Ce passé si présent
J'aimais me promener en ce cher coin de terre
Émergeant de la nuit au temps de messidor
Tout semblait s'animer, renaître du mystère
A l'orée émeraude une dentelle d'or
Telle une robe d'ange évoquant mon enfance
J'écoutais le grillon et son archet divin
Son bonheur soutenait avec tant de clémence
Le frisson merveilleux de ce ciel Florentin
Que l'âme en mal d'amour dans cette paix profonde
J'avais en mon pouvoir la richesse des fleurs
(N'est-ce pas en l'esprit que le rêve se fonde
Impérissable foi, dépassant les lueurs)
Jusqu'à midi sonnant aux cloches de l'église
Le front plein de soleil, bercé par les chemins
Comme un oiseau léger que l'air pur angélise
Les yeux ceints de beautés, des lys blancs plein les mains
Dans les grands blés houleux je rêvais d'hirondelles
De verdoyants vergers, de prés ruisselant d'or
Sans me lasser jamais, j'usais là mes semelles
Écoutant le ruisseau quand la terre s'endort
Je ne pouvais quitter l'odorante garenne
En ces jours bleus d'été, qui savaient m'attendrir
Sans rendre une visite au vénérable chêne
Au pied duquel mon cœur implorait le zéphyr
Ce passé si présent un lieu le fait revivre
Toisé par le Mont-Bart et cerné par les bois
C'est ici que le Doubs en douceur se délivre
Cet écrin c'est Bavans en pays Franc-Comtois
Lorsque mes cheveux blancs deviendront ma lumière
Avant que je repose au clos du souvenir
Juste avant de partir sous cette noire pierre
Que puissent ces beaux jours encor me revenir
Émergeant de la nuit au temps de messidor
Tout semblait s'animer, renaître du mystère
A l'orée émeraude une dentelle d'or
Telle une robe d'ange évoquant mon enfance
J'écoutais le grillon et son archet divin
Son bonheur soutenait avec tant de clémence
Le frisson merveilleux de ce ciel Florentin
Que l'âme en mal d'amour dans cette paix profonde
J'avais en mon pouvoir la richesse des fleurs
(N'est-ce pas en l'esprit que le rêve se fonde
Impérissable foi, dépassant les lueurs)
Jusqu'à midi sonnant aux cloches de l'église
Le front plein de soleil, bercé par les chemins
Comme un oiseau léger que l'air pur angélise
Les yeux ceints de beautés, des lys blancs plein les mains
Dans les grands blés houleux je rêvais d'hirondelles
De verdoyants vergers, de prés ruisselant d'or
Sans me lasser jamais, j'usais là mes semelles
Écoutant le ruisseau quand la terre s'endort
Je ne pouvais quitter l'odorante garenne
En ces jours bleus d'été, qui savaient m'attendrir
Sans rendre une visite au vénérable chêne
Au pied duquel mon cœur implorait le zéphyr
Ce passé si présent un lieu le fait revivre
Toisé par le Mont-Bart et cerné par les bois
C'est ici que le Doubs en douceur se délivre
Cet écrin c'est Bavans en pays Franc-Comtois
Lorsque mes cheveux blancs deviendront ma lumière
Avant que je repose au clos du souvenir
Juste avant de partir sous cette noire pierre
Que puissent ces beaux jours encor me revenir
6 commentaires
euphonie0 · le lundi 17 août 2015 à 23:30
Sublime.
Bonsoir Plume
Bravo
Bise
Marie
Pierre · le lundi 17 août 2015 à 23:34
( PS : évoquant - ruisselant d' or -
Toisé par ) Amitiés, Pierre
quercylibre · le lundi 17 août 2015 à 23:41
Que la beauté embrase jusqu'au dernières lueurs
Du jour et de la nuit .Qu'il est loin le bonheur
du jour et de la nuit quand toujours tu souries
Pierre · le mardi 18 août 2015 à 03:35
Les yeux ceints de beauté )
Amitiés, Pierre
domi/amimots · le mardi 18 août 2015 à 06:35
domidom · le mardi 18 août 2015 à 21:46
Ta chute est un peu morose, et pourtant, profondément bouleversante...
(lorsque tes cheveux blancs..etc..etc), Ce vers est superbe, mais, ce temps est encore bien lointain, j'en suis persuadée...
Bises à vous deux...
Domie...
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