L'urne aux souvenirs

Le livre de l'enfance est un vieux manuscrit
Qu'on aime feuilleté dans un coin solitaire
Sous les branches d'un chêne au seuil d'or de la nuit
Quand le soir ressuscite une ombre légendaire
Comme un grenier profond embellit par le temps
L'odeur des foins coupés embaume et s'éternise
Et pénètre le cœur, tel un souffle d'encens
Ce tenace baiser à chaque fois nous grise
L'extrait âgé du vin s'écoule plaisamment
On dirait que la vie enfin marque une pose
Que la source s'enivre et cet embrasement
Annonce le plaisir que procure la rose
Il fait bon contempler l'ineffable bonheur
Quand l'archet des grillons sur le vallon, brasille
A l'heure où la romance envahit notre cœur
Tout le passé renait sous la verte charmille
Et c'est au jour tombant que nous reviens jadis
La terre autour de nous devient éblouissante
Témoin de nos beaux jours voici les myosotis
Parmi les bois aimés, le rossignol rechante
On pense au banc d'école à tout ce qui n'est plus
L'on ressent le frisson annonçant l'hirondelle
Et tout ce couvre d'or au son de l'angélus
Voici donc revenir l'amour à tire d'aile
Au déclin du soleil se joint la volupté
Et la mélancolie étreint le paysage
un vent tiède caresse avec grâce le blé
Pour faire resplendir l'inaccessible image
Alors les humbles fleurs de ce passé défunt
Dans l'âme du vivant déposent de l'écume
Le clos abandonné retrouve son parfum
De l'urne aux souvenirs la flamme se consume
Qu'on aime feuilleté dans un coin solitaire
Sous les branches d'un chêne au seuil d'or de la nuit
Quand le soir ressuscite une ombre légendaire
Comme un grenier profond embellit par le temps
L'odeur des foins coupés embaume et s'éternise
Et pénètre le cœur, tel un souffle d'encens
Ce tenace baiser à chaque fois nous grise
L'extrait âgé du vin s'écoule plaisamment
On dirait que la vie enfin marque une pose
Que la source s'enivre et cet embrasement
Annonce le plaisir que procure la rose
Il fait bon contempler l'ineffable bonheur
Quand l'archet des grillons sur le vallon, brasille
A l'heure où la romance envahit notre cœur
Tout le passé renait sous la verte charmille
Et c'est au jour tombant que nous reviens jadis
La terre autour de nous devient éblouissante
Témoin de nos beaux jours voici les myosotis
Parmi les bois aimés, le rossignol rechante
On pense au banc d'école à tout ce qui n'est plus
L'on ressent le frisson annonçant l'hirondelle
Et tout ce couvre d'or au son de l'angélus
Voici donc revenir l'amour à tire d'aile
Au déclin du soleil se joint la volupté
Et la mélancolie étreint le paysage
un vent tiède caresse avec grâce le blé
Pour faire resplendir l'inaccessible image
Alors les humbles fleurs de ce passé défunt
Dans l'âme du vivant déposent de l'écume
Le clos abandonné retrouve son parfum
De l'urne aux souvenirs la flamme se consume
3 commentaires
Pierre · le mardi 18 juillet 2017 à 13:52
l 'Enfance et que j'ai lu avec grand plai
sir ! Amitiés Marc ! Pierre
domidom · le mardi 18 juillet 2017 à 21:40
Merci Marc pour ce superbe poème...
Bises, Domie
Micheline 1940 · le mercredi 19 juillet 2017 à 04:54
Merci cher Marc pour cette merveille de poème, qui m'a lavé le cœur, bien en tristesse aujourd'hui...
Bien à vous, comme aussi bien amicalement,
Micheline.
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