Lettre à un ami

Cette lettre-poème est pour SLIM
Ami, ma lettre va traverser monts et villages, la belle Méditerranée pour se poser sur ta table.
Tu auras sans doute comme chaque jour écouté les corps fiévreux et souffrants, apporté un chaleureux réconfort à ceux qui en ont besoin et pris repos, avant de recommencer demain. Tu as choisi cette vie et au fond de toi-même tu sais bien que la souffrance du corps ou la souffrance de l’âme sont des maux parfois semblables. Tu as fait de l’amitié ton compagnon de route, que tu emportes chaque instant avec toi, prêt à l’offrir à qui en a besoin. Loin les mugissements des orages, loin les larmes, qu’importe, avec pudeur tes mots savent être là.
Je te sais vainqueur de toutes ces tornades qui ruinent les cœurs, ne laissant que débris fredonnant l’amertume. Tu as la force des montagnes, de l’insolent Tahat, et tu domines les vallons de larmes et les dunes de regrets. Et volant si haut comme les aigles de l’Atlas, tu t’es laissé planer jusqu’à moi.
Ta force me tire au-delà des abimes, des maelströms blafards et m’entraine vers les sources d’eau vive.
Ô mon ami, quel compagnon es-tu pour me faire braver les brumes, les grêles et les pluies, pour m’emmener mirer mon visage à la surface des lacs sereins. Il n’a grâce à toi, ni la laideur de mon inconstance, ni les rides du désespoir.
Moi qui croyais que le jour n’allait plus renaître, donnes-moi la paix que mon cœur réclame, tu en as le don. Là-bas le vent d’hiver chassera le désespoir et lentement, d’un pas certes fragile, je repartirai sur les collines.
Tu m’appelleras ainsi dans le lointain. Au-delà du brouillard, je reconnaitrai ta voix, et tu me diras « n’aies crainte, aux cœurs pur il est justes récompenses », et tes chants d’amitié repeupleront mes songes.
Tu me donneras les secrets que chante le vent, pour que mon cœur comprenne,
La complainte des regrets doit s’en aller au loin,
La pudeur des émois doit toujours laisser place,
Respecter le silence des sentiments fléchissants, frémissants,
Ne plus jamais gémir, et lentement s’endormir
Que valent des cimes d’opprobre qu’en son nom l’on se donne
A d’ambitieuses larmes ou de vaines misères.
Quand tu recevras ma lettre, ami si cher, je ne sais si mon cœur sera enfin apaisé,
Mais je pourrai méditer, apprivoiser mes doutes, regarder la route, devant moi,
Même si personne ne vient à ma rencontre
Je garderai l’espoir, celui que tu m’as donné, de croire aux lendemains.
Mais ami, je ne peux m’empêcher d’entendre, comme une sourde valse qui tourne et retourne,
Ces quelques mots du poète perdus dans sa Légende des Siècles :
« Pourtant vous ne pourrez empêcher que je songe
A l’ombre que laisse aux âmes le mensonge »
A bientôt et saches que je me suis doucement endormi, sur l’oreiller de ton réconfort.
Ne me réveille pas, ami, je rêve et suis bercé d’espoir.
Ami, ma lettre va traverser monts et villages, la belle Méditerranée pour se poser sur ta table.
Tu auras sans doute comme chaque jour écouté les corps fiévreux et souffrants, apporté un chaleureux réconfort à ceux qui en ont besoin et pris repos, avant de recommencer demain. Tu as choisi cette vie et au fond de toi-même tu sais bien que la souffrance du corps ou la souffrance de l’âme sont des maux parfois semblables. Tu as fait de l’amitié ton compagnon de route, que tu emportes chaque instant avec toi, prêt à l’offrir à qui en a besoin. Loin les mugissements des orages, loin les larmes, qu’importe, avec pudeur tes mots savent être là.
Je te sais vainqueur de toutes ces tornades qui ruinent les cœurs, ne laissant que débris fredonnant l’amertume. Tu as la force des montagnes, de l’insolent Tahat, et tu domines les vallons de larmes et les dunes de regrets. Et volant si haut comme les aigles de l’Atlas, tu t’es laissé planer jusqu’à moi.
Ta force me tire au-delà des abimes, des maelströms blafards et m’entraine vers les sources d’eau vive.
Ô mon ami, quel compagnon es-tu pour me faire braver les brumes, les grêles et les pluies, pour m’emmener mirer mon visage à la surface des lacs sereins. Il n’a grâce à toi, ni la laideur de mon inconstance, ni les rides du désespoir.
Moi qui croyais que le jour n’allait plus renaître, donnes-moi la paix que mon cœur réclame, tu en as le don. Là-bas le vent d’hiver chassera le désespoir et lentement, d’un pas certes fragile, je repartirai sur les collines.
Tu m’appelleras ainsi dans le lointain. Au-delà du brouillard, je reconnaitrai ta voix, et tu me diras « n’aies crainte, aux cœurs pur il est justes récompenses », et tes chants d’amitié repeupleront mes songes.
Tu me donneras les secrets que chante le vent, pour que mon cœur comprenne,
La complainte des regrets doit s’en aller au loin,
La pudeur des émois doit toujours laisser place,
Respecter le silence des sentiments fléchissants, frémissants,
Ne plus jamais gémir, et lentement s’endormir
Que valent des cimes d’opprobre qu’en son nom l’on se donne
A d’ambitieuses larmes ou de vaines misères.
Quand tu recevras ma lettre, ami si cher, je ne sais si mon cœur sera enfin apaisé,
Mais je pourrai méditer, apprivoiser mes doutes, regarder la route, devant moi,
Même si personne ne vient à ma rencontre
Je garderai l’espoir, celui que tu m’as donné, de croire aux lendemains.
Mais ami, je ne peux m’empêcher d’entendre, comme une sourde valse qui tourne et retourne,
Ces quelques mots du poète perdus dans sa Légende des Siècles :
« Pourtant vous ne pourrez empêcher que je songe
A l’ombre que laisse aux âmes le mensonge »
A bientôt et saches que je me suis doucement endormi, sur l’oreiller de ton réconfort.
Ne me réveille pas, ami, je rêve et suis bercé d’espoir.
10 commentaires
oliverjane1950 · le jeudi 9 février 2012 à 10:59
Apprend à respirer en profondeur comme le font les Vrais Yogis pour assagir le corps les émotions et laisser place à la Paix qui donne le " la " à notre vie. Mes amitiés.
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 9 février 2012 à 11:42
Rassures-toi ami, ça y est, je suis en PAIX après une longue introspection qui me fait relever la tête. Cette "lettre à un ami" je l'avais promise à notre Cher Slim, qui à sa manière m'avait apporté son réconfort. Merci infiniment à toi aussi pour ta gentillesse. Je te fais mes très sincères amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
oliverjane1950 · le jeudi 9 février 2012 à 14:52
oliverjane1950 · le jeudi 9 février 2012 à 14:55
domidom · le jeudi 9 février 2012 à 17:44
Amitiés mon cher Philip.....
Bisous...Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 9 février 2012 à 18:02
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
lesprosesdeslim · le jeudi 9 février 2012 à 20:42
grande a été ma joie quand j'ai découvert ton joli poème. Au delà du volet de la sémantique qui reste très louable et un exemple à méditer sur le plan littéraire, c'est, par dessus tout, ton retour parmi nous qui m'a le plus ému. Dieu merci, tu nous es revenu en force avec ce fol espoir de t'accrocher encore davantage à la vie qui est proche de ce grand engouement que la convalescence réussit si bien à insuffler à ceux que la vie était sur le point de quitter. Je demeure réellement confus, touché voire incrédule quand je pense qu'avec des mots simples et sur une inspiration furtive dont tu fus la muse inattendue je pus composer un humble poème et que, contre toute attente, il dut trouver aussi bon refuge auprès de ta solitude. J'en suis d'autant plus heureux pour toi que cette modeste contribution morale à ton égard a réussi cet exploit magique de te délester de cette "horrible béquille" qui s'entêtait à vouloir obscurcir obstinément ton bel horizon ...
Le plus drôle, vois-tu, c'est que ta merveilleuse remise sur selle t'a permis non seulement de revenir dans cet univers des sons et du langage, de lumières et des effluves tellement cher aux grands poètes comme toi mais aussi, dés lors que tu t'es débarrassé de cette "infirmité", de t'atteler à m'extirper de la mienne...Comme Victor Hugo aimait à le dire:"les enfants chancelants sont notre seul appui..." Tu comprends sans doute combien peuvent être importants le pouvoir et la portée des mots qui sont pourtant au départ assemblés si honnêtement et tellement simplement sur la base d'une émotion sincère mais profonde.Et tout celà pour le bonheur d'un poème, d'une histoire qui sera appelée par magie à accompagner toutes tes espérances vers un avenir meilleur...
A la manière de mon poème si simple qui t'a miraculeusement incité à te relever doucement mais surement, le tien, je dois te l'avouer, m'a encore davantage grandi. Il m'accompagnera sans doute toute ma vie durant, aussi longtemps que je devrais figurer dans ce magnifique site, tout comme il m'aidera à accompagner tous ces innombrables malades que la vie semble vouloir quitter à jamais...
Seigneur! comme ils me sont doux ces mots venus du coeur, pourtant si simples et tellement honnêtes! Et le poème qui en a découlé est d'autant plus touchant que tu en as été l'inattendue inspiration.
Ce soir, je me sens l'âme sereine, le coeur léger et, de te savoir enfin et pour toujours parmi nous m'emplit d'une joie qui semble empruntée aux quintessences de toutes les élévations humaines. Merci cher ami d'être là. Je remercie le Seigneur d'avoir permis à tous tes amis poètes d'avoir été à tes côtés dans ces pénibles moments . Ton ami. Slim
lilorev · le jeudi 9 février 2012 à 22:15
oliverjane1950 · le vendredi 17 février 2012 à 16:47
oliverjane1950 · le vendredi 17 février 2012 à 19:00
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