CANOE-KAYAK
CANOE-KAYAK
Cours d’eau ensorceleurs, vous qui nous incitez
En nos frêles esquifs à venir naviguer,
Quelle force est en vous, qui fait que l’on délaisse
La fermeté du sol, le confort, la paresse,
Pour l’humide fraîcheur, les efforts répétés,
Et pour subir parfois des bains inopinés ?
O rivières de plaine, où, sous de vastes branches,
Les eaux en murmurant tout doucement s’épanchent,
Vous nous faites goûter votre sérénité,
Par vos calmes attraits l’esprit est apaisé.
Navigant sur vos eaux, au détour d’un méandre,
Il arrive parfois que nous puissions surprendre
De vifs martins-pêcheurs en de longs éclairs bleus
Partant se réfugier dans leurs abris mousseux ;
Nous pouvons admirer, en ballets féériques,
L’étrange ondulation de plantes aquatiques.
Divinités des eaux, Naïades et Tritons,
En ces moments heureux, soyez nos compagnons !
Torrents impétueux, dans les hautes vallées
Où le mugissement de vos eaux déchâinées
Couvre vite nos voix inaptes à lutter,
Vous lancez un défi à qui veut naviguer.
Avant que d’accéder à nos embarcadères,
Avant de pénétrer dans nos barques légères,
Amis, observons bien les chutes, les courants,
Les passages étroits, les tourbillons violents,
Dont nous irons bientôt affronter la puissance.
Enfin sur le torrent chacun de nous s’élance.
Et tel un cavalier tentant de maîtriser
Tous les excès d’ardeur de son fougueux coursier,
Le pagayeur agit pour dompter sa monture
Excitée par les flots dans sa folle aventure.
Le visage giflé de paquets d’eau cinglants,
Il s’enivre d’efforts, d’action, de mouvement,
Pour aborder enfin l’hospitalière rive,
Heureux d’avoir déjoué les pièges de l’eau vive.
Cours d’eau ensorceleurs, vous qui nous incitez
En nos frêles esquifs à venir naviguer,
Quelle force est en vous, qui fait que l’on délaisse
La fermeté du sol, le confort, la paresse,
Pour l’humide fraîcheur, les efforts répétés,
Et pour subir parfois des bains inopinés ?
O rivières de plaine, où, sous de vastes branches,
Les eaux en murmurant tout doucement s’épanchent,
Vous nous faites goûter votre sérénité,
Par vos calmes attraits l’esprit est apaisé.
Navigant sur vos eaux, au détour d’un méandre,
Il arrive parfois que nous puissions surprendre
De vifs martins-pêcheurs en de longs éclairs bleus
Partant se réfugier dans leurs abris mousseux ;
Nous pouvons admirer, en ballets féériques,
L’étrange ondulation de plantes aquatiques.
Divinités des eaux, Naïades et Tritons,
En ces moments heureux, soyez nos compagnons !
Torrents impétueux, dans les hautes vallées
Où le mugissement de vos eaux déchâinées
Couvre vite nos voix inaptes à lutter,
Vous lancez un défi à qui veut naviguer.
Avant que d’accéder à nos embarcadères,
Avant de pénétrer dans nos barques légères,
Amis, observons bien les chutes, les courants,
Les passages étroits, les tourbillons violents,
Dont nous irons bientôt affronter la puissance.
Enfin sur le torrent chacun de nous s’élance.
Et tel un cavalier tentant de maîtriser
Tous les excès d’ardeur de son fougueux coursier,
Le pagayeur agit pour dompter sa monture
Excitée par les flots dans sa folle aventure.
Le visage giflé de paquets d’eau cinglants,
Il s’enivre d’efforts, d’action, de mouvement,
Pour aborder enfin l’hospitalière rive,
Heureux d’avoir déjoué les pièges de l’eau vive.
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1 commentaire
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 4 avril 2018 à 06:12
Les sports, fussent-ils nautiques, ce n'est pas mon fort. Le "rafting" en temps qu'activité ludique non plus.
Mais à la lecture de ce poème, je reconnais que, sur des eaux calmes, le plaisir doit être agréable.
J'ai pensé aux gorges de l'Ardèche. Mais elles passent loin de Privas, me semble-t-il ?
Belle journée, Pierre. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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