Bouquet de voluptés
Prés du bassin de marbre aux vasques séculaires
L'âme des choses pleure en souvenirs aimés
Et drape infiniment les sentiers solitaires
Que d'ombres, de parfums, de flots opalisés
Attendrissent mon cœur, d'un spleen incomparable
Le soleil qui s'éteint transperce les bois, d'or
Se répand sur les eaux, d'un geste inoubliable
La muse vient à moi par un divin accord
On dirait qu'un printemps où l'ombre d'une rose
Verse sur mon passé des versets enivrés
Essaim de rêves clairs où mon esprit se pose;
A l'exemple des fleurs au sein des blés dorés
De ce château perdu demeure de l'histoire
Le bonheur des instants; comme un grand livre ouvert
Il est un nom, le tien, que mon front aime boire
Sur l'onde que reflète aux pages de l'hiver
L'incomparable amour que tout rêveur courtise
Saisissant ma langueur aux dentelles du soir
Ta gondole ouvre en moi le pouvoir de Venise
Tandis que des frissons caressent le miroir
Oh, viens me visiter, femme voluptueuse
Avec ta tête d'ange au sourire ingénu
Princesse de légende à la grâce envouteuse
Qu'Eros aurait aimé d'un amour absolu
L'âme des choses pleure en souvenirs aimés
Et drape infiniment les sentiers solitaires
Que d'ombres, de parfums, de flots opalisés
Attendrissent mon cœur, d'un spleen incomparable
Le soleil qui s'éteint transperce les bois, d'or
Se répand sur les eaux, d'un geste inoubliable
La muse vient à moi par un divin accord
On dirait qu'un printemps où l'ombre d'une rose
Verse sur mon passé des versets enivrés
Essaim de rêves clairs où mon esprit se pose;
A l'exemple des fleurs au sein des blés dorés
De ce château perdu demeure de l'histoire
Le bonheur des instants; comme un grand livre ouvert
Il est un nom, le tien, que mon front aime boire
Sur l'onde que reflète aux pages de l'hiver
L'incomparable amour que tout rêveur courtise
Saisissant ma langueur aux dentelles du soir
Ta gondole ouvre en moi le pouvoir de Venise
Tandis que des frissons caressent le miroir
Oh, viens me visiter, femme voluptueuse
Avec ta tête d'ange au sourire ingénu
Princesse de légende à la grâce envouteuse
Qu'Eros aurait aimé d'un amour absolu
6 commentaires
Rêveuse · le mardi 28 novembre 2017 à 18:13
Un très bel écrit qui me laisse....rêveuse!!!
merci avec mes amitiés!
clairedeterre · le mardi 28 novembre 2017 à 18:29
Source intarissable d'amour intérieur dont s'enivre la création poétique.
Comme toujours...aussi beau.
Clairedeterre
[Un ou deux mots me paraissent trop pragmatiques pour ce poème:
...transport...qui m'évoque un peu la SNCF...sourire
...arrosent...j'aurais mis "embrument" le miroir]
Claireterre
clairedeterre · le mardi 28 novembre 2017 à 20:24
Loïc · le mardi 28 novembre 2017 à 21:06
Les thèmes te sont habituels et chers, mais voilà, de temps en temps, on accouche d'une quintessence !
(Notes : v2, "choses" ; à la fin "vienS me visiter")
Amitiés Marc !
http://www.mespoemes.net/cellox
taia · le mercredi 29 novembre 2017 à 14:44
La Gloire est née sans ailes ; il faut qu'elle emprunte celles des Muses quand elle veut s'envoler aux cieux."( depuis Chateubriant-Le Genie du christianisme-) Amitiés, taïa.
domidom · le mercredi 29 novembre 2017 à 22:38
Comme tu dois l'aimer pour que toujours tu trouves en elle cette muse qui habite ton cœur....
Tes mots sont un océan de tendresse et de délicatesse, quel bonheur d'être aimé ainsi....
Merci pour cette merveilleuse poésie...
Bisous, Domie...
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