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La véritable appellation...

Le mercredi 11 octobre 2017 à 17:29, posté par plumeauvent1 · 53 lectures

Illustration du poème « La véritable appellation... »
Race humaine :
La notion de race humaine fut employée pour établir des classifications internes à l'espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels. Le concept de «race» n'est plus utilisé pour la taxinomie du vivant. Il a été appliqué à partir du 19 ème siècle pour distinguer des groupes humains selon des critères arbitraires4 (religion, nationalité, couleur de la peau, origine géographique…). Aujourd'hui, il est employé par des idéologues racialistes4 ou des acteurs politiques promouvant une idéologie raciste.
Les études scientifiques, fondées depuis le milieu du 20 ème siècle sur la génétique, ont montré que le concept de «race» n'est pas pertinent pour caractériser les différents sous-groupes géographiques de l'espèce humaine car la variabilité génétique entre individus d'un même sous-groupe est plus importante que la variabilité génétique moyenne entre sous-groupes géographiques.
Le consensus scientifique actuel rejette en tout état de cause l’existence d'arguments biologiques qui pourraient légitimer la notion de race. Particulièrement si elle est reléguée à une représentation arbitraire selon des critères morphologiques, ethnico-sociaux-culturels ou politiques comme les identitéscite.
Signification :
Le terme «race» a été utilisé à partir du 19 ème siècle pour distinguer des groupes humains selon des critères arbitraires4 (religion, nationalité, couleur de la peau, origine géographique…). Il est encore utilisé, par des idéologues racialistes4 ou des acteurs politiques promouvant une idéologie raciste, pour classer dans des catégories les populations humaines selon des critères morphologiques ou culturels.
Pas de race humaine, mais pluralité humaine :
Bien qu'il n'existe pas de «races humaines», on constate une «pluralité humaine» sans hiérarchie liée. Depuis l'achèvement du séquençage du génome humain en 2004, un certain nombre d'analyses génétiques ont été effectuées. Elles sont basées sur des polymorphismes génétiques permettant de distinguer une répartition par «groupe géographique» de certains polymorphismes pertinents du génome humain et à fréquence allélique suffisante.
Bien que, comme le rappelle le professeur Jens Reich, les humains possèdent 99,9 % de gènes en communs, ou 99,5% pour le généticien Craig Venter , l'équipe de Luigi Luca Cavalli-Sforza suggère que les Homo sapiens se répartissent en neuf «populations» de base tout en précisant que « en réalité dans l'espèce humaine, l'idée de "race" ne sert à rien.
La structure des populations humaines est extrêmement complexe ; elle varie d'une région du monde à une autre, d'un peuple à un autre. On rencontre toujours une infinité de nuance qui sont dues à des migrations constantes à l'intérieur des frontières et au-delà des frontières qui rendent impossible des séparations tranchées.
Généralités
La notion de race, entendue en termes biologiques, est tardive et se rattache à une période précoce de la science moderne. Elle tente une classification en espèces et en sous-espèces, qui ne concernait alors que les végétaux et les autres animaux (Linné 17 ème siècle). Au 19 ème siècle, on commence à parler de «race » au sein de l’espèce humaine avec le même sens que les races animales classiques.
Joseph Arthur de Gobineau popularise au milieu du 19 ème siècle une nouvelle acception, dans son essai raciste, Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855), dans lequel il prenait parti en faveur de la thèse polygéniste selon laquelle l'espèce humaine serait divisée en plusieurs races distinctes, que l'on pourrait selon lui hiérarchiser. Le racialisme ou encore racisme scientifique, deviendra alors l'idéologie prédominante dans les milieux savants et dans l'anthropologie physique, couplé à l'évolutionnisme, au darwinisme social et aux théories eugéniques développées par Francis Galton. L'habillage de visions racistes par le discours scientifique - que Canguilhem dénommera «idéologies scientifiques» - sera largement discrédité par sa conséquence logique découverte en 1945 : le génocide des Juifs européens par l'Allemagne nazie.
Afin d'éviter l'usage impropre du terme «race» :
L'Unesco recommande, au milieu des années 1950 d'instaurer la notion d'ethnie, laquelle insiste fortement sur les dimensions culturelles au sein d'une population humaine (langue, religion, us et coutumes, etc.).
Utilisation à tord :
Pour autant, quelques tentatives racialistes perdurent, comme l'a montré la publication de The Bell Curve (1994). Par Richard Herrnstein et Charles Murray, estimant que le quotient intellectuel inférieur des Noirs américains était d'origine génétique et ne pouvait pas être corrigée par des mesures sociales. Le même reproche est fait à certaines lectures de la sociobiologie, qui cherchent l'éventuelle origine génétique des comportements sociaux y compris altruistes.
La segmentation en races humaines a été très répandue à l’époque de la flambée des nationalismes qui a donné lieu à des interprétations racistes se qualifiant de science. Certains ouvrages comme le Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement, de Bechtel et Carrière, montrent que ces préjugés s'exerçaient tout autant entre pays européens à la même époque.
Rétablissement des bons termes :
La deuxième moitié du 20 ème siècle abandonne peu à peu cette idée sous trois influences : ambiguïtés du terme ;rôle joué par ces idées dans les quinze années du nazisme ; ouvrages de Claude Lévi-Strauss et de Franz Boas qui ont transformé l'anthropologie et mis en évidence les phénomènes d'ethnocentrisme propres à toute culture.
Aujourd’hui le terme continue d'alimenter les débats autour de la biologie, bien que les scientifiques lui préfèrent la notion de population, désignant un groupe humain quel qu'il soit. En France, il tend à disparaître des autres sciences, anthropologie, ethnologie au profit de la notion majoritairement culturelle d'ethnie. On parlera ainsi de populations géographiques en biologie ainsi que de différences entre cultures pour l’anthropologie et l’ethnologie. Pour autant, il continue à être employé dans le reste du monde et en particulier dans les pays anglophones, mais aussi dans les textes législatifs français. Cela amène à s'interroger sur les phénomènes de la race en tant que construction sociale, problème au cœur des Races Studies menées en Amérique du Nord (études liées aux critiques du post-colonialisme et aux Gender Studies qui étudient le genre en tant que construction sociale).
Utilisation :
Le terme «race» est parfois utilisé dans le langage courant pour désigner des groupes «ethniques», géographiques ou culturels.
Dans des pays anglophones, comme les États-Unis ou le Canada, le terme race (ou «ethnicity») est utilisé pour faire référence à l'origine dite «ethnique». Celle-ci est déclarée par un individu, sans qu'il y ait de consensus sur les catégories utilisables. Au Québec, où l'utilisation du mot «race» («race noire», «race blanche»…) ne suscite guère de débat, il est toutefois plus convenu d'utiliser dans les discours et les écrits plus formels le terme «origine ethnique», suivi de la nationalité.
En France, l'utilisation d'une mention raciale est interdite, la Constitution mentionne l'égalité de tous, devant la loi, «sans distinction d'origine, de race ou de religion». Le 16 mai 2013, l'Assemblée nationale a adopté une proposition de loi «visant à supprimer le terme de race de la législation française»

la taxinomie :
Science, branche de la biologie, qui a pour objet de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées taxons afin de les identifier ; puis de les nommer et enfin les classer et de les reconnaître via des clés de détermination dichotomiques.

Allélique :
La fréquence allélique est la fréquence à laquelle se trouve l'allèle d'un gène dans une population. Habituellement, on l'exprime comme une proportion ou un pourcentage. La somme des fréquences alléliques de tous les allèles d'un gène dans une population est donc par définition égale à 1.

plumauvent 1
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