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Soyez bénis Vallons

Le mercredi 4 mai 2016 à 11:50, posté par plumeflore · 579 lectures

Illustration du poème « Soyez bénis Vallons »
Soyez bénis vallons, chéris par la fortune
Ô! printemps de mes jours si prompte à m'émouvoir
Ce qui charme mes yeux, de bonheur m'importune
C'est tout ces beaux instants en l'âme du terroir

Au tapis des foins mûrs étendus sur les plaines
Sous les ifs odorants, à l'heure du berger
Au miroir rutilant des limpides fontaines
La tête pleine d'or au cœur du bel été

Drapé dans le linceul d'une aube virginale
La plume éveille en moi des souvenirs sacrés
Oreille ouverte au chant, j'écoute la cymbale
Que déverse l'oiseau sur les épis dorés

Ô! chœurs des jours passés, chantez les doux supplices
Que vos fastes soient miens dans le soleil couchant
Que les derniers reflets deviennent mes complices
Dans la pâle clarté d'un bocage embaumant

Et puis, berçant mon âme, qu'ils déroulent mon livre
En des ors que le soir étale tendrement
Ce décor merveilleux que l'enfance délivre
Refleurit mon vélin, d'un immense tourment

Dans un coin de ma tête ouverte à la lumière
Je revois le char bleu du pays Franc-Comtois
Et le chemin boisés menant à la clairière
Fait renaître en mon cœur les bouquets d'autrefois

L'inoubliable odeur des sillons à l'automne
Le vol gris des perdrix aux marges des sentiers
Saison où chaque bois tel un roi se couronne
Qu'un sommeil éternel s'endort sous les alliers

J'aimais le vert feuillage où vient bruire la brise
Le bonheurs de ces jours, cachés sous un vieux drap
Quand la source bondit, que le cœur s'angélise
L'enfant devenu grand, toujours s'en souviendra

Vénérable témoin de l'antique héritage
Le charme souverain d'un œil émerveillé
Sous les faits de l'écrit reste le témoignage
D'un berceau fait de fleurs et de félicité

Ainsi le foin coupé longtemps après, embaume
Sur le seuil de la grange, imbibé de soleil
La douceur à l'envie éclaire comme un chaume
Et l'humble toit natal, n'est plus qu'un nid vermeil

2 commentaires

marieannemak · le vendredi 6 mai 2016 à 06:40

Marc bonjour, tu me donnes toutes les odeurs de la campagne d'autrefois, où les fleurs pullulaient de leurs magnifiques odeurs, on pouvait jouer dans les meules de foin dont l'odeur nous prenait doucement à la gorge et au nez. Le soleil était encore notre ami, on pouvait chanter notre insouciance à tue-tête, quelle bonne et douce chaleur d'alors qui nous faisait rêver d'un avenir doré comme les blés, on glanait les épis de ci delà avec le fermier à nos trousses. Un temps innocent, sans guerre, ni querelles. Un temps où l'argent n'avait pas encore creusé sa fosse... Merci de me faire voyager, cela fait beaucoup de bien. Amitié Marie-Anne

Micheline 1940 · le vendredi 6 mai 2016 à 17:30

Béni soyez, ami Poète, qui savez nous apporter si magnifiquement sur ce texte, vos louanges à Dame Nature ! Vous et Marie savez nous enchanter et même nous ensorceler avec vos descriptifs oh combien colorés, odoriférants et sonores des bois, prés et vallons !!! Soyez remercié encore mille fois, pour ce délicieux moment !
Avec toute mon amitié,
Micheline.

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