J'avais vingt ans
Quand l'hirondelle joue avec l'infime brise
Griser par le ciel bleu, par l'or pur des épis
Est-il meilleur endroit quand juillet s'angélise
Que d'attendre le soir près des blés assoupis
A la fin du beau jour quand tombe la lumière
Le paysage semble un merveilleux vitrail
Cet air religieux appel à la prière
Et pour les moissonneurs c'est la fin du travail
Moi, souvent je m'assieds à l'ombre d'un grand chêne
Tout rayonnant d'espoir, j'aime fleurir mon front
Auprès de cette terre émouvante et sereine
L'honneur de mon pays passe par la moisson
Tandis que le torrent indolent et superbe
S'écoule gentiment sur le ravin pierreux
Son murmure paisible épouse le thym, l'herbe
Et capte le soleil pour le plaisir des yeux
Puis vient l'heure rubis, avant le crépuscule
Quand le couchant déploie un splendide éventail
Que le sous-bois rutile et que l'occident brûle
Sous le couvert ombreux, paresse le bétail
Alors un souvenir éveille en moi la flamme
Je buvais le bonheur au clair de ses beaux yeux
J'avais vingt ans, poète au plus profond de l'âme
En cueillant cette fleur je tombais amoureux
Griser par le ciel bleu, par l'or pur des épis
Est-il meilleur endroit quand juillet s'angélise
Que d'attendre le soir près des blés assoupis
A la fin du beau jour quand tombe la lumière
Le paysage semble un merveilleux vitrail
Cet air religieux appel à la prière
Et pour les moissonneurs c'est la fin du travail
Moi, souvent je m'assieds à l'ombre d'un grand chêne
Tout rayonnant d'espoir, j'aime fleurir mon front
Auprès de cette terre émouvante et sereine
L'honneur de mon pays passe par la moisson
Tandis que le torrent indolent et superbe
S'écoule gentiment sur le ravin pierreux
Son murmure paisible épouse le thym, l'herbe
Et capte le soleil pour le plaisir des yeux
Puis vient l'heure rubis, avant le crépuscule
Quand le couchant déploie un splendide éventail
Que le sous-bois rutile et que l'occident brûle
Sous le couvert ombreux, paresse le bétail
Alors un souvenir éveille en moi la flamme
Je buvais le bonheur au clair de ses beaux yeux
J'avais vingt ans, poète au plus profond de l'âme
En cueillant cette fleur je tombais amoureux
4 commentaires
Ray · le lundi 28 mars 2016 à 17:45
En cueillant cette fleur je tombais amoureux "
très beau et réussi, merci amitiés Ray
Stella · le lundi 28 mars 2016 à 18:56
Merci pour cette belle lecture et cette Nostalgie que l'on ressent dans chaque mot !
Merci M !
Stella.
rivaudais · le lundi 28 mars 2016 à 19:42
Micheline 1940 · le mardi 29 mars 2016 à 02:49
Votre plume ensorcelle, et comme elle je ne sais s'il est humainement possible d'écrire encore plus belles choses, merveilleusement douces, exprimées d'une manière à faire pleurer les sources, et l'on se sent, aux bras, pousser de belles ailes, au cœur fleurir des roses, aux yeux perler des larmes, et la gorge se serrer... Ce moment de lecture est instant d'exception, et je vous en remercie sincèrement du fond du cœur, ami Poète ! Mille amitiés,
Micheline.
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