Un fantôme dans la nuit des vers

(A notre cher Phantom)
Au bras de Thanatos, il s’en allait, errant,
Criant à ces carcasses, leur supplique infernale,
C’était des mots d’amour, des vers si pénétrants,
Dussiez-vous en douter, ô tristes bacchanales.
Dans ces salles de garde, il est des floraisons,
Des chants expectorés, qui s’accrochent aux draps,
Sa blouse ou son suaire, ne cache ni poison,
Ni potion douce-amère, il n’est pas scélérat.
Et pendant chaque pause, il reprenait sa plume,
Ecrivant en vainqueur des mots chargés d’éther,
Des songes impatients pour unique fortune,
Mais son verbe était d’or, que rien ne peut abstraire.
Il me faisait trimer pour trouver des écrins,
J’en ai sué, le bougre, ma cervelle est lavée.
Il me faisait rimer tous ces alexandrins,
J’y perdrai bien mon âme et plus à essorer.
Si vous voyez une ombre au fond des longs couloirs,
Fantomatique éclair qui traverse la vie,
Priez à vos envies, pour que vienne le soir,
Son cœur est si fugace qu’il part aux Infinis
Au bras de Thanatos, il s’en allait, errant,
Criant à ces carcasses, leur supplique infernale,
C’était des mots d’amour, des vers si pénétrants,
Dussiez-vous en douter, ô tristes bacchanales.
Dans ces salles de garde, il est des floraisons,
Des chants expectorés, qui s’accrochent aux draps,
Sa blouse ou son suaire, ne cache ni poison,
Ni potion douce-amère, il n’est pas scélérat.
Et pendant chaque pause, il reprenait sa plume,
Ecrivant en vainqueur des mots chargés d’éther,
Des songes impatients pour unique fortune,
Mais son verbe était d’or, que rien ne peut abstraire.
Il me faisait trimer pour trouver des écrins,
J’en ai sué, le bougre, ma cervelle est lavée.
Il me faisait rimer tous ces alexandrins,
J’y perdrai bien mon âme et plus à essorer.
Si vous voyez une ombre au fond des longs couloirs,
Fantomatique éclair qui traverse la vie,
Priez à vos envies, pour que vienne le soir,
Son cœur est si fugace qu’il part aux Infinis
13 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 19 décembre 2011 à 14:44
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
worrell02 · le lundi 19 décembre 2011 à 16:28
Comme quoi les deux ne sont pas si incompatibles!
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
larose · le lundi 19 décembre 2011 à 16:46
Quelle belle dédicace mon cher poète, je suis sûre que Phantom sera aux anges, avec une telle plume et un beau jardin aux vers d'or, des fleurs d'encres parfumées aux étoiles, des pierres précieuses au bout de la belle plume, que peut-on demander de plus!!! Merci pour ce beau partage cher ami!!!
Bonne soirée à toi
Bises
domidom · le lundi 19 décembre 2011 à 18:40
Beaucoup, beaucoup de retard, et je le déplore, actuellement je n'ai plus le temps de lire, de commenter ni même d'écrire.....
Merci Philip pour ton grand coeur et ta gentillesse.......
A bientôt...Amitiés....
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
lesprosesdeslim · le lundi 19 décembre 2011 à 20:14
trés difficile de vouloir te suivre dans ces lugubres méandres, du reste extrêmement complexes sur lesquels j'ai eu le sentiment bizarre que tu étais le seul à pouvoir surfer.L'ambiance, quant à elle, même si elle demeure effrayante au regard du contexte lourd dont tu as su l'entourer, n'en demeure pas moins paradoxalement captivante,et ceci grâce au jeu subtile des mots et aux tournures expertes de tes phrases grandiloquentes.Résultat des courses: ce grand partage cher Philip, qui t'est si propre et qui témoigne, si besoin est, de ta démarche altruiste chère aux grands poètes et de ton sens aigue de l'empathie.Bravo pour ce grand exploit.Amitiés .Slim.
didou · le lundi 19 décembre 2011 à 21:01
phantom · le lundi 19 décembre 2011 à 22:37
bluegirl · le mardi 20 décembre 2011 à 10:10
J'ai pris le temps de lire quelques poèmes de Phantom que je ne connaissais pas alors que ta poésie donne envie de découvrir le personnage...tout du moins ce qu'il écrit.
je n'ai pas été déçue alors merci pour ce lien poétique et amical à la fois.
J'ai trouvé que tu étais drolement bien inspiré.
A bientôt Philip pour te lire.
Amicalement.
lesprosesdeslim · le mardi 20 décembre 2011 à 19:27
il me semble que seul l'auteur d'un poème détient sa vérité et le message dont il veut nous enrichir.
.En revanche, la richesse d'un poème réside dans le fait qu'il peut engendrer un nombre infini d'interprétations.Sachez que la mienne n'est probablement pas la plus juste car je l'ai exprimée à un moment où j'étais déjà préoccupé par certains problèmes.Dés lors, je comprends aisément que mon commentaire t'ait quelque peu offusqué.Toutefois, celà n'enlève en rien toute l'admiration que je trouve à ton talent de poète. Amitiés . Slim
Dedeye · le mercredi 21 décembre 2011 à 09:48
Ta plume de poésies s'accroche à l'énorme talent de tes écritures poétiques, j'en reste baba et personnellement, quand à moi, je me sens tout petit dans l'écriture de mes poèmes. Un grand bravo pour la richesse de ton poème.
Joyeuses fêtes de fin d'année
André Dauphin
Loic · le mercredi 21 décembre 2011 à 23:10
Originale idée, que d'avoir fait un poème morbide sérieux (puisque basé sur une réalité pas drôle vécue par Phantom) autant qu'humoristique, voire complice ! Un tour de force stylistique !
Question forme, par contre, il y a des couacs, même pour des alexandrins néo ; aux vers 2,7,14 et final, le 6e pied est une syllabe au E qui devrait être prononcé et ne l'est pas. Ex : "Criant à ces carcassES leur suppliques infernales". C'est mal !
Je suis à jour !! Till next time Philip.
Amitiés !
http://www.mespoemes.net/cellox
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 22 décembre 2011 à 11:13
Une explication (qui n'est nullement un faux alibi) sur mes syllabes en E qui au final font un pied de plus, et tu as remarqué que ce n'est pas la première fois. Eh bien, je crois que c'est tout simplement la faute à mon accent typiquement parisien, bien pointu. Non, je ne plaisante pas, tiens, j'ai relu à haute voix le vers en question et je prononce tout naturellement Carcass', ce qui fait - que pour moi seul - la rythmique du vers est bien équilibré. Par contre, et pour cause, lorsque je lis à haute voix les poètes classiques, mon cerveau s'adapte sans doute et par exemple, je prononce de moi-même les syllabes en E. Va falloir que l'on fasse changer les règles de la poésie pour les seul parisiens !!! (Joke)
C'est vrai que mon vers, prononcé comme il est écris, tu as raison, ça devient vilain.
J'observe, cher Loïc, dont le prénom est éminemment breton, que lorsque tu es descendu en Avignon, tu as dû prendre vite fait l'accent du midi, où l'on prononce les syllabes en E, oubliant les affres terribles des parisiens pour honorer notre belle langue (re-Joke).
N'hésite pas bien sûr, ô grand Yoda à me corriger à chaque fois.
Bon, je vais te montrer si j'ai bien retenu la leçon :
"Voilà qu'à force de railler mes carcassES,
Mes poings se crispent enfin, et tu m'escagassEs" (non, tu ne m'escagasses pas, comme on dit de par chez toi, ce n'était que le third and last joke - n'empêches, quelle richesse cette rime en ASSES !!!!)
Amitiés Loïc. Philip
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
CHTOUROU · le dimanche 14 octobre 2012 à 16:55
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