Le ministère des âmes perdues

Nos yeux descendaient vers la nuit qui se lève
Sous les grands dômes d’or, gardiens des souvenirs
Et nous entendions encor, fantomatique rêve,
L’immortelle clameur muette des soupirs.
Quand la vague se brise sur nos fronts enfiévrés
Qui accablent sans fin l’horizon de nos nuits,
Restera-t-il encor un souffle abandonné
Au pied de la colline ou au bord de l’ennui,
Pour décider enfin d’un chemin inconnu
Et laisser au Destin le goût de l’abandon
Mesurer pour toujours nos pas déjà perdus,
Quand meurent les remords au rythme des saisons
Est ce mon ombre nue qui tremble et qui implore ?
Dis moi mon âme encor, si je suis égaré
Au milieu de ce songe et laissé comme mort,
Je n’ai d’autre fortune à donner pour pleurer
(*) photo Philip : crépuscule sur la Floride
Sous les grands dômes d’or, gardiens des souvenirs
Et nous entendions encor, fantomatique rêve,
L’immortelle clameur muette des soupirs.
Quand la vague se brise sur nos fronts enfiévrés
Qui accablent sans fin l’horizon de nos nuits,
Restera-t-il encor un souffle abandonné
Au pied de la colline ou au bord de l’ennui,
Pour décider enfin d’un chemin inconnu
Et laisser au Destin le goût de l’abandon
Mesurer pour toujours nos pas déjà perdus,
Quand meurent les remords au rythme des saisons
Est ce mon ombre nue qui tremble et qui implore ?
Dis moi mon âme encor, si je suis égaré
Au milieu de ce songe et laissé comme mort,
Je n’ai d’autre fortune à donner pour pleurer
(*) photo Philip : crépuscule sur la Floride
9 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 18 mai 2026 à 09:10
Le titre m'a été inspiré par les paroles d'un morceau du groupe Dream Theater ("the Ministry of lost soul).
Ainsi qu'au film de Sofia Coppola "Lost in translation".
Il n'y a peut-être à retenir de ce spleen poétique, qu'une musique des mots, posés sur la partition d'un rêverie sans occurence
Philip
mariepaule · le lundi 18 mai 2026 à 16:18
Des yeux donc plusieurs personnages, plongent dans le même rêve, celui des souvenirs d'un endroit du passé.
Il est vrai que les rêves sont étranges et silencieux, ton âme a cherché, mais rien n'existait.
Bisous
Marie
shine007 · le lundi 18 mai 2026 à 17:48
une marche silencieuse entre le rêve, la mémoire et la perte. Les images sont très puissantes : la nuit, les dômes d’or, les vagues, l’ombre… tout semble symboliser un cœur perdu qui cherche encore un sens à sa douleur...
Heureusement que l'espoir existe encore dans ce bas monde ...
Beau partage bro
Bonne journée
Susan*Coquelicot* · le mardi 19 mai 2026 à 07:35
Dans ton poème tu écris *Nos yeux ..Nos fronts ..Nos nuits ..Nos pas*
Comme l’écrit Marie, Dans ton rêve il y a plusieurs personnages ..
Mais dans le dernier quatrain, tu es égaré au milieu de ce songe ..
Un poème où tu mêles la mélancolie et le mystère ..
Quand dans le sommeil , nous rêvons , c’est souvent un peu confus !
Cependant quand on connaît les paroles de la chanson du groupe Dream Theater ("the Ministry of lost soul)..
Je comprends mieux le rêve et la mélancolie de ta poésie !
Beau partage poétique !
Gros bisous
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 19 mai 2026 à 14:47
Tu as raison, Susan, ce qui peut donner une impression de confusion, vient peut être du fait qu'il s'agit d'un récit très onirique. Pour être plutôt dans le positif de ce "romantisme un peu intellectuel" (et je dis intellectuel d'un façon absolument pas élitiste mais plutôt caricaturaleà je dirai
Comme le dormeur qui n'est pas encore éveillé et que ne fait pas encore le partage entre le rêve et la réalité, je dirais que le rêveur interroge son "intime" (son âme ?) et s'il est question de pleurs, à la fin, c'est pourtant l'abandon des chimères dans l'éveil (oui, oui, je sais le mode "woke" (éveilà est à la mode !) pour nous questionner : et si les rêves devenaient vrais ? ...quand ils sont beaux, bien entendu ! Gros bisous.
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 19 mai 2026 à 14:56
Hello, sister !
Ton analyse de mon poème est, comme celle de Susan, assez fidèle au sens (peut-être inconscient ?) que reflètent les quelques vers.
C'est d'ailleurs certainement l'inconscient à pris les commandes de ma plume.
Le poème est symbolisme après tout, mais pas à la manière de Jung.
Les dômes d'or figurent ces dômes des édifices de Venise, Constantinople; Istambul ou Florence. Des lieux chargés de spiritualité. Les où l'Espoir porté par la Paix (paix du monde et paix intérieure) efface tous les tableaux noirs de la souffrance.
Merxi d'avoir apprécié ce poème, sister.
Bisous.
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 19 mai 2026 à 15:03
Coucou, Marie,
J'ai fait mes commentaires, ici, dans l'ordre inverse (tu étais la première)
Un questionnement sur le réel . notre vie n'esr elle qu'un rêve. Mais l'âme pour y voir vacuité...ou richesse.
Dans ce poème, il n'y a peut-être rien (aucune connotayion mystique dans mon propos, bien sûr)...ou quelque chose qui dépasse et qui transcende....qui transcende même la douleur de souvenir ou de cauchemars.
Oui, tu as raison : il y a plusieurs personnages ; nous, nous, et nous, toujours.
Bisous, Marie
Bien m'en a pris, car ton com' a une fonction conclusive parfaite !
Rachelle · le mercredi 27 mai 2026 à 18:01
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 30 mai 2026 à 08:32
Merci pour ton commentaire, mon amie poète.
Oui, il y a une petite touche de spleen Baudelairien dans mon écrit...mais bien, bien loin, très loin du génie du "maître"
J'ai pris du retard, mais je vais aller lire et commenter de ce pas tes 2 derniers poèmes.
Philip
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