Au temps où mille fleurs

Face au logis d'antan, je suis vide et sans larme
Le bourdon de l'église aujourd'hui me désarme
Aux rêves envolés sous la neige des ans
Aux souvenirs perdus, à mes premiers printemps
Aux endroits familiers, s'oppose mon silence
Je sens mourir d'un coup le souffle qui encense
Témoin de mon passé le cher pays natal
Ceint de nimbes fardés tel l'antique fanal
Ravive le flambeau de mes jeunes années
Auprès du blanc portail sous les vertes feuillées
Je songe au temps lointain de l'école d'antan
Au bouquet d'un gamin pour sa douce maman
Au temps où mille fleurs remplissaient les corbeilles
Que roucoulait la cour comme un essaim d'abeilles
Quand venant de l'étable un meuglement heureux
Annonçait la naissance au paysan nerveux
Après le dur labeur au soir dans le village
Sous la tonnelle en fleurs écouter le ramage
D'un peuple de moineaux, d'émouvants martinets
Etait un vrai bonheur parmi tous les attraits
Est-ce un ruisseau qui pleure au sous-bois chimérique
Caressant l'or du foin ou le charme authentique
Si cher à mon regard des champs que l'été moud
Qui fait revivre en moi les appels du coucou
Que j'aime revenir près de la moisson blonde
Tout comme l'hirondelle une force m'incombe
On a besoin toujours, d'eau vive dans son coeur,
Du clocher solennel, du vieux toit protecteur
Le bourdon de l'église aujourd'hui me désarme
Aux rêves envolés sous la neige des ans
Aux souvenirs perdus, à mes premiers printemps
Aux endroits familiers, s'oppose mon silence
Je sens mourir d'un coup le souffle qui encense
Témoin de mon passé le cher pays natal
Ceint de nimbes fardés tel l'antique fanal
Ravive le flambeau de mes jeunes années
Auprès du blanc portail sous les vertes feuillées
Je songe au temps lointain de l'école d'antan
Au bouquet d'un gamin pour sa douce maman
Au temps où mille fleurs remplissaient les corbeilles
Que roucoulait la cour comme un essaim d'abeilles
Quand venant de l'étable un meuglement heureux
Annonçait la naissance au paysan nerveux
Après le dur labeur au soir dans le village
Sous la tonnelle en fleurs écouter le ramage
D'un peuple de moineaux, d'émouvants martinets
Etait un vrai bonheur parmi tous les attraits
Est-ce un ruisseau qui pleure au sous-bois chimérique
Caressant l'or du foin ou le charme authentique
Si cher à mon regard des champs que l'été moud
Qui fait revivre en moi les appels du coucou
Que j'aime revenir près de la moisson blonde
Tout comme l'hirondelle une force m'incombe
On a besoin toujours, d'eau vive dans son coeur,
Du clocher solennel, du vieux toit protecteur
Enfance Le temps qui passe Nature
4 commentaires
Susan* Coquelicot * · le jeudi 7 juin 2018 à 06:45
En lisant vos jolis vers, j’ai revu mon enfance, celle où durant quelques années, j’ai vécu lorsque j’avais 3 ans chez des fermiers et où je suis allée à l’école pour la première fois …
Puis à sept ans, je suis revenue vivre à Paris et heureusement je retournais me ressourcer dans ce charmant petit village, lors de toutes les vacances scolaires !
Merci Marc pour cette jolie poésie qui m’a émue !
J’ai adoré vous lire ce matin, vos mots ont été un grand moment de bonheur et d’émotion !
Passez une belle journée Marc, merci encore !
Amitiés.
Susan
Rêveuse · le jeudi 7 juin 2018 à 07:21
Quelle harmonie se dégage de vos vers!!!
Un doux retour "aux sources"
qui vous porte un rien de mélancolie
mais vous ressource!
Merci pour ce très bel écrit avec mon amitié
debbie · le jeudi 7 juin 2018 à 08:50
Belle journée
Debbie
henridurtal · le jeudi 7 juin 2018 à 11:17
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