Les clones tristes
Le fiel se presse au portillon
De leurs palabres postillons
De leurs fourberies d'escarpins,
Leurs écrase-merdes de rupins
Ils foulent aux pieds de leur mépris
Nos espérances improductives
Nos révoltes de Monoprix
Nos flatulences électives
Nous sommes des clones désabusés
Issus d'une usine passéiste
Des produits sûrs et bon marché
Nous sommes des clones tristes...
Et c'est nos bourreaux qu'on acclame!
Eux qui façonnent nos états d'âme
Qui génèrent nos fièvres oniriques
A coups de pubs narcotiques
C'est un empoisonnement mental
Dont nous sommes les gentils cobayes
Et l'on bêêêle, étiquetés à l'étal
"Il n'y a que le travaîîîl qui m'aîîîlle!"
Nous sommes des clones auréolés
Du label des bœufs charolais
Des consommateurs intégristes
Nous sommes des clones tristes
Ces vieux fous qui tiennent la carotte
Ces anonymes polyglottes
Ces alchimistes despotiques
Ces fossoyeurs académiques
Entre deux bouffes à l'Elysée
Entre deux Bush et un concile
Inaugurent les cages dorées
Où nos consciences sommeilleront, dociles...
Nous sommes des clones ingénues
Des sous-produits sur la liste
Nés d'éprouvettes inconnues
Nous sommes des clones tristes
Travail, famille, patrie, syndic
Pipi, caca, barbiturique!
Quel bonheur la civilisation!
Quelle céleste élévation!!
Et vautrés devant la télé
Le ventre plein, la tête vide
On reste "groupir" derrière les barbelés
Qui cerneront nos yeux livides
Nous sommes des clones somnambules
Aux appétences arrivistes
En isolement dans nos bulles
Nous sommes des clones tristes
Oui, le bonheur est un péché!
Un crime de lèse-majesté
Une dégénérescence douteuse
Une tare, une maladie honteuse!
Oui, c'est pour notre bien braves gens
Pour l'avenir de notre nation
Que l'on passe au détergent
Notre mémoire et nos soupçons
Nous sommes des clones amnésiques
Aux neurones absentéistes
Des morts-vivants pathologiques
Nous sommes des clones tristes
Et c'est encore pour notre bien
Que la culture est un désert
Aux mirages kafkaïens
Une supérette pour têtes pleines d'air
Et dans ce bordel subventionné
Cette usine à prostitués
S'en viennent se refaire une santé
De vagues dealers de panacées
Nous sommes des clones incultes
Pour nos élites artistes,
Penser serait une insulte!
Nous sommes des clones tristes
Nous, on a pas peur du labeur
Ni de se lever de bonne heure
Quel que soit le corps de métier
Il faut trimer, trimer, trimer!
Si l'boulot c'est pas la santé
Ca sert au moins à consommer
Pourquoi? Pour avoir du boulot!
Pourquoi? Ben...pour consommer, ballot!
Nous sommes des clones très très cons
Dans l'absurdité on persiste
Pour la bêtise on a l'pompon
Nous sommes...des conformistes!
De leurs palabres postillons
De leurs fourberies d'escarpins,
Leurs écrase-merdes de rupins
Ils foulent aux pieds de leur mépris
Nos espérances improductives
Nos révoltes de Monoprix
Nos flatulences électives
Nous sommes des clones désabusés
Issus d'une usine passéiste
Des produits sûrs et bon marché
Nous sommes des clones tristes...
Et c'est nos bourreaux qu'on acclame!
Eux qui façonnent nos états d'âme
Qui génèrent nos fièvres oniriques
A coups de pubs narcotiques
C'est un empoisonnement mental
Dont nous sommes les gentils cobayes
Et l'on bêêêle, étiquetés à l'étal
"Il n'y a que le travaîîîl qui m'aîîîlle!"
Nous sommes des clones auréolés
Du label des bœufs charolais
Des consommateurs intégristes
Nous sommes des clones tristes
Ces vieux fous qui tiennent la carotte
Ces anonymes polyglottes
Ces alchimistes despotiques
Ces fossoyeurs académiques
Entre deux bouffes à l'Elysée
Entre deux Bush et un concile
Inaugurent les cages dorées
Où nos consciences sommeilleront, dociles...
Nous sommes des clones ingénues
Des sous-produits sur la liste
Nés d'éprouvettes inconnues
Nous sommes des clones tristes
Travail, famille, patrie, syndic
Pipi, caca, barbiturique!
Quel bonheur la civilisation!
Quelle céleste élévation!!
Et vautrés devant la télé
Le ventre plein, la tête vide
On reste "groupir" derrière les barbelés
Qui cerneront nos yeux livides
Nous sommes des clones somnambules
Aux appétences arrivistes
En isolement dans nos bulles
Nous sommes des clones tristes
Oui, le bonheur est un péché!
Un crime de lèse-majesté
Une dégénérescence douteuse
Une tare, une maladie honteuse!
Oui, c'est pour notre bien braves gens
Pour l'avenir de notre nation
Que l'on passe au détergent
Notre mémoire et nos soupçons
Nous sommes des clones amnésiques
Aux neurones absentéistes
Des morts-vivants pathologiques
Nous sommes des clones tristes
Et c'est encore pour notre bien
Que la culture est un désert
Aux mirages kafkaïens
Une supérette pour têtes pleines d'air
Et dans ce bordel subventionné
Cette usine à prostitués
S'en viennent se refaire une santé
De vagues dealers de panacées
Nous sommes des clones incultes
Pour nos élites artistes,
Penser serait une insulte!
Nous sommes des clones tristes
Nous, on a pas peur du labeur
Ni de se lever de bonne heure
Quel que soit le corps de métier
Il faut trimer, trimer, trimer!
Si l'boulot c'est pas la santé
Ca sert au moins à consommer
Pourquoi? Pour avoir du boulot!
Pourquoi? Ben...pour consommer, ballot!
Nous sommes des clones très très cons
Dans l'absurdité on persiste
Pour la bêtise on a l'pompon
Nous sommes...des conformistes!
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3 commentaires
Mymie · le mercredi 25 août 2010 à 23:41
patrick(Chroniques et Rimailles) · le jeudi 26 août 2010 à 09:40
Philippe · le jeudi 26 août 2010 à 13:21
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