Il est des paysans dont je porte la croix

Si l'occident s'enflamme aux confins de la plaine
Un silence pesant se répand sur les champs
Ma jeunesse décline et pleure à la fontaine
Hélas, ils ne sont plus les jours de mon printemps
En suivant le chemin qui me mène à la ferme
Je traverse un pays tristement endormi
Et je surprends le glas d'un terroir qui se ferme
Le petit Franc-comtois vient retrouver son nid
Dans ce qui fut jadis, son jardin, sa ramure
Il est là devant moi au milieu des vergers
Ces pans de murs croulants envahis de verdure
M'évoque le bonheur des merveilleux étés
Après deux tours de clef, par la porte entrouverte
La pierre du foyer m'invite seul témoin
A remonter le temps d'un façon alerte
Vieux meubles familiers vous savez mon besoin
De revoir aujourd'hui ma maison maternelle
Cet asile de paix dans la douceur du soir
Fait renaitre en mon for le vol de l'hirondelle
Quand l'amour du travail détenait le pouvoir
Je suis ce voyageur qu'évoque le poète
Quand sonne l'angélus à l'heure des grillons
Je revois mes parents derrière la charrette
Et tous ces lieux si chers rutilants de moissons,
Ma grand-mère Mathilde heureuse de m'instruire
Ses histoires d'antan ressuscitaient les foins
Je comprends seulement son modeste sourire
Mon cœur s'enrichissait par l'amour de ses soins
Le charme du passé s'avance et m'émerveille
Au gré des souvenirs je retrouve en ce lieu
Tous ces instants bénis qu'une étoile ensoleille
Nul ne peut échapper au parfum de l'adieu
Comme le blé se courbe où la rose se fane
Mon regard est en larme et je sens sourde en moi
L'émouvante bonté de l'âme paysanne
Quand monte le chagrin le plus troublant qui soit
C'est là dans cette ferme à deux pas de l'église
Qu'il me plait de venir le frisson aux abois
Non loin de ces moissons caresser par la brise
Il est des paysans dont je porte la croix
https://youtu.be/5NO-XG124DU
Un silence pesant se répand sur les champs
Ma jeunesse décline et pleure à la fontaine
Hélas, ils ne sont plus les jours de mon printemps
En suivant le chemin qui me mène à la ferme
Je traverse un pays tristement endormi
Et je surprends le glas d'un terroir qui se ferme
Le petit Franc-comtois vient retrouver son nid
Dans ce qui fut jadis, son jardin, sa ramure
Il est là devant moi au milieu des vergers
Ces pans de murs croulants envahis de verdure
M'évoque le bonheur des merveilleux étés
Après deux tours de clef, par la porte entrouverte
La pierre du foyer m'invite seul témoin
A remonter le temps d'un façon alerte
Vieux meubles familiers vous savez mon besoin
De revoir aujourd'hui ma maison maternelle
Cet asile de paix dans la douceur du soir
Fait renaitre en mon for le vol de l'hirondelle
Quand l'amour du travail détenait le pouvoir
Je suis ce voyageur qu'évoque le poète
Quand sonne l'angélus à l'heure des grillons
Je revois mes parents derrière la charrette
Et tous ces lieux si chers rutilants de moissons,
Ma grand-mère Mathilde heureuse de m'instruire
Ses histoires d'antan ressuscitaient les foins
Je comprends seulement son modeste sourire
Mon cœur s'enrichissait par l'amour de ses soins
Le charme du passé s'avance et m'émerveille
Au gré des souvenirs je retrouve en ce lieu
Tous ces instants bénis qu'une étoile ensoleille
Nul ne peut échapper au parfum de l'adieu
Comme le blé se courbe où la rose se fane
Mon regard est en larme et je sens sourde en moi
L'émouvante bonté de l'âme paysanne
Quand monte le chagrin le plus troublant qui soit
C'est là dans cette ferme à deux pas de l'église
Qu'il me plait de venir le frisson aux abois
Non loin de ces moissons caresser par la brise
Il est des paysans dont je porte la croix
https://youtu.be/5NO-XG124DU
2 commentaires
Pierre · le mercredi 31 mai 2017 à 11:23
Immense Talent ! Ce sont les Jours
Heureux, c'est Notre Belle France que
vous décrivez !!! Amitiés , Pierre
Micheline 1940 · le vendredi 9 juin 2017 à 18:51
Merci pour ce cadeau de lecture, ami Marc, et bien amicalement,
Micheline.
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