REGRETS
Comme un fol inconscient qui cherchait à aimer,
Pour adoucir son cœur de ses trop vifs tourments,
Comme un bateau perdu qui ne peut s’amender
J’ai pris le large un soir comme un marin dément,
Qui, pour voir l’horizon, chevauche les marées
Vers les fatals récifs qu’on nomme Trahison,
Et se fracasse un jour dans un cri torturé,
Emportant avec lui le prix de l’abandon.
Ce fantôme effrayant hurlant comme un damné,
Au masque grimaçant, c’était mes mensonges,
Assassin inconscient qui vous a condamné
A errer dans le noir d’une nuit sans songe.
Pourront-ils, mes regrets, graver dans le marbre,
Et pour l’Eternité, le poids de mes remords,
De vous avoir menti, ô cœur misérable,
En vous faisant mourir. Ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Faut-il, comme un aveu, accabler la folie,
La faiblesse et l’esprit, pour expliquer en vain,
Ces fiévreux refrains tout en mélancolie,
Et mon regard terni qui suppliait, hautain,
De toujours me chérir pour apaiser mon cœur,
Quand, là, filaient noircies ces heures fatiguées,
A espérer encor inventer le bonheur,
Pour rebâtir un jour un rêve relégué.
L’océan mensonger est un cruel ami,
Quand les mirages fuient comme file le vent,
Les châteaux de sables qui se sont endormis,
Leur faste à l’agonie, de trop d’envoûtements.
Sauront-ils, mes regrets, dans mes yeux coupables
Crier aux Infinis, que le printemps est mort,
De vous avoir menti, ô cœur misérable.
En vous faisant souffrir, ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Je voulais vous bâtir un songe parfumé
De ces plus beaux serments que nul n’avait écrits.
J’étais un prisonnier bien humble et désarmé,
Nourrissant mon regard de vaines griseries.
Pourtant, sans liberté, comment oser aimer,
Et ni même espérer enchanter votre vie
Quant au petit matin, l’espoir est affamé
Et que meurt doucement la tendresse trahie.
Ô, Dieu de l’Univers, pardonne ma folie,
Et donne au méritant le fruit de sa bonté,
En chassant de ses yeux tous ces torrents de pluies.
Mes mots s’en vont brûler en rêves consumés.
Sauront-ils, mes regrets, nus et pitoyables,
Mais bravant les regards, dans un dernier effort
Reconnaître mes torts, ô cœur misérable.
En vous faisant pâlir, ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Si demain vient alors, que seront mes regrets ?
Le cri de mes yeux clairs n’étreignant que le vent,
Ce cri désespéré comme le couperet
Des promesses trahies, des soupirs indigents.
Me voilà devant vous. Je ne suis qu’un homme
Qui marchait près de vous, avec de la bonté,
Un cœur si délicat, ce qu’il faut en somme
Pour donner de l’espoir à une âme enfiévrée.
Mais mes pas trébuchaient lorsqu’en vous rejoignant
Mes mots déjà ternis de hâtifs adieux,
Couraient à fuir encor mes regrets gémissants.
Et derrière ces murs, je ne voyais vos yeux.
Sauront-ils, mes regrets, cris inconciliables,
Valoir votre pardon, quand le printemps est mort,
De vous avoir menti, ô cœur misérable.
Pour toujours vous chérir, le jour se lève encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
------------------------------------------------------------------------------
La tendresse ? C’est ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse.
(Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade)
Pour adoucir son cœur de ses trop vifs tourments,
Comme un bateau perdu qui ne peut s’amender
J’ai pris le large un soir comme un marin dément,
Qui, pour voir l’horizon, chevauche les marées
Vers les fatals récifs qu’on nomme Trahison,
Et se fracasse un jour dans un cri torturé,
Emportant avec lui le prix de l’abandon.
Ce fantôme effrayant hurlant comme un damné,
Au masque grimaçant, c’était mes mensonges,
Assassin inconscient qui vous a condamné
A errer dans le noir d’une nuit sans songe.
Pourront-ils, mes regrets, graver dans le marbre,
Et pour l’Eternité, le poids de mes remords,
De vous avoir menti, ô cœur misérable,
En vous faisant mourir. Ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Faut-il, comme un aveu, accabler la folie,
La faiblesse et l’esprit, pour expliquer en vain,
Ces fiévreux refrains tout en mélancolie,
Et mon regard terni qui suppliait, hautain,
De toujours me chérir pour apaiser mon cœur,
Quand, là, filaient noircies ces heures fatiguées,
A espérer encor inventer le bonheur,
Pour rebâtir un jour un rêve relégué.
L’océan mensonger est un cruel ami,
Quand les mirages fuient comme file le vent,
Les châteaux de sables qui se sont endormis,
Leur faste à l’agonie, de trop d’envoûtements.
Sauront-ils, mes regrets, dans mes yeux coupables
Crier aux Infinis, que le printemps est mort,
De vous avoir menti, ô cœur misérable.
En vous faisant souffrir, ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Je voulais vous bâtir un songe parfumé
De ces plus beaux serments que nul n’avait écrits.
J’étais un prisonnier bien humble et désarmé,
Nourrissant mon regard de vaines griseries.
Pourtant, sans liberté, comment oser aimer,
Et ni même espérer enchanter votre vie
Quant au petit matin, l’espoir est affamé
Et que meurt doucement la tendresse trahie.
Ô, Dieu de l’Univers, pardonne ma folie,
Et donne au méritant le fruit de sa bonté,
En chassant de ses yeux tous ces torrents de pluies.
Mes mots s’en vont brûler en rêves consumés.
Sauront-ils, mes regrets, nus et pitoyables,
Mais bravant les regards, dans un dernier effort
Reconnaître mes torts, ô cœur misérable.
En vous faisant pâlir, ma nuit gémit encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
Si demain vient alors, que seront mes regrets ?
Le cri de mes yeux clairs n’étreignant que le vent,
Ce cri désespéré comme le couperet
Des promesses trahies, des soupirs indigents.
Me voilà devant vous. Je ne suis qu’un homme
Qui marchait près de vous, avec de la bonté,
Un cœur si délicat, ce qu’il faut en somme
Pour donner de l’espoir à une âme enfiévrée.
Mais mes pas trébuchaient lorsqu’en vous rejoignant
Mes mots déjà ternis de hâtifs adieux,
Couraient à fuir encor mes regrets gémissants.
Et derrière ces murs, je ne voyais vos yeux.
Sauront-ils, mes regrets, cris inconciliables,
Valoir votre pardon, quand le printemps est mort,
De vous avoir menti, ô cœur misérable.
Pour toujours vous chérir, le jour se lève encor.
Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines.
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La tendresse ? C’est ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse.
(Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade)
24 commentaires
SHINE · le lundi 17 décembre 2012 à 08:53
"Change en toi ce que tu veux changer dans le monde. .... sauf si je laisse mon présent être dominé par les regrets d'un passé mort ...(Gandhi)
amitiés shine
larose · le lundi 17 décembre 2012 à 10:13
Bientôt les fêtes sont là, alors cher poète laisse la tristesse derrière toi, profite de la vie, même quand l'hiver t'habille de son blanc manteau, prends ce qui est beau et réchauffe toi de son blance manteau!!! Allez cher ami, souris bientôt le printemps est là!!! Merci pour ce partage!!! Bonne journée et bonne fête à toi!!! Gros bisous diamantés
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 17 décembre 2012 à 11:03
Je ferai le souhait tout simple de ne vous attarder que sur la forme et non le fond du poème qui est personnel, on le devine. J'ai écrit ce poème parce que tout simplement il était nécessaire. Publié sur le site il n'est ni impudique cependant, ni "exhibitionniste" de sentiments. Il faut y voir, en ce qui vous concerne, comment cette chère poésie que nous aimons peut, avec des mots choisis et magnifiés, exprimer des choses très profondes avec, je le répète, de la pudeur.
Rose, merci. Shine : plutôt que Gandhi (qui est pourtant dans le vrai) je préfère ta formule contenant le "je grave mes (nos) sourires sur la pierre, afin qu'ils soient bien préservés éternellement". Puisse cette pierre être une sorte de sanctuaire où le mal n'a plus sa place.
Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
worrell02 · le lundi 17 décembre 2012 à 12:12
Il faut aller de l'avant en essayant tout simplement de tirer des leçons de nos erreurs car la vie continue.
Tu as dit dans un précèdent com, 'la richesse du cœur n'empêche pas erreurs. J'ajoute, 'les erreurs n'empêchent pas la richesse du cœur'. So, keep your chin up !!
Bises
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 17 décembre 2012 à 14:20
Pour situer le champ de ce que recouvre les regrets, il y a une assez bonne définition qui est la suivante : "Le regret est une expérience cognitive d’émotion raisonnée, c’est-à-dire qui résulte d’un regard critique sur le passé. Il implique donc le jugement de soi, et la mémoire". L'aboutissement est cette poésie.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
worrell02 · le lundi 17 décembre 2012 à 16:58
A bientôt
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
belespoirs · le mardi 18 décembre 2012 à 09:49
http://www.mespoemes.net/belespoirs
Philip aprés avoir lu ton poème et les coms je pense comprendre que tu es près à présent pour aller de l'avant comme le dit Larose vois le beau autour de toi je sais que tu aimes les belles choses tu l'a déjà dit ! Noël est beau la nature est belle et après le fêtes le printemps !! et tant de choses au quotidien à coté des quelles nous passons sans même les voir il faut regarder et positiver même si c'est pas tous les jours rose
après tous ces regrets tu peux repartir pour le meilleur
Amitiés
Dedeye · le mardi 18 décembre 2012 à 09:52
Mes amitiés et surtout de bonnes fêtes de fin d'année.
André Dauphin
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 18 décembre 2012 à 11:52
BELESPOIRS : bien sûr que la vie continue, bien sûr que le quotidien, heureusement est fait de belles choses. Après, c'est à nous de choisir "avec le coeur, tant qu'avec le regard" ce beau ou ce triste qui sied à l'instant. Il faut sans doute revisiter ce que St-Ex fait dire au Petit Prince, le fameux "on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible à nos yeux". Exercice parfois difficile.
ANDRE : je ne sais si mes vers sont "sublimes", en tout cas JE SAIS qu'ils sont beaux, car (mettons la tristesse de côté) j'ai voulu qu'il en soit ainsi. Démonstration par laquelle la poésie sait (doit ?) être, dans la forme, un "écrin" pour ce qui est le fond. Les mots deviennent ainsi purs diamants si on les perçoit comme tels.
Amitiés bien sincères à tous les deux. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
nemo · le mardi 18 décembre 2012 à 18:45
Tu recommandes plutôt s’intéresser à la forme. Personne ne l’a fait, alors je m’y attache. La poésie libérée (je préfère ce terme à ‘libre’) convient bien ici et je trouve dans ton poème une sorte de chaos dans le rythme qui se marie bien avec la contradiction de sentiments qui règne dans ton esprit (le rapprochement des mots regrets et remords en est, à mon sens la meilleure preuve). Tu avances d’un pas hésitant, tu trébuches, tu risques la chute, mais tu reprends petit à petit ton équilibre.
Il y a deux passages que tu devrais changer : « assassin inconscient » sonne mal à mon oreille (in in) et « mais mes pas » aussi (mé mé). Libérée d’accord, disgracieuse, non !
Amitiés Philip.
P.
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http://www.mespoemes.net/nemo
didou · le mardi 18 décembre 2012 à 19:54
Au plaisir de te lire PHILIPP
amitié didou ---
http://www.mespoemes.net/didou
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 19 décembre 2012 à 07:00
Merci, mon cher Didier, d'avoir laissé tes quelques petits mots bien sincères. Ils suffisent à démontrer les simples sentiments sinon d'amitié, de gentillesse/ Je te fais mes amitiés en te souhaitant de tout coeur une meilleure santé. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 19 décembre 2012 à 07:31
Goeden dag, Pieter,
Dank u wel voor uw zeer sympathiek en oprecht commentaries.
Tu as bien compris l'esprit de mon poème qui comportait des risques. Tu as mille fois raison en disant que l'écoute d'autrui, somme toute, ne saurait se faire avec le moindre voyeurisme. Notre propre sagesse autant que notre dignité est l'écoute immobile, comme un impressionnisme des sens.
Sur la forme du poème, dans une mise en scène plus musicale qu'épistolaire tu l'as remarqué, j'ai utilisé tout ce que permet la poésie "libérée". C'est cependant épistolaire quand même, car ce poème est aussi une longue lettre. J'y ai intercalé des récurrences sous la forme de doubles "refrains" : le refrain long "Sauront-ils mes regrets...ô coeur misérable", et le refrain court, toujours inchangé, lui : "Mes regrets.....et j'en garde les épines".
En musique, il y a ce genre de récurrences, mais avec des lignes mélodiques, dans la forme-sonate, à l'exemple de la difficile Sonate en Si bémol de Liszt.
J'ai voulu donner une rythmique dans mon poème, dans laquelle on retrouve des variations.....eh bien, toujours comme en matière de musique.
Pour les deux "passages" qui heurtent ton oreille, eh bien c'est volontaire.
Car dans "assassins inconscients", tu as, à la fois, 2 fois A (AssAssins), 3 fois S (aSSaSSins inconsScients) 2 fois IN. Cela distille malaise et danger, à la manière du célèbre et frissonnant "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes" à la fin du Andromaque de Racine. Pour "mais mes pas", le lecteur peut y superposer "même mes pas" (par contre, dans mes derniers poème "Bilitis", c'est une véritable catastrophe !!!). Amitiés, Pierre, à bientôt. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
domidom · le mercredi 19 décembre 2012 à 17:10
Concernant le poème j'ajouterai simplement ceci...
(Les regrets ne servent à rien, ils ne sont qu'une leçon de vie)...
Bisous...Domie..
nemo · le mercredi 19 décembre 2012 à 17:14
----
http://www.mespoemes.net/nemo
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 19 décembre 2012 à 18:10
Tout simplement, Domie, ces regrets là me paraissaient "nécessaires" tout simplement. Donc, pour moi, ils servent à quelque chose. Fin de l'épisode (eh, ne prends pas mal, surtout, ce que je viens d'écrire !). Gros bisous. Philip
Pour PIERRE :
Ah oui, c'est vrai, assassin inconscient est au singulier ! Quant au choix de la tournure (tout comme pour le "mais mes pas") tu as compris que c'était un choix personnel. D'autant que dans ce poème c'était le message, le plus important, pas la forme.
Quant à la forme, car c'est sur la forme que je demandais des commentaires, il n'y a pas deux alternatives : soit on possède le génie quasi "inné" d'un Hugo, soit on n'est qu'un modeste Philip et dans ce cas il faut travailler, travailler sans relâche....sans pouvoir égaler, bien entendu Hugo, quelle question ! A l'école et au lycée, le petit Philip était un bon élève (premier en français, même !!!), mais pas très courageux. Aussi, les remarques de mes professeurs de français étaient à peu près les mêmes : pourquoi ne se donne-t-il pas la peine de se surpasser alors qu'il en est capable ! Mais, attention, je le répète avec beaucoup de fierté, j'étais le premier dans la matière, car j'étais passionné par l'écriture et je vénérais la littérature. Je me souviens d'une dissertation où j'avais écrit cette phrase délirante "c'est un monde étrange où baignent mille instincts équivoques au sein d'un ésotérique tourbillon". Mon prof de français (qui se trouvait aussi être l'assistant à la télévision de Pierre Tchernia, un grand bonhomme) m'avait pris à part, me disant entre quatre yeux "il va falloir maintenant commencer à arrêter de faire joujou avec la langue française. Elle mérite mieux que ça !". Je me demande, avec humour, ce que tu aurais pensé d'un élève comme moi si tu m'avais eu sur les bancs de ta classe !
Voilà, mon cher Pierre. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
armandstas18 · le dimanche 23 décembre 2012 à 18:32
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 24 décembre 2012 à 07:31
Merci d'être passé lire ce poème, Armand. Oui, j'ai voulu que ce poème soit beau. Tu m'as écrit, sur mon dernier poème, que tu pensais que "j'étais peut-être le dernier des romantiques". Le dernier, je ne le pense pas. Mais, en effet, je pense être un romantique. J'ai lu un jour que le romantique, je cite : "préfère la mélancolie au bonheur considéré comme inaccessible". Je ne veux pas être un romantique "geignard" et fataliste. Le romantique est quelque part un idéaliste, voire un utopiste. Mais si parfois le bonheur n'est pas au rendez-vous, ce n'est pas dû la fatalité. Il faut se le dire.
Je crois que tu as dû apprécier la forme de mon poème. C'est un peu, sous un abord différent, la suite de mon échange versifié avec George Sand, sauf que Sand n'est nullement présente ici. J'ai chois le registre de l'émotion dans l'écriture et à la fois celui de la pudeur des sentiments et du courage. Et il y a mes "doubles refrains" "(Mes regrets.....et j'en garde les épines" et "....ô coeur misérable") avec d'infimes variations à chaque fois.....jusqu'à la transformation alchimique du dernier vers, dans l'athanor de tout mon être. Merci Armand. Très bonnes fêtes à toi. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
salus · le jeudi 20 juin 2013 à 16:53
Beau texte d'amour et qui sent son vécu !
Salut, Philip, ça marche, philipchevalier !
Amitié,
Salus
Nadore · le mercredi 24 juillet 2013 à 21:16
debbie · le mardi 3 avril 2018 à 21:00
Belle soirée à toi
Amitié
Debbie
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 4 avril 2018 à 05:49
J'avais mis beaucoup de temps pour élaborer ce poème et, presque "philosophiquemment" essayer d'évaluer, au rang des douleurs humaines, l'impact du regret, blessure indélébile.
Ca a donné ce très beau poème auquel je tiens beaucoup.
Amitiés. Philip.
scorpionne · le jeudi 28 juin 2018 à 12:10
Un poème pudique et très émouvant.
La répétition de "Sauront-ils mes regrets" et de
"Mes regrets.
Je les dépose humblement à vos pieds
Et j’en garde les épines"
donne une intensité supplémentaire.
Je crois que, quelque part en nous, nous avons tous des regrets, mais il est nécessaire de ne pas se laisser envahir par eux. On se doit de continuer d'avancer. L'écriture nous permet de nous libérer de ce que nous traînons, de ce qui nous pèse. On se sent plus léger ensuite, une fois nos maux couchés sur le papier.
Je te souhaite, cher Philip, une très agréable journée.
Très amicalement,
Jocelyne
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 29 juin 2018 à 07:18
Bonjour, Jocelyne.
Ce poème, "Regrets" est un de ceux que je préfère. C'était encore dans la veine des lettres d'Amour entre George Sand et Alfred de Musset. La rupture entre Sand et Musset fut douloureuse. Et ensuite quand Sand se sépara de Chopin.
J'ai essayé de me glisser dans le moule de cette 2ème moitié de XIXème siècle, dans le style de l'écriture, au romantisme douloureux.
Merci d'avoir aimé me lire, une fois de plus. Très amicalement. Philip.
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