Quand je reviens m'asseoir

Quand je reviens m'asseoir sous le vieux chêne aimé
A deux pas du Mont Bart d'où mon regard domine
Le manteau du feuillage élégamment fardé
J'accroche à ma chemise une rose aubépine
Pendant que l'hirondelle angélise les cieux
Que la source en secret dans le sous-bois fredonne
Un frisson ineffable épanche sur mes yeux
Ce invisible lien que ce pays me donne
Que j'aime au point du soir ce fragile bonheur
Quand le calme profond sur les êtres se pose
Et laisse errer l'éther sur le terroir rêveur
Mélangeant à jamais l'enfance avec la rose
Le jour à son déclin enflamme le couchant
Et sous l'ombre dolente en prêtant mieux l'oreille
Vers un buisson en fleurs, une aubade s'entend
Est-ce le rossignol? ce chant qui ensoleille
Combien de fois tout seul sur les chemins pailleux
Je promenais pensif ma douce nostalgie
A l'heure où l'angélus plaintif et savoureux
Fleurait l'amour d'antan pour la belle Ophélie
Si votre route un jour approche mon écrin
Du côté de Bavans; sur le tronc d'un vieux chêne
Vous pourrez lire encore un prénom féminin
D'un temps où mon idylle était de porcelaine
A deux pas du Mont Bart d'où mon regard domine
Le manteau du feuillage élégamment fardé
J'accroche à ma chemise une rose aubépine
Pendant que l'hirondelle angélise les cieux
Que la source en secret dans le sous-bois fredonne
Un frisson ineffable épanche sur mes yeux
Ce invisible lien que ce pays me donne
Que j'aime au point du soir ce fragile bonheur
Quand le calme profond sur les êtres se pose
Et laisse errer l'éther sur le terroir rêveur
Mélangeant à jamais l'enfance avec la rose
Le jour à son déclin enflamme le couchant
Et sous l'ombre dolente en prêtant mieux l'oreille
Vers un buisson en fleurs, une aubade s'entend
Est-ce le rossignol? ce chant qui ensoleille
Combien de fois tout seul sur les chemins pailleux
Je promenais pensif ma douce nostalgie
A l'heure où l'angélus plaintif et savoureux
Fleurait l'amour d'antan pour la belle Ophélie
Si votre route un jour approche mon écrin
Du côté de Bavans; sur le tronc d'un vieux chêne
Vous pourrez lire encore un prénom féminin
D'un temps où mon idylle était de porcelaine
3 commentaires
rainbow · le jeudi 29 mars 2018 à 18:25
printemps, belle comme une rose
d' Ispahan !!! Merci Marc !!! Amitiés ,
Pierre
Rêveuse · le jeudi 29 mars 2018 à 18:43
Une poésie qui se déguste dans le calme
c'est comme une respiration suspendue
à la beauté du soir!
Une référence à la "belle Ophélie"
qui me touche comme tout votre poème superbe!
merci avec mes amitiés
debbie · le vendredi 30 mars 2018 à 09:34
Belle journée
Amitié poétique
Debbie
http://www.mespoemes.net/debbie/
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