Le procès de l'innocent (mémoires imaginaires)

Le jour est clos et somnolent les rumeurs vespérales
Des Innocents qui ont trop navigués sur les océans d’amertume.
Et demain, dans le froid matin qui surgit du Néant,
Où il me faudra inventer des rêves pour survivre,
C’est mon cœur bien trop fardé de brume qui affrontera
Les horizons transis qui lentement achèvent de mourir.
Ô, Olympes lointaines où se meurt mon orgueil,
Avez-vous remarqué celui qui gravit le sentier, silencieux et courbé ?
C’est ce mendiant fiévreux qui tressaille à l’aurore,
Qu’une lâche illusion a contraint à porter sur sa tête,
La couronne d’épine et la douleur du monde.
Avancez, Pharisiens, assistez en silence à ce triste procès !
Préparez votre exode, les temps sont venus.
Vous n’avez plus rien à mépriser que les ors du trépas,
Qui rongent nos cœurs quand la marée s’avance,
En psalmodiant vos serments que l’Enfer engloutit
…………………………………………………………………
A ton bûcher, Phénix, j’ajouterai ma bûche. C’est pour nous
Que tu meurs et renais de ta mort (Jean Cocteau)
Des Innocents qui ont trop navigués sur les océans d’amertume.
Et demain, dans le froid matin qui surgit du Néant,
Où il me faudra inventer des rêves pour survivre,
C’est mon cœur bien trop fardé de brume qui affrontera
Les horizons transis qui lentement achèvent de mourir.
Ô, Olympes lointaines où se meurt mon orgueil,
Avez-vous remarqué celui qui gravit le sentier, silencieux et courbé ?
C’est ce mendiant fiévreux qui tressaille à l’aurore,
Qu’une lâche illusion a contraint à porter sur sa tête,
La couronne d’épine et la douleur du monde.
Avancez, Pharisiens, assistez en silence à ce triste procès !
Préparez votre exode, les temps sont venus.
Vous n’avez plus rien à mépriser que les ors du trépas,
Qui rongent nos cœurs quand la marée s’avance,
En psalmodiant vos serments que l’Enfer engloutit
…………………………………………………………………
A ton bûcher, Phénix, j’ajouterai ma bûche. C’est pour nous
Que tu meurs et renais de ta mort (Jean Cocteau)
13 commentaires
mariepaule · le dimanche 12 août 2018 à 13:52
Le calvaire de Jesus, tu nous le fait vivre dans le présent...
Tes vers sont forts et nous emprisonnent dans la même souffrance que Jésus...
Instinctivement je me suis courbée par le poids de la souffrance du monde....
il est très beau et il dégage une grande force émotionnelle...
Gros bisous Philip
Om
Marie
Coucou Philip
Le calvaire de Jesus, tu nous le fait vivre dans le présent...
Tes vers sont forts et nous emprisonnent dans la même souffrance que Jésus...
Instinctivement je me suis courbée par le poids de la souffrance du monde....
il est très beau et il dégage une grande force émotionnelle...
Gros bisous Philip
Om
Marie
domidom · le dimanche 12 août 2018 à 14:50
Ceci -dit, je vois que je ne suis pas la seule à me bagarrer avec l'ordi, perso, je ne peux plus me connecter, à chaque commentaire, je n'ai plus qu'à rouvrir ma page, et c'est très chiant...
Tu sais Philip, mon numéro de téléphone n'a pas changé....
Comme je dis à Suzan, le temps passe et l'oubli s'installe et dans nos mémoires et dans nos cœurs...
Bonne vacances à vous si vous partez bientôt...
Bisous, à plus....
Domie.
Rêveuse · le dimanche 12 août 2018 à 20:40
Ce poème est une réussite, il transporte à la lecture!
les pauvres, les émigrés d'aujourd'hui
symbolisent la passion du Christ transposée à notre époque !
"porter sa croix " n'a jamais eu autant de sens bien que chaque époque véhicule son lot de souffrances!
Merci Philip pour cette poésie émouvante et lyrique , j'ai aimé ma lecture!
amitiés et bonne soirée !
debbie · le dimanche 12 août 2018 à 21:26
Où il me faudra inventer des rêves pour survivre,
C’est mon cœur bien trop fardé de brume qui affrontera
Les horizons transis qui lentement achèvent de mourir.
Ô, Olympes lointaines où se meurt mon orgueil, " Mais sinon j'aime beaucoup tout l'ensemble. La fin est un peu dure. Mais ça va dans le sens du poème. Merci de ce beau partage de Jésus du temps moderne.
Belle soirée étoilée
Amitié
Debbie
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 13 août 2018 à 07:10
Bonjour, Marie.
Mon poème, très allégorique, n'est pas fondamentalement une allusion à la souffrance christique.
Ce serait plutôt une remarque sur la souffrance des innocents, plus vulnérables à la souffrance du monde.
Oui, je sais, ce n'est pas vraiment joyeux ! Mais, bien sûr, il y a forcément une force émotionnelle.
Merci d'avoir aimé ce poème, Marie.
Belle semaine à toi. Bisous. Philip
Pour DOMIE :
Coucou Domie. Oui, forcément, de par le thème allégorique évoqué (que j'explique à Marie) mes vers ont de quoi être émouvant. En tout cas, oui, ils ont de la profondeur.
(à part ça, tu sais ce que c'est, le temps passe vite et des tas de choses à faire). Gros bisous, Domie, et à très bientôt. Philip.
Pour REVEUSE :
Merci à toi aussi d'avoir aimé ces vers, un peu douloureux, profonds certainement.
Toi aussi, comme mes autres commentateurs, tu voix une allusion christique. En tout cas, il s'agit bien ici de ces "misérables", pauvres de cœur, de toutes les époques, tout comme d'aujourd'hui encore, hélas. Amitiés, Rêveuse et belle semaine. Philip.
Pour DEBBIE :
Et de trois ! Toi aussi tu y a vu l'esprit des souffrances de la Passion du Christ. Mais comme tu le souligne, "un christ des temps moderne".
En fait, celui que je fais parler dans ce poème est plutôt, chacun d'entre nous, lorsque vient le temps du désarroi, de l'injustice, de l'incompréhension et…..de la lucidité.
Merci d'avoir aimé ces vers. Belle semaine, Debbie. Amitiés. Philip
Susan* Coquelicot * · le lundi 13 août 2018 à 07:12
Un poème sur la souffrance des gens, qui par obligation deviennent des mendiants …
Je pense aux migrants bien sûr où chaque jour est une peine pour celui qui n’a pas de quoi se nourrir pas de maison !
Ces gens souffrent dans leur chair en faisant des travaux pénibles pour s’en sortir !!!
Merci pour ce partage émouvant !
Bisous.
scorpionne · le lundi 13 août 2018 à 09:42
A la lecture, j'ai de suite pensé à la passion du Christ, revisitée à notre époque. A la lumière de tes explications dans les commentaires, j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas de cela. Du coup, j'ai relu ce poème et, effectivement, j'y ai vu un sens beaucoup plus large.
Je te souhaite un agréable lundi, cher Philip.
Très amicalement,
Jocelyne
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 13 août 2018 à 19:11
Coucou !
Oui, ce poème aurait pu être dédié aux migrants.
En fait, en avouant ne pas trop savoir ce que j'allais dire dans cette poésie, il est certainement dédié avec tendresse mais avec douleur, aux misérables de tous les temps.
Il en sera hélas toujours ainsi.
Bisous. Philip.
Pour JOCELYNE :
Oui, bien sûr, l'on peut penser aussi à la passion du Christ, revisitée.
En effet le symbolisme christique, message aux chrétiens est l'absorption et le repentir de tous les Hommes par le sacrifice.
C'est vrai, j'évoque la "couronne d'épine", référence explicite au chemin qui mène à la croix.
Bon, tout cela est allégorie, c'est vrai.
Très amicalement. Bonne soirée à toi.
Philip.
La Mouche Nounouche · le mardi 14 août 2018 à 20:49
Pour finir merci Philip de ta belle écriture profonde qui remue et brasse derrière les portes closes pour qu'on les ouvre justement !
Avec toute mon amitié Yves.
guillaume · le mercredi 15 août 2018 à 22:40
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 16 août 2018 à 09:09
Merci pour ton commentaire, cher Yves, en phase avec les métaphores contenues dans mon poème.
Sans faire de mauvais jeu de mot (car beaucoup y ont vu le prélude à la mise en croix de Jésus), il faut…..enfoncer le clou ! Et dire et redire encore et encore et encore, que ce stupide animal qui domine notre planète et qui s'appelle Homme (parce qu'un jour il s'est tenu debout) ne sait même plus qu'il a inventé le mot "amour" et qu'au fil de sa soif de pouvoir égocentrique, il le remplace peu à peu par le mot "haine".
Belle journée à toi, Yves. Amitiés.
Philip.
Pour GUILLAUME :
Merci à toi aussi pour ce long commentaire.
Oh tu sais, ma sensibilité n'est pas plus "hors norme" que tant d'ami(e)s du site. Elle existe et elle est sincère, là est l'essentiel.
Bon moi, j'utilise souvent la métaphore ou l'allégorie pour parler des tristes présents de l'humanité (mais des présents qui sont souvent, hélas, des passés qui durent).
Ce ne sont rien d'autre que des S.O.S. aux terriens en détresse, comme le chantait Balavoine.
Amitiés et prends soin de toi, Guillaume. Philip.
shine007 · le lundi 20 août 2018 à 10:07
C'est le message exacte de ce poème petit frère..
Mais hélas, c'est pas qu'une chanson de Balavoine,c'est plutôt réel ce qui arrive dans le monde.
Certes c profond comme paroles ,mais véridique.
Bonne journée grand petit frere
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 22 août 2018 à 09:34
Oh merci, lil' sister :)
Je me doute que tu a ressenti le message du poème, avec ta sensibilité et ton humanisme.
La profondeur du message, il est évident que nous la partageons.
Take care, sister.
Et merci.
Grrrrrrrrrros bisous :)
Philip.
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