Les jardins de Jupiter (repost)

Les survivants :
Ils marchent sans dormir, ni même se plaindre
Quand les vents du Grand Nord soudain se réveillent,
En regardant le Ciel, sans même le craindre.
Tournés vers Jupiter, comme ils s’émerveillent !
Là-bas sur Jupiter :
Galet de l’infini, planète en floraison,
Aux archipels de feu, quand le Centaure meurt,
Quand l'astre vient crier, au torrent des saisons,
Le froid rougeoie ses lacs, comme un profanateur.
Le hâle cousu d’or que charrient tes marées,
S’échappe en suppliant tous ces rêves sans noms,
La planète et son corps vont bientôt dévorer
Comètes, maelstroms, même le lumignon.
Les survivants :
De nouveau ils ont vu les signes, les effrois,
Quand la nuit défaille, quand le matin n’est plus,
Quand les tombeaux renvoient les os brisés de froid
Dans le halo du temps, pour tromper l’Absolu.
Là-bas sur Jupiter :
Fabuleuse étincelle en partance pour Dieu,
Qui dissipe le noir sans un souffle de Mort,
Quand Saturne, ta sœur, frémit de ses adieux,
En secouant sans fin, ses anneaux en renfort ;
Les cieux vont éclater, comme un miroir sans tain,
Les formes s’effacent, le Néant s’installe,
Silence et voluptél, quand vient le lendemain,
Quand le temps s’écroule, l’Univers s’emballe.
Les survivants :
Et plus que quelques pas, trouver le refuge,
Contempler le ballet à des milliers de lieux,
Prier et recueillir les eaux du déluge,
Et repartir au loin en Terre du Milieu.
Ils marchent sans dormir, ni même se plaindre
Quand les vents du Grand Nord soudain se réveillent,
En regardant le Ciel, sans même le craindre.
Tournés vers Jupiter, comme ils s’émerveillent !
Là-bas sur Jupiter :
Galet de l’infini, planète en floraison,
Aux archipels de feu, quand le Centaure meurt,
Quand l'astre vient crier, au torrent des saisons,
Le froid rougeoie ses lacs, comme un profanateur.
Le hâle cousu d’or que charrient tes marées,
S’échappe en suppliant tous ces rêves sans noms,
La planète et son corps vont bientôt dévorer
Comètes, maelstroms, même le lumignon.
Les survivants :
De nouveau ils ont vu les signes, les effrois,
Quand la nuit défaille, quand le matin n’est plus,
Quand les tombeaux renvoient les os brisés de froid
Dans le halo du temps, pour tromper l’Absolu.
Là-bas sur Jupiter :
Fabuleuse étincelle en partance pour Dieu,
Qui dissipe le noir sans un souffle de Mort,
Quand Saturne, ta sœur, frémit de ses adieux,
En secouant sans fin, ses anneaux en renfort ;
Les cieux vont éclater, comme un miroir sans tain,
Les formes s’effacent, le Néant s’installe,
Silence et voluptél, quand vient le lendemain,
Quand le temps s’écroule, l’Univers s’emballe.
Les survivants :
Et plus que quelques pas, trouver le refuge,
Contempler le ballet à des milliers de lieux,
Prier et recueillir les eaux du déluge,
Et repartir au loin en Terre du Milieu.
11 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 15 juin 2018 à 07:15
Amitiés à toutes et à tous. Philip.
La Mouche Nounouche · le vendredi 15 juin 2018 à 10:55
https://www.youtube.com/watch?v=N1Itk_M6ebs
Amitiés Yves
debbie · le vendredi 15 juin 2018 à 12:51
" Là-bas sur Jupiter : .
Fabuleuse étincelle en partance pour Dieu,
Qui dissipe le noir sans un souffle de Mort,
Quand Saturne, ta sœur, frémit de ses adieux,
En secouant sans fin, ses anneaux en renfort ; " Et le troisième quatrain m'a bien pu aussi. Mais je confirme un peu de confusion pour moi .mais c'est propre au fantastique ! Mais il y a pleins de jolis vers ici et là qui m'ont beaucoup plu.
Bel après midi Philip
Amitié
Debbie
domidom · le vendredi 15 juin 2018 à 15:56
Je vais peut-être moi aussi me mettre à poster des anciens poèmes, ma vie est devenue tellement compliquée, pas facile de poétiser en de telle condition....Mais bon...
Je t'embrasse, Domie
mariepaule · le vendredi 15 juin 2018 à 18:14
La partie jupiter j'aime beaucoup...
En lisant je voyais des êtres marchant vers la lumière..
chercja,t la porte de la qui les conduiraient vers une autre destinée, plus joyeuse...
Il faut toujours mourir pour renaître vers un meilleur...
Beau week end, repose toi bien
Bisous
Om
Marie
milesscots · le dimanche 17 juin 2018 à 13:29
"Galet de l’infini, planète en floraison,
Aux archipels de feu, quand le Centaure meurt,
Quand l'astre vient crier, au torrent des saisons,
Le froid rougeoie ses lacs, comme un profanateur" cette partie surtout, la façon dont c'est écrit est splendide !
Dites moi, qu'est ce qui vous l'a inspiré ?
Bon dimanche
Miles
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 18 juin 2018 à 07:07
Merci d'avoir aimé ces vers, Yves.
En transposant à l'époque mes personnages "quelque part ailleurs", à l'autre bout de la Galaxie, aussi, il y avait une allégorie, je pense, à tous ces "survivants" qui trainent leurs lourds destins, chaque jour, sur une Terre trop souvent égoïste ou aveugle.
Amitiés et belle semaine. Philip
Pour DEBBIE :
Bonjour Debbie. Tu as raison, si les mots sont…."jolis" dans quelques association et malgré un thème sous-jacent, que j'évoque ci-dessus à Yves, le poème était confus, et j'en avais conscience. Alors, il ne reste que la musique des mots. Ca, je sais faire (sourire). Amitiés et belle semaine à toi. Philip
Pour DOMIE :
Coucou, Domie. A c'est gentil d'avoir pris du temps pour passer me lire. Alors, comme ça, tu avais aimé ce poème, quand je l'avais posté pour la première fois ? J'en suis heureux car ce n'est pas le plus réussi, loin s'en faut. Oui, comme il y a plein de nouveaux amis sur le site, tu as de quoi leur faire connaître tes anciennes poésies. Ils apprécieront, et ça ne prend que deux minutes pour les reposter. Bon courage, et belle semaine à toi, Domie. Gros bisous. Philip.
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 18 juin 2018 à 07:14
Pour MARIE :
Coucou Marie. Oui, bien sûr, ce poème est aussi, mystérieux, parce que le thème garde sa part de confusion et l'action ne se passe pas vraiment en un lieu bien défini. Mais je n'ai absolument aucun souvenir du contexte dans lequel je l'ai écrit.
Mais, sur un plan philosophique et métaphysique, oui, dans nos vies, il faut toujours symboliquement, savoir parfois mourir pour renaître à soi.
Gros bisous et belle journée à toi, Marie. Philip
Pour MILES :
Bonjour, Miles. Eh bien, comme je viens de l'écrire plus haut à Marie, je n'ai absolument aucun souvenir du contexte dans lequel j'ai écrit ce poème.
Mais je réalise que, si la trame est donc un peu confuse, l'assemblage des mots donne une musique particulière et le mystère est un peu en filigrane.
Et puis c'est à la fois onirique et fantastique (j'adore la science fiction et la littérature fantastique). C'est peut-être pour cela que tu as aimé ce poème ?
Belle journée à toi, et amitiés, Miles.
Philip.
Susan* Coquelicot * · le lundi 18 juin 2018 à 07:29
Des vers mystérieux qui font penser à un film de science-fiction…
J’ai imaginé les survivants cherchant un coin de paradis, guidés par le soleil …
* Les cieux vont éclater, comme un miroir sans tain,
Les formes s’effacent, le Néant s’installe,
Silence et volupté, quand vient le lendemain,
Quand le temps s’écroule, l’Univers s’emballe.*
J’aime beaucoup ce quatrain, je pense qu’il est une belle conclusion à ton poème …
Merci pour ce beau partage poétique !
Bisous.
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 18 juin 2018 à 07:33
Oui. Il y a plusieurs films, et surtout des romans, de science-fiction sur le thème des survivants.
Et, la chanson "les Survivants" que j'ai composée et enregistrée, et dont j'ai posté les paroles sur le site.
J'aime bien ces thèmes, tu le sais.
C'est vrai, ce quatrain est….joli !
Merci d'avoir aimé. Bisous. Philip.
Susan* Coquelicot * · le lundi 18 juin 2018 à 08:12
Avant de te lire , j'ai chantonné cette belle chanson et j'ai pensé à notre ami parti bien trop tôt ...😢
Mais, je n'ai pas voulu assombrir ta poésie !
Bisous.
Susan
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