Lever les yeux vers le ciel

Loin les rêves, si loin qu’ils ne se fracassent un jour,
Quand, aux blêmes matins, il n’y a que brouillards en retour,
Plus de soleils et plus de rire, en écho de ces heures bleues,
Peut-être éprises d’un songe, trop fragile et silencieux.
Les heures s’écoulent et là-bas, loin dans les collines,
L’horizon est vide, il n’y a plus d’arc-en-ciel,
Rien que des bruissements livides, quelque brise marine
Qui rappellent à mon cœur l’océanique ciel.
Loin les rêves que des torrents de larmes assaillent au jour fatal,
Restera-t-il en mon âme un souvenir banal,
Rien qu’un instant magique pour tenir jusqu’à l’aube
Jusqu’au sommeil d’airain dans son humeur si chaude
Le temps n’a plus de routes, plus de sentiers à gravir,
Mes aubes seront grises comme le voilier chavire,
Mes mots n’ont plus de force, je m’en veux à mourir,
Même ces complaintes tristes ne peuvent m’endormir.
Loin les rêves que ma plume savait tracer, pour les Anges,
Mon ciel s’est obscurci, je n’ai rien en échange,
Un sonnet oublié, une sonate morte,
Vais-je fuir à jamais, suivi de ces cohortes
…….. de foisonnants soupirs qui rongent nos Destins
Et je lèverai les yeux vers les étoiles, leur tendrai les bras,
Me confierai aux Lunes, aux astres, ces amies éternelles,
Déploierai mes ailes en des vols apaisés.
Quand, aux blêmes matins, il n’y a que brouillards en retour,
Plus de soleils et plus de rire, en écho de ces heures bleues,
Peut-être éprises d’un songe, trop fragile et silencieux.
Les heures s’écoulent et là-bas, loin dans les collines,
L’horizon est vide, il n’y a plus d’arc-en-ciel,
Rien que des bruissements livides, quelque brise marine
Qui rappellent à mon cœur l’océanique ciel.
Loin les rêves que des torrents de larmes assaillent au jour fatal,
Restera-t-il en mon âme un souvenir banal,
Rien qu’un instant magique pour tenir jusqu’à l’aube
Jusqu’au sommeil d’airain dans son humeur si chaude
Le temps n’a plus de routes, plus de sentiers à gravir,
Mes aubes seront grises comme le voilier chavire,
Mes mots n’ont plus de force, je m’en veux à mourir,
Même ces complaintes tristes ne peuvent m’endormir.
Loin les rêves que ma plume savait tracer, pour les Anges,
Mon ciel s’est obscurci, je n’ai rien en échange,
Un sonnet oublié, une sonate morte,
Vais-je fuir à jamais, suivi de ces cohortes
…….. de foisonnants soupirs qui rongent nos Destins
Et je lèverai les yeux vers les étoiles, leur tendrai les bras,
Me confierai aux Lunes, aux astres, ces amies éternelles,
Déploierai mes ailes en des vols apaisés.
13 commentaires
lesprosesdeslim · le vendredi 3 février 2012 à 18:22
je la trouve bien obscure ta plume aujourd'hui et elle m'afflige d'autant plus que je perçois quelque peu l'état d'âme particulièrement mélancolique dans lequel tu devais te trouver durant l'écriture de ce poème tellement triste. Est donc vrai qu'ils sont tous balayés tes commentaires aussi loquaces que bienfaisants, tes rhétoriques tellement subtiles et suggestives, ta légendaire propension à toujours trés vite prendre le train en marche en dépit de sa triste destinée? En tout état de cause, je n'y crois pas un traitre mot !...Qu'il nous revienne donc ce cher Philip pour une prose autrement plus optimiste bien que son dernier poème m'ait beaucoup enrichi sur le plan sémantique. Amicalement. Slim.
lilorev · le vendredi 3 février 2012 à 21:08
J’espère que ton poème a bu toute ta tristesse et qu'il ne t'en reste rien. Mieux j'espère que ce n'est qu'un beau poème qui ne reflète en rien tes états d’âmes. Par contre si ta tristesse est réelle alors n’oublie pas que je suis là et que je ne suis pas la seule. J’aime ton poème, ses vers mélancoliques. Mais le spleen se passera de toi, reviens nous optimiste et souriant. Je t’envoie pleins d’ondes positives. Affectueusement, bisous. Lilo
Vesta · le vendredi 3 février 2012 à 23:09
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le samedi 4 février 2012 à 10:16
Mais que faire quand il est des serments que l'on ne peut tenir ?
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
domidom · le dimanche 5 février 2012 à 15:09
Ceci dit, ce poème un peu sombre est très joli....
Amitiés et bisous....
Domie....
http://www.mespoemes.net/domidom
imparfaitlibre · le dimanche 5 février 2012 à 21:04
Si tu as fini par perdre ta route dans ce rêve alors que peut-être n'as-tu pas su le baliser avec assez de confiance pour que les autres personnages de ton rêves avancent dans la clarté.
Il n'y a que toi cher Philip qui peut lever ce voile qui obscurcit ton ciel afin de recevoir cet échange que tu sembles tant espérer pour tracer un nouveau chemin dans l'inconnu qui cette fois ne sera plus rêve mais réalité....
Bises sincères cher Philip.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 5 février 2012 à 21:24
Dans ce miroir, j'y ai vu, très attristé, un portrait de moi-même faible et gris. La sagesse est de l'accepter avant de passer le cap du rêve à la réalité. Cependant, rassures-toi, puisque que tu m'as fait l'honneur de ton amitié, sans être le meilleur des hommes, j'ai la conviction de ne pas être le plus mauvais. Merci, encore. Amitiés sincères et bises. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
oliverjane1950 · le dimanche 5 février 2012 à 22:22
imparfaitlibre · le lundi 6 février 2012 à 09:59
Alors sachons nous élever mais jamais trop haut afin, sur cette route de l'élévation, de toujours y rencontrer quelqu'un capable de nous suivre.
Mais tu as raison, tant que nous ne savons pas qui nous sommes réellement nous ne projetons sur l'autre qu'une image floue dans laquelle il perd très vite ses repères.
Personne sur cette terre n'est parfait mais chacun d'entre nous peut faire un travail sur lui-même pour essayer d'atteindre son propre niveau de perfection qui lui apportera sagesse et confiance en lui, alors tant que tu ne verras pas tes yeux te sourire dans ce miroir c'est que tu n'auras pas trouvé cette paix intérieure qui fait de l'homme, un grand homme.
Bises sincères Philip.----
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 6 février 2012 à 15:32
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
scorpionne · le jeudi 10 mai 2018 à 08:54
Beaucoup de tristesse dans ce poème que je trouve pourtant magnifique. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Parfois, on est heureux et joyeux et parfois, les doutes nous assaillent, un ras-le-bol, une envie de fuir, le sentiment que tout va de travers... Et puis, le bien-être revient peu à peu et on recommence à sourire, jusqu'à la prochaine remise en question. Car la vie est ainsi faite : un tourbillon d'émotions très différentes.
Belle journée à toi Philip !
Bien amicalement,
Jocelyne
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 11 mai 2018 à 13:14
Ne te fie pas au contexte, tu dois savoir maintenant que je suis le "poète du spleen", après avori tellement lu nos chers auteurs autant mélancoliques que romantiques.
C'est un genre dans lequel je me sens plus à l'aise dans l'écriture, tout en étant pourtant un type chaleureux et joyeux.
Tu tomberas peut-être un jour sur un ou deux de mes poèmes, totalement imaginaires, où des ami(e)s du site venaient me consoler en me disant " mon pauvre Philip, on est avec toi, on vient te consoler, ne sois pas triste ! (je force un peule trait, mais on n'en est pas loin ! (sourire).
Mais, dans ce poème, il y a quand même, peut-être inconsciemment, et dit de façon poétique, le doute et le regard posé sur des jours qui défilent et que l'on ne voudrait pas être banals.
Belle journée à toi, Jocelyne. Amitiés. Philip
@ LUCILLE · le mardi 19 mars 2024 à 06:38
C'est bien noté. Je te remercie beaucoup.
(Ton adresse de courriel est sauvegardé, c'est bon ! J'efface ton com' pour éviter que plein d'autres gens t'écrivent. Car la démarche est personnelle)
Bises et très belle journée à venir (Il est 3
: 30 au Québec !)
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