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J'ai peur

Le jeudi 6 avril 2017 à 12:12, posté par plumeflore · 341 lectures

Illustration du poème « J'ai peur »
J'ai peur qu'un tel amour comme aujourd'hui finisse
J'ai peur de perdre un jour le goût de tes baisers
La soif de ton plaisir, le miel de ton calice
J'ai peur de toi, de moi, des soirs envenimés,

Ainsi que du silence, aux carreaux de la chambre
Du feuillage trompeur, du zéphyr automnal
De la triste langueur que déverse novembre
Au spectacle ennuyeux de l'hiver infernal

Notre sainte tendresse est-elle âme immortelle
Saura-t-elle survivre aux caprices du temps
Quelque chose en nos cœurs palpite comme une aile
C'est le cri des beaux jours, le frisson du printemps

Il est là le bonheur à nous de le défendre
De le nourrir sans fin de l'aube jusque soir
D'alimenté la flamme et sans se laisser prendre
Par l'heure quotidienne ombrageant le bougeoir

Alors rêvons pour que se prolonge l'idylle
Gardons pour ciel de lit nos regards amoureux
Des vers pour nos serments sans langage futile
Pour mieux se souvenir des livres lumineux

Et dérouler le fil de la douceur exquise
Comme le vent au soir s'acoquine des fleurs
Dans les sous-bois ombreux que le soleil irise
Refusons les regrets qui ne soit pas des chœurs

Il suffit de si peu pour que l'être s'embrase
Une main, un sourire, un souffle parfumé
Une robe légère, une source qui jase
Aux travers d'un vallon bucolique, ombragé

Ne jamais s'endormir sans faire une caresse
Toute la vie est là j'en mesure le poids
Pour son autre soit même il faut de la finesse
Que ce torrent d'or pur arrive de nos doigts

Alors posons nos sens dans la même clairière
Dans le charme infini de nos duos fiévreux
Dans les draps pourpre et or de la sainte lumière
Avec pour rossignol nos soupirs vaporeux

Que le conflit, le mal objet de la tristesse
Ne triomphe jamais plus longtemps qu'un instant
Qu'importe si demain s'approche la faiblesse
Gardons toujours au cœur ce amour en suspend

1 commentaire

Micheline 1940 · le lundi 10 avril 2017 à 13:49

Bonjour Poète !
Votre texte est une splendeur, et vous prenez la plume pour conjurer le sort de si belle façon, que l'émotion étreint fort toute âme en âge d'aimer ! Ne vous torturez point par avance et pour un hypothétique coup du sort qui vous priverait de l'amour de Marie. Je sais qu'il peut paraître vain de vous écrire cela, mais croyez moi, je vous en supplie, ne perdez de temps dans des pensées morbides. Vous avez à cajoler et à entretenir cet Amour merveilleux qui vous habite, tous deux. Sans cette inquiétude, nous manquerions, il est vrai, les plus beaux de vos vers... Mais le Bonheur est là, prospérant, vigoureux. Ne vous faites chagrins, car ceux-ci amputeront largement vos temps idylliques, et comme moi, vous savez que l'on ne peut se permettre d'en perdre une miette ! Je ne veux ici vous faire de peine, mais au contraire, je chershe à vous enjoindre d'étreindre votre amour pour aimer au soleil sous le plus beau des Cieux. Avec la grâce de Dieu et sa bénédiction, mille ans, et plus d'éternité pour vous Deux !
Avec ma bien sincère amitié,
Micheline.

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