Vestales

Un soir je m'en irai le sang encore chaud
J'irai seul et tranquille en écoutant l'oiseau
L'air pur de la plaine empourprera mon rêve,
Ceint par la nudité, l'ambre doux et la sève
Le couchant lancera des flèches sur les bois
En pleuvant des traits d'or sur l'ombrage aux abois
Une invincible soie accueillera mon âme
J'exhumerai les fleurs en buvant chaque flamme,
Le ruisseau du passé cristal des jours défunts
Coulera dans mon cœur l'eau pure des jasmins
Tous ces bonheurs perdus au soleil, sous la lune
L'enfant retrouvera les chemins de fortune
Les jours où je croyais la cascade sans fin
A travers les échos d'un souffle cristallin
La voix du rossignol que le printemps colporte
Éternel et serein que la douceur emporte
Et le temps des baisers nectar du jouvenceau
Que rien n'a pu salir sous l'antique manteau
Je verrai s'envoler les chères hirondelles
Les nobles souvenirs, les roses, les dentelles
A l'heure où les grillons,sur les prés assoupis
Couvriront de frissons les chaumes les épis
Le besoin me prendra de confier ma tendresse
La moisson de ma main, mon once poétesse
Aux murmures lointains qu'exhale les torrents
Aux vallons capiteux, Aux clochers verdoyants
De mon style incertain renaîtront les louanges
De l'essaim de mes mots s'élanceront des anges
Au fond de mon exil amoureux de mon nid
De mon front coulera le poème inédit
Le chant de mon amour, de ma terre promise
Inondera le soir d'une divine brise
J'irai seul et tranquille en écoutant l'oiseau
L'air pur de la plaine empourprera mon rêve,
Ceint par la nudité, l'ambre doux et la sève
Le couchant lancera des flèches sur les bois
En pleuvant des traits d'or sur l'ombrage aux abois
Une invincible soie accueillera mon âme
J'exhumerai les fleurs en buvant chaque flamme,
Le ruisseau du passé cristal des jours défunts
Coulera dans mon cœur l'eau pure des jasmins
Tous ces bonheurs perdus au soleil, sous la lune
L'enfant retrouvera les chemins de fortune
Les jours où je croyais la cascade sans fin
A travers les échos d'un souffle cristallin
La voix du rossignol que le printemps colporte
Éternel et serein que la douceur emporte
Et le temps des baisers nectar du jouvenceau
Que rien n'a pu salir sous l'antique manteau
Je verrai s'envoler les chères hirondelles
Les nobles souvenirs, les roses, les dentelles
A l'heure où les grillons,sur les prés assoupis
Couvriront de frissons les chaumes les épis
Le besoin me prendra de confier ma tendresse
La moisson de ma main, mon once poétesse
Aux murmures lointains qu'exhale les torrents
Aux vallons capiteux, Aux clochers verdoyants
De mon style incertain renaîtront les louanges
De l'essaim de mes mots s'élanceront des anges
Au fond de mon exil amoureux de mon nid
De mon front coulera le poème inédit
Le chant de mon amour, de ma terre promise
Inondera le soir d'une divine brise
1 commentaire
Micheline 1940 · le lundi 27 février 2017 à 17:13
L'abîme de beauté où votre poésie m'a fait sombrer, ce fut ce grand tunnel de lumières éclatantes, où, les parfums et les sons, les saveurs et couleurs, ont tiré de mon âme de merveilleuses images. Et vos "chemins de fortune d'enfant", furent on ne peut plus heureux et aussi bien gracieux, puisqu'ils vous ont laissé de pareilles empreintes, de semblables trésors !
Une plume superbe que la vôtre, Marc, et qui sait consoler divinement notre Âme !
Mes bien sincères compliments pour ce morceau de choix, comme bien amicalement,
Micheline.
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