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Hommage

Le mercredi 9 mars 2016 à 17:37, posté par pierre · 157 lectures

Sur les allées gelées menant au palais d'hiver, dans les neiges oniriques, entre les figures d'onyx et d'argent, tu es réapparu toi, le mendiant de Séoul.

La dernière fois que nous nous étions vus, c'était en été au détour d'une page noircie. Tu souriais amèrement et de tes haillons tombaient les caractères en or et la vermine. Je t'avais laissé là, tout entier à ta maladie, sachant que tu étais en froid avec ta famille.

L'atmosphère s'était rafraîchi avec ta femme et elle t'avait quitté, les anges crevant à ton contact, les libellules gelées perçant ton corps t'avait ramené à tes premiers amours. Grande couture et séduction, robe de bobards brodée de flatterie. Tu t'étais retrouvé dans les bras d'une quelconque fille de joie.

Je te revois ainsi dans une végétation endormie et tu dissertes sur la frontière entre un génie incompris et un imbécile . Mais peut-être s'agit-il simplement d'une virgule bien placée et d'un point d'interrogation à propos ?

À la recherche de quelque moralité, tu tailles des figures de vertu dans la glace. Elles te regardent, dures et polies, aussi détournes-tu le regard vaguement honteux, même si tu sais que le printemps les fera fondre !

Minuit qu’habite une luciole se meurt, hébétude, hébétude...
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1 commentaire

plumeflore · le mercredi 9 mars 2016 à 20:11

Bonsoir Pierre la misère des plus pauvres est quelques chose d'intolérable, de plus bien souvent ces histoires font de jolis films et permet aux acteurs de gagner plus!!!
à quand un peu plus d'égalité sur cette triste humanité!!
un écrit bien poétique!
Marc!

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