L'oiseau sur la branche (La source enchantée)

Je n'ai pu me soustraire à ce sort qui m'accable
Me brûle et me consume avant de m'embraser
Au besoin de mes yeux mon cœur se met à table
Je trempe alors ma plume au col de l'encrier
En premier lieu c'est vrai pour m'enchanter moi-même
Alors comme la source au revers du rocher
Jaillit soudain en moi l'eau vive du poème
Enfin peut naître au soir l'intrépide berger
Et l'aube se fait jour comme un bouquet de rêves
Un pudique plaisir m'inonde infiniment
De doux reflets de miel animent d'or les sèves
Cette onde ensoleillée arrive à mon dépend
Sous l'assaut de l'azur la pudeur se dérobe
Ma voix gazouille et rit à l'écho musical
Les bois et les vallons avec leur verte robe
Animent dans mon âme un succulent régal
Sans pouvoir m'empêcher ma volupté réclame
La blondeur, la beauté d'un merveilleux effet
Mon esprit s'affranchi et porte l'oriflamme
Du chêne qui s'ébroue au zéphyr de juillet
Ce candide bonheur, m'échoit par quel mystère?
Et ce printemps qui vient entraîne ma raison
Ce souffle qui m'étreins parfois d'un vent contraire
Dévore mon silence arrose mon frisson
Même l'ombre fragile anime ma paupière
Le moindre alexandrins se nourrit des oiseaux
Et chacun de mes vers recherche la lumière
Les fleurs du souvenir, le soleil des ruisseaux
Tel le vieux pâtre ombreux, le troupeau me ramène
Sous les buissons fardés tressés de liserons
Le bois est ma maison et ma nef souveraine
C'est dans cet antre d'or que naissent mes moissons
Me brûle et me consume avant de m'embraser
Au besoin de mes yeux mon cœur se met à table
Je trempe alors ma plume au col de l'encrier
En premier lieu c'est vrai pour m'enchanter moi-même
Alors comme la source au revers du rocher
Jaillit soudain en moi l'eau vive du poème
Enfin peut naître au soir l'intrépide berger
Et l'aube se fait jour comme un bouquet de rêves
Un pudique plaisir m'inonde infiniment
De doux reflets de miel animent d'or les sèves
Cette onde ensoleillée arrive à mon dépend
Sous l'assaut de l'azur la pudeur se dérobe
Ma voix gazouille et rit à l'écho musical
Les bois et les vallons avec leur verte robe
Animent dans mon âme un succulent régal
Sans pouvoir m'empêcher ma volupté réclame
La blondeur, la beauté d'un merveilleux effet
Mon esprit s'affranchi et porte l'oriflamme
Du chêne qui s'ébroue au zéphyr de juillet
Ce candide bonheur, m'échoit par quel mystère?
Et ce printemps qui vient entraîne ma raison
Ce souffle qui m'étreins parfois d'un vent contraire
Dévore mon silence arrose mon frisson
Même l'ombre fragile anime ma paupière
Le moindre alexandrins se nourrit des oiseaux
Et chacun de mes vers recherche la lumière
Les fleurs du souvenir, le soleil des ruisseaux
Tel le vieux pâtre ombreux, le troupeau me ramène
Sous les buissons fardés tressés de liserons
Le bois est ma maison et ma nef souveraine
C'est dans cet antre d'or que naissent mes moissons
3 commentaires
rivaudais · le mardi 21 février 2017 à 12:52
Coco · le mardi 21 février 2017 à 21:27
Micheline 1940 · le vendredi 24 février 2017 à 11:00
Superbe et attachant poème !
Merci Marc pour ce délice !
Amicalement,
Micheline.
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