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le chansonnier sans guitare

Parfum de décès

Le lundi 23 août 2010 à 01:42, posté par Philippe · 192 lectures

J'finirai mal, ça j'en suis sûr
Comme un prophète sans augure
Comme un dealer de Saint-Esprit

Avec ma guitare sur l'épaule
Et mes adages de bristol
Je finirai vite au tapis

Tel un boxeur mal préparé
A prendre des coups au buffet
Des coups de gong dans le cœur

Un coup de semonce à sonné
Dans ma cervelle alcoolisée
Et plus j'y pense et moins j'ai peur


Et moins j'en pleure, à cela près
Que ce moment de vérité
Ne sera qu'un moment précaire

Où je m'étal'rai de mon long
Où je m'affal'rai pour de bon
Sous la stèle de mes pseudo-pairs

Ma carcasse de con mortel
J'aimerai qu'on la laisse telle
Qu'on la trouv'ra sur un talus

Avec comme ultime rituel
Une dernière corvée de vaisselle
Chez ma môman que je salue


Qu'importe de mourir célèbre
Qu'importe de mourir en herbe
Qu'importe tout cela maintenant... et...

Pourquoi prendre la vie au sérieux
Puisque personne sous ces cieux
N's'en est jamais sorti vivant ?

Mes écrits, ma progéniture
Exacerbés de cette culture
Dont je n'compris jamais que dalle

La culture des gens de savoir
Pour qui je n'ferai mon devoir
Qu'en gisant rongé sous la dalle


Je n'suis qu'un poète au rabais
Un vagabond de l'alphabet,
J'en tresse des colliers pour des nymphes

Qui attendent derrière la porte
Que le diable arrive et m'emporte
Dans un torrent d'houille et de lymphe

Ô toi ma mie, ma gente dame
Toi qui es déjà une vieille âme
Toi qui ressens, toi qui comprends

Prends ma main pour ce saut ultime
Ça te coût'ra pas un centime,
D'autres s'occupent de l'enter'ment


Les cons célèbres qui m'liront pas
Pourront continuer de ce pas
Les ritournelles ordinaires

Et se faire cas de pot-aux-roses
Entre deux rengaines à l'eau d'rose
De quelques écrits centenaires

Oubliés pas d'autres avant moi
Dans un tiroir, un débarras
Où venaient choir sans éloquence

Les couleurs blêmes de l'espoir
Sapées de loques et de hasard
Loin des venelles de romance


J'irai en enfer, ça c'est sûr
Avec l'espoir que la censure
Y soit plus clémente, moins glauque

Qu'en ce paradis de salaces
Où jamais ne trouveront place
Les mutants au cœur ventriloque

Et plus j'y pense et moins c'est grave
Et moins j'en ris et plus je brave
Cette société Callipyge

Je m'en irai crachant encore
Sur vos morales et sur vos morts
Morts au combat, morts à la pige


Si c'est pas encore pour demain
Si l'Bon Dieu après examen
Me fait offrande d'un sursis

Et m'envoie à coups d'pieds au cul
Jouer les vedettes loin de ma rue
Que l'on n'se fasse aucun soucis

Je m'en irai cracher quand même
Sur vos morales et vos emblèmes
Vos morts à gage, morts à prestige

A la seule différences près
C'est qu'j'irai clean et bien rasé
Magnanimité oblige!


texte
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3 commentaires

dagolaborel · le lundi 23 août 2010 à 07:57

----parfait ! Jehan Rictus aurait aimé !
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

dagolaborel · le lundi 23 août 2010 à 08:01

----Philippe ou phil, garde de préférence toujours exactement le même pseudo, cela limite le copiage
http://blogs.myspace.com/index.cfm?fuseaction=blog.view&friendId=429010564&blogId=503495339
http://www.mespoemes.net/dagolaborel

alto · le lundi 23 août 2010 à 08:30

----Tu dis manquer de la culture ?
D'OGM,Bio,Etc ??Pour déconner ! Bonne mesure ! De mourir en chantant, l'esprit t'en guérira ! Râpe ! ça glisse ! BIEN !Salut !
http://www.mespoemes.net/alto

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