Poèmes oubliés

Je découvre parfois au milieu d'un vieux livre,
Sous un tas de feuillets quelques écrits divers
Parmi tous ces papiers que le hasard me livre
J'ai le regard en feu quand j'y puise des vers
En lisant ces flambeaux quelque peu populaire
Je me revois enfant assis dans un sous-bois
Un crayon dans la main, humant la matricaire
Le front ceint d'aubépine en écoutant les voix
Sous la broussaille en fleurs à l'âge du mystère
Ainsi j'avais quinze ans et l'encrier joyeux
En simple adolescent la plume m'étais chère
Un espoir me guidait vers l'amour des cieux
J'attendais triste et gai qu'arrive la soirée
Pour celle qui serait mon ange aux ailes d'or
Les vieux chênes noueux avinait ma pensée
Je buvais du soleil celui de messidor
Chaque soir près de blés j'attendais une idylle
Je rêvais d'une fille au visage charmant
Dans le parfum des fleurs je l'attendais fébrile
Mon songe vagabond voguait au firmament
Les vers que j'écrivais d'une main malhabile
S'embaumaient de lilas, de moissons et d'humus
Le terroir Franc-Comtois pour moi c'était une île
Et puis le grand bonheur attendre l'angélus
Ces quatrains enfiévrés retrace mon histoire
Ces heures ne sont plus, cette encre qui jaunit
D'un écho merveilleux inondent ma mémoire
Pour tout ce qui n'est plus, pour ce qui est parti
Ces écrits sont de ceux que mon cœur aime lire
L'esprit avec lequel s'écoulait le ruisseau
Souriait où pleurait aux cordes de ma lyre
J'étais un rossignol amoureux de Rimbaud
Sous un tas de feuillets quelques écrits divers
Parmi tous ces papiers que le hasard me livre
J'ai le regard en feu quand j'y puise des vers
En lisant ces flambeaux quelque peu populaire
Je me revois enfant assis dans un sous-bois
Un crayon dans la main, humant la matricaire
Le front ceint d'aubépine en écoutant les voix
Sous la broussaille en fleurs à l'âge du mystère
Ainsi j'avais quinze ans et l'encrier joyeux
En simple adolescent la plume m'étais chère
Un espoir me guidait vers l'amour des cieux
J'attendais triste et gai qu'arrive la soirée
Pour celle qui serait mon ange aux ailes d'or
Les vieux chênes noueux avinait ma pensée
Je buvais du soleil celui de messidor
Chaque soir près de blés j'attendais une idylle
Je rêvais d'une fille au visage charmant
Dans le parfum des fleurs je l'attendais fébrile
Mon songe vagabond voguait au firmament
Les vers que j'écrivais d'une main malhabile
S'embaumaient de lilas, de moissons et d'humus
Le terroir Franc-Comtois pour moi c'était une île
Et puis le grand bonheur attendre l'angélus
Ces quatrains enfiévrés retrace mon histoire
Ces heures ne sont plus, cette encre qui jaunit
D'un écho merveilleux inondent ma mémoire
Pour tout ce qui n'est plus, pour ce qui est parti
Ces écrits sont de ceux que mon cœur aime lire
L'esprit avec lequel s'écoulait le ruisseau
Souriait où pleurait aux cordes de ma lyre
J'étais un rossignol amoureux de Rimbaud
1 commentaire
Micheline 1940 · le vendredi 24 février 2017 à 10:16
Vous avez commencé tôt l'écriture de vos textes, et j'imagine bien l'enfant sage écrivant soigneusement, la tête pleine de magnifiques choses, et ceinte au front d'aubépines tressées en couronne, sous le grand chêne ombreux tout rafraîchissant d'ombres... Je me suis avec délice penchée sur votre travail, et bien entendu, comme à l'accoutumée, m'y suis évadée dans une douce Poésie à faire frémir un Ange ! Pour cela et comme aussi pour toutes les émotions rencontrées sur ce texte, soyez-en remercié, ami Marc, qui nous faîtes de si beaux cadeaux de lecture !
Bien amicalement,
Micheline.
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