Mon pays aujourd'hui

Un chant de rossignol sur la plaine endormie
Déchire le silence aux portes du matin
Le vieil archer s'épanche et l'ombre s'ennoblie
Déjà le foin coupé embaume l'air de juin
Pénètre d'or mon front, d'un souffle le caresse
Et je sens resplendir le frisson sur les blés
Alors rayonne en moi le sol de ma jeunesse
Et l'agreste ruisseau des merveilleux étés
Lentement goutte à goutte inonde ainsi mon aire
Je revois le clocher de mon humble terroir
Et la svelte hirondelle allègre messagère
Qui tourne avec lenteur dans le ciel bleu du soir
Et dans mon souvenir une aile parfumée
S'en va le jour bercer les chemins, les sous-bois
Et jette sur mes mots une braise dorée
Je l'aimerai toujours mon écrin d'autrefois
Avec humilité mais sans larmes amères
J'ai quitté mon terreau, mon jardin, mon vallon
Et j'ai posé mes pieds sur des terres sectaires
Loin des prés verdoyants où chante le grillon
Adieux les chers bosquets, les bois aux grandes herbes
Et la claire fontaine au centre de Bavans
Les campenottes d'or, les papillons superbes
Les collines en fleurs, les bœufs, les sommets blancs
Il faut bien l'avouer ainsi suis-je candide
Le taire serait vain, je souffre dans Paris
Mais mon présent est beau, je puis dire limpide
Et s'il faut parler franc je vis au Paradis
Mon pays désormais c'est le corps de ma fée
Son doux rayonnement ses dessous de satin
Sa douceur ineffable et sa peau enfiévrée
Quand le plaisir s'accroche au dais de son jardin
j'avoue avoir trouvé mon château en Espagne
Mon ciel est dans ses yeux j'y vois poindre le jour
Son buste merveilleux c'est mon mât de cocagne
D'un feu pareil au mien étincelle l'amour
Que dire de son ventre où foisonne la rose
Sinon qu'il est céleste au point de m'enchaîner
De tout ce que la grâce en mon âme dépose
Il enflamme sans fin mon être tout entier
Et bien souvent le soir sa tendresse paisible
D'une fièvre incroyable ensoleille mon cœur
Je vis en permanence un bonheur indicible
Ainsi tout s'attendrit quand paraît sa splendeur
J'aime tant son visage et je bénis sa terre
Mais j'adore surtout son parfum de lilas
Le timbre de sa voix intensément légère
Vivre sans son soleil je ne le conçois pas
Déchire le silence aux portes du matin
Le vieil archer s'épanche et l'ombre s'ennoblie
Déjà le foin coupé embaume l'air de juin
Pénètre d'or mon front, d'un souffle le caresse
Et je sens resplendir le frisson sur les blés
Alors rayonne en moi le sol de ma jeunesse
Et l'agreste ruisseau des merveilleux étés
Lentement goutte à goutte inonde ainsi mon aire
Je revois le clocher de mon humble terroir
Et la svelte hirondelle allègre messagère
Qui tourne avec lenteur dans le ciel bleu du soir
Et dans mon souvenir une aile parfumée
S'en va le jour bercer les chemins, les sous-bois
Et jette sur mes mots une braise dorée
Je l'aimerai toujours mon écrin d'autrefois
Avec humilité mais sans larmes amères
J'ai quitté mon terreau, mon jardin, mon vallon
Et j'ai posé mes pieds sur des terres sectaires
Loin des prés verdoyants où chante le grillon
Adieux les chers bosquets, les bois aux grandes herbes
Et la claire fontaine au centre de Bavans
Les campenottes d'or, les papillons superbes
Les collines en fleurs, les bœufs, les sommets blancs
Il faut bien l'avouer ainsi suis-je candide
Le taire serait vain, je souffre dans Paris
Mais mon présent est beau, je puis dire limpide
Et s'il faut parler franc je vis au Paradis
Mon pays désormais c'est le corps de ma fée
Son doux rayonnement ses dessous de satin
Sa douceur ineffable et sa peau enfiévrée
Quand le plaisir s'accroche au dais de son jardin
j'avoue avoir trouvé mon château en Espagne
Mon ciel est dans ses yeux j'y vois poindre le jour
Son buste merveilleux c'est mon mât de cocagne
D'un feu pareil au mien étincelle l'amour
Que dire de son ventre où foisonne la rose
Sinon qu'il est céleste au point de m'enchaîner
De tout ce que la grâce en mon âme dépose
Il enflamme sans fin mon être tout entier
Et bien souvent le soir sa tendresse paisible
D'une fièvre incroyable ensoleille mon cœur
Je vis en permanence un bonheur indicible
Ainsi tout s'attendrit quand paraît sa splendeur
J'aime tant son visage et je bénis sa terre
Mais j'adore surtout son parfum de lilas
Le timbre de sa voix intensément légère
Vivre sans son soleil je ne le conçois pas
4 commentaires
rivaudais · le mardi 21 mars 2017 à 16:07
Micheline 1940 · le mercredi 22 mars 2017 à 19:41
Merci Marc pour la vraie beauté de ce texte !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 22 mars 2017 à 19:47
Pardonnez-moi cette erreur , Marc ! Décidément j'y vois de moins en moins bien !!!
Amicalement,
Micheline.
jekarev · le mardi 28 mars 2017 à 17:08
La beauté du romantisme du semeur d’Amour, au plus profond de l’hiver jusqu’aux moissons… Voilà ce que tes vers nous laissent comme traces. Mais nous pouvons aussi découvrir ce que tu as bâtis, avec cœur et passion, pour la bergère de ton bonheur, aujourd’hui. Il ne vous reste plus qu’à marcher vers les étapes suivantes où sont posés pour l’éternité vos cœurs…
Jérôme
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