiration si débordante que ça, en ce moment et mes poèmes sont construits à partir d’idées un peu disparates, écrites sur mes petits bouts de papier. Je ne pense pas trop me renouveler car si le thème est différent, le style lui n’en est que trop reconnaissable.
Là est le vrai travail que je dois accomplir, de varier mes ambiances pour pouvoir me renouveler un peu. Même si l’on a ma gentillesse d’apprécier mes écrits.
A bientôt. Kissous. Philip
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